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VIH Casablanca 2010

Diversité des homo-bisexualités au Sénégal et exposition au VIH

mercredi 31 mars 2010
Mis à jour le lundi 30 janvier 2012

Présentation réalisée à la 5e Conférence Francophone sur le VIH/Sida.

Auteurs

Joseph Larmarange, Annabel Desgrées du Loû, Catherine Enel, Abdoulaye S. Wade pour le groupe ELIHoS

Résumé

Objet

Les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) constituent en Afrique une population vulnérable encore trop peu étudiée (prévalence du VIH de 22 % au Sénégal). La bisexualité dans l’année est élevée (>70 %). Une catégorisation binaire homosexuels/bisexuels est de fait inadaptée pour traduire la diversité des situations et des comportements.

Méthodes

Une enquête socio-comportementale a été menée en 2007 auprès de 501 HSH sénégalais recrutés par la méthode « boules de neige ». La bisexualité est appréhendée au travers du pôle d’activité sexuelle des enquêtés, déterminé à partir du sexe des partenaires sexuels (homosexuel ou bisexuel dans l’année) et des partenaires déclarés réguliers au moment de l’enquête (hommes, femmes, les deux, sans), soit six combinaisons de ces deux variables. Le pôle d’activité sexuelle est croisé avec différents indicateurs épidémiologiques et socio-comportementaux.

Résultats obtenus

Les profils sociodémographiques (âge, site, instruction, activité, membres d’association) des enquêtés sont similaires sur les différents pôles. On constate deux pôles opposés : les homosexuels exclusifs dans l’année et les bisexuels n’ayant que des partenaires régulières femmes. Les premiers ont commencé leur sexualité avec un homme plus jeune (15,4 ans versus 18,6). Ils ont eu, en moyenne, plus de partenaires sexuels masculins (15,1 vs 6,6) et, pour les 53 % bisexuels sur la vie, moins de partenaires féminines (2,1 vs 5,5). Ils sont plus infectés par le VIH (29,0 vs 9,8 %). L’utilisation d’un préservatif n’est pas liée au pôle d’activité sexuel. Les homosexuels pratiquent plus la sodomie réceptive qu’insertive (inverse observé pour les bisexuels ayant une partenaire régulière femme), d’où une vulnérabilité accrue au VIH. La fréquence des rapports sur le mois dépend, quant à elle, du fait d’avoir un ou plusieurs partenaires réguliers du sexe considéré.

Conclusion

Les pôles d’activité sexuelle présentent des profils comportementaux contrastés qui doivent être pris en compte par les programmes de prévention HSH. Les différences d’exposition au VIH ne découlent pas d’un recours différencié au préservatif mais sont fonction de la fréquence des rapports, des pratiques (insertives/réceptives) et de réseaux sexuels différents.

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