Bibliographie

2023


  • Alter George, Gregory Arofan, Mceachern Steven, Bell Darren S., Burke Derek, Chen Robert, Cardacino Alessio, Chaya Nada, Barraclough David, Brownlee Rowan, Emery Tom, Gerland Patrick, Giudici Cristina, Gozalov Abdulla, Greising Edgardo, Ionescu Sanda, Jääskeläinen Taina, Kanjala Chifundo, Kantorova Vladimira, Larmarange Joseph, Lattes Pablo, Lyle Jared, Magnuson Diana, Meinhart Melissa, Mishra Santosh Kumar, Silva Romesh, Spoorenberg Thomas, Ueffing Philipp et Winkler Jay (2023) FAIR Vocabularies in Population Research: report of the IUSSP-CODATA Working Group on FAIR Vocabularies, Report, IUSSP ; CODATA. https://hal.science/hal-04096418.
    Résumé : This report describes the role of controlled vocabularies in the documentation and dissemination of demographic data in the light of the FAIR principles that all data should be “Findable, Accessible, Interoperable, and Reusable” by both humans and machines (Wilkinson et al., 2016). Population research is an empirically focused field with a long tradition of widely shared, easily accessible, data collections. The FAIR Principles point to ways that this tradition can be enhanced by taking advantage of emerging standards and technologies. Our work builds on the “Ten Simple Rules for making a vocabulary FAIR” (Cox et al., 2021), prepared by a group formed at a workshop convened by CODATA and DDI to describe how a FAIR vocabulary will work with international standards for documenting and sharing social science data. Controlled vocabularies play a central role in data sharing by associating data with concepts and by defining which categories or codes may be applied. FAIR vocabularies specify globally accessible persistent identifiers to distinguish data items that are the same from those that are different. Consider the most basic variable in demographic analysis: age. The Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) has a list of 643 age categories, while the UN Population Division copes with more than 1100 age groups. If the meanings of variables in a dataset are only available through human-readable documentation, like a pdf, harmonizing data from two providers will remain a tedious manual process. However, if the age categories are linked to persistent identifiers in machine actionable metadata, software can be programmed to harmonize age groupings. If these operations are performed across dozens of variables in hundreds of data sources, enormous amounts of human time will be saved. Construction of the infrastructure for FAIR data has begun. Demographic concepts are already included in vocabularies developed by other disciplines, like medicine, with definitions that conflict with usage in population research. Therefore, there is a need for a FAIR vocabulary of demographic concepts endorsed by an authoritative institution in the field of population science. IUSSP has a long history of working with the UN and other agencies to define demographic concepts (International Union for the Scientific Study of Population, 1954; Vincent, 1953). Those efforts currently exist in electronic forms (Demopædia and Demovoc) that provide a base for a multilingual FAIR Vocabulary of Demography. We argue that a FAIR Vocabulary of Demography will have important benefits for the population research community represented by IUSSP, and we conclude with recommendations for IUSSP and other important organizations. In addition to summarizing the activities of the Working Group, this report is intended to serve as an introduction to the standards and infrastructure used to share social science data. Most demographers have never heard of URIs, SDMX, or DDI, even though they use services from the UN, ILO, OECD, CESSDA, IPUMS, and other organizations that depend on these standards. Understanding key features of the international data infrastructure will help IUSSP leadership to influence its development.


  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Boye Sokhna, Maheu-Giroux Mathieu, Rouveau Nicolas, Vautier Anthony, Camara Cheick Sidi, Kouadio Brou Alexis, Sow Souleymane, Doumenc-Aidara Clémence, Gueye Papa Alioune, Geoffroy Olivier, Kamemba Odé Kanku, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Keita Abdelaye, Larmarange Joseph et for the ATLAS team (2023) « “I take it and give it to my partners who will give it to their partners”: Secondary distribution of HIV self-tests by key populations in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal », BMC Infectious Diseases, 22 (1) (mai 24), p. 970. DOI : 10.1186/s12879-023-08319-4. https://doi.org/10.1186/s12879-023-08319-4.
    Résumé : HIV epidemics in Western and Central Africa (WCA) remain concentrated among key populations, who are often unaware of their status. HIV self-testing (HIVST) and its secondary distribution among key populations, and their partners and relatives, could reduce gaps in diagnosis coverage.
    Mots-clés : ATLAS, HIVST, Key population, Secondary distribution, West and Central Africa.

  • Larmarange Joseph (2023) « Recherche interventionnelle : transformer des innovations efficaces en interventions efficientes » (communication orale), présenté à Journées scientifiques 2023 de l'ANRS | Maladies infectieuses émergentes, Paris. https://hal.ird.fr/ird-04039578.

  • Larmarange Joseph (2023) « PrEP injectable dans les pays à ressources limitées, promesses et défis », Vih.org, avril 26. https://vih.org/20230426/prep-injectable-dans-les-pays-a-ressources-limitees-une-modelisation-prometteuse/.
    Résumé : Une étude de modélisation publiée fin 2022 tente de répondre, pour le cas sud-africain, à deux questions: quels seraient les impacts de santé publique d’un programme de PrEP injectable par rapport à un programme de PrEP orale ? à quel coût de la PrEP injectable celle-ci serait-elle plus coût-efficace que la PrEP orale ?

  • Larmarange Joseph (2023) PrevR: Estimating Regional Trends of a Prevalence from a DHS and Similar Surveys, version 5.0.0. https://cran.r-project.org/web/packages/prevR/index.html.
    Résumé : Spatial estimation of a prevalence surface or a relative risks surface, using data from a Demographic and Health Survey (DHS) or an analog survey, see Larmarange et al. (2011) <doi:10.4000/cybergeo.24606>.
    Mots-clés : OfficialStatistics.

  • Larmarange Joseph, Fotso Arlette Simo, Yabo Yao, Dahourou Désiré Lucien, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Sondo Apoline, Valentin Louis, Altmann Mathias et Bekelynck Anne (2023) « Réalisation d’une enquête téléphonique répétée auprès de médecins burkinabés en contexte Covid : retour d’expérience de l’enquête CAP-CoV-BF » (communication orale), présenté à 12e Colloque Francophone sur les Sondages. https://hal.ird.fr/ird-04043479.
    Résumé : Introduction. Les médecins, premières personnes exposées et victimes des épidémies, sont au cœur des dispositifs de riposte à l’épidémie de Covid-19. Au printemps 2020, au cœur de la première vague épidémique, il est apparu essentiel de pouvoir documenter les connaissances, attitudes et pratiques (CAP) de ces maillons essentiels de la lutte contre la Covid-19 au Burkina Faso. Leur compréhension de la maladie, l’impact de la maladie sur leurs pratiques professionnelles, leur accès au matériel de protection, etc. sont autant d’aspects qui peuvent impacter directement la santé publique, nécessitant des prises de mesures par les autorités nationales. L’objectif principal de cette étude était de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Méthode. L’enquête CAP-CoV-BF a pu être financée dans le cadre du programme Aphro-CoV financé par l’Agence Française le Développement et mis en œuvre par le consortium REACTing. Le protocole de l’enquête a été développé en mai et juin 2020 et soumis au Comité d’Éthique pour la recherche en santé du Burkina Faso en juin 2020. L’enquête a été approuvée fin août. L’enquête CAP-CoV-BF est une série de trois vagues d’enquêtes quantitatives transversales (échantillons indépendants) par téléphone réalisée auprès d’un échantillon représentatif d’environ 200 médecins sur l’ensemble du territoire burkinabè. Les trois vagues ont été réalisées à différents stades de l’épidémie burkinabé : (i) alors que le nombre de cas était relativement peu important et plutôt stable en septembre 2020 ; (ii) début décembre 2020 alors que le pays faisait face au début d’un nouveau pic épidémique ; (iii) fin février 2021 à la fin de la vague épidémique ayant démarré en décembre 2020. La base d’échantillonnage était l’annuaire de l’ordre national des médecins du Burkina Faso (3548 médecins enregistrés). Résultats. Avant chaque vague d’enquête, 750 médecins étaient tirés au sort et recevaient un SMS de préannonce de l’enquête. Ils avaient la possibilité à cette étape de répondre au SMS pour refuser d’être appelé (vague 1 : 0 refus, vague 2 : 7, vague 3 : 9). L’envoi du SMS permettait également de vérifier si les numéros étaient toujours valides. Parmi les numéros valides et sans refus, un second échantillonnage était effectué. Chaque numéro de téléphone mis en production était rappelé au moins 5 fois (5 jours à des horaires différents) avant d’être considéré comme injoignable. Les refus de participer après décrochage sont restés relativement limités (respectivement 23, 5 et 10). Au final, 166 questionnaires ont été complété en 15 jours de collecte lors de la première enquête, 190 questionnaires en 13 jours pour la seconde et 203 questionnaires en 13 jours pour la troisième. Conclusion. Le dispositif d’enquête a permis de réaliser en des temps courts et avec un budget limité une enquête nationale et représentative des médecins au Burkina Faso. La passation par téléphone a permis à la fois de couvrir l’ensemble du territoire national tout en respectant les procédures de distanciations en vigueur.


  • Plazy Mélanie, Diallo Adama, Hlabisa Thabile, Okesola Nonhlanhla, Iwuji Collins, Herbst Kobus, Boyer Sylvie, Lert France, McGrath Nuala, Pillay Deenan, Dabis François, Larmarange Joseph, Orne-Gliemann Joanna et for the ANRS TasP Study Group (2023) « Implementation and effectiveness of a linkage to HIV care intervention in rural South Africa (ANRS 12249 TasP trial) », PLOS ONE, 18 (1) (janvier 20), p. e0280479. DOI : 10.1371/journal.pone.0280479. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0280479.
    Résumé : Background Timely linkage to care and ART initiation is critical to decrease the risks of HIV-related morbidity, mortality and HIV transmission, but is often challenging. We report on the implementation and effectiveness of a linkage-to-care intervention in rural KwaZulu-Natal, South Africa. Methods In the ANRS 12249 TasP trial on Universal Testing and Treatment (UTT) implemented between 2012–2016, resident individuals ≥16 years were offered home-based HIV testing every six months. Those ascertained to be HIV-positive were referred to trial clinics. Starting May 2013, a linkage-to-care intervention was implemented in both trial arms, consisting of tracking through phone calls and/or home visits to “re-refer” people who had not linked to care to trial clinics within three months of the first home-based referral. Fidelity in implementing the planned intervention was described using Kaplan-Meier estimation to compute conditional probabilities of being tracked and of being re-referred by the linkage-to-care team. Effect of the intervention on time to linkage-to-care was analysed using a Cox regression model censored for death, migration, and end of data follow-up. Results Among the 2,837 individuals (73.7% female) included in the analysis, 904 (32%) were tracked at least once, and 573 of them (63.4%) were re-referred. Probabilities of being re-referred was 17% within six months of first referral and 31% within twelve months. Compared to individuals not re-referred by the intervention, linkage-to-care was significantly higher among those with at least one re-referral through phone call (adjusted hazard ratio [aHR] = 1.82; 95% confidence interval [95% CI] = 1.47–2.25), and among those with re-referral through both phone call and home visit (aHR = 3.94; 95% CI = 2.07–7.48). Conclusions Phone calls and home visits following HIV testing were challenging to implement, but appeared effective in improving linkage-to-care amongst those receiving the intervention. Such patient-centred strategies should be part of UTT programs to achieve the UNAIDS 95-95-95 targets.
    Mots-clés : Antiretroviral therapy, Educational attainment, HIV, HIV diagnosis and management, HIV epidemiology, Schools, Viral load, Virus testing.

2022



  • Ante-Testard Pearl Anne, Hamidouche Mohamed, Apouey Bénédicte, Baggaley Rachel, Larmarange Joseph, Benmarhnia Tarik, Temime Laura et Jean Kévin (2022) « Understanding the pathways leading to socioeconomic inequalities in HIV testing uptake in 18 sub-Saharan African countries », AIDS, 36 (12) (octobre 1), p. 1707–1716. DOI : 10.1097/QAD.0000000000003316. https://journals.lww.com/aidsonline/Fulltext/2022/10010/Understanding_the_pathways_leading_to.11.aspx.
    Résumé : Objective:  To better understand the different pathways linking socioeconomic position and HIV testing uptake in 18 sub-Saharan African countries. Design:  We used cross-sectional population-based surveys between 2010 and 2018. Methods:  Using a potential outcomes framework and the product method, we decomposed the total effect linking wealth and recent (<12 months) HIV testing into direct effects, and indirect effects, via internal (related to individual's ability to perceive need for and to seek care) or external (ability to reach, pay for and engage in healthcare) mediators to calculate the proportion mediated (PM) by each mediator. Results:  High levels of inequalities were observed in nine and 15 countries among women and men, respectively. The mediator indirect effect varied greatly across countries. The PM tended to be higher for internal than for external mediators. For instance, among women, HIV-related knowledge was estimated to mediate up to 12.1% of inequalities in Côte d’Ivoire; and up to 31.5% for positive attitudes towards people with HIV (PWH) in Senegal. For the four external mediators, the PM was systematically below 7%. Similar findings were found when repeating analyses on men for the internal mediators, with higher PM by attitudes towards PWH (up to 39.9% in Senegal). Conclusions:  Our findings suggest that wealth-related inequalities in HIV testing may be mediated by internal more than external characteristics, with important variability across countries. Overall, the important heterogeneities in the pathways of wealth-related inequalities in HIV testing illustrate that addressing inequalities requires tailored efforts and upstream interventions.


  • Baisley Kathy, Orne-Gliemann Joanna, Larmarange Joseph, Plazy Melanie, Collier Dami, Dreyer Jaco, Mngomezulu Thobeka, Herbst Kobus, Hanekom Willem, Dabis Francois, Siedner Mark J. et Iwuji Collins (2022) « Early HIV treatment and survival over six years of observation in the ANRS 12249 Treatment as Prevention Trial », HIV Medicine, 23 (8) (février 26), p. 922-928. DOI : 10.1111/hiv.13263. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/hiv.13263.
    Résumé : Objectives Population-based universal test and treat (UTT) trials have shown an impact on population-level virological suppression. We followed the ANRS 12249 TasP trial population for 6 years to determine whether the intervention had longer-term survival benefits. Methods The TasP trial was a cluster-randomized trial in South Africa from 2012 to 2016. All households were offered 6-monthly home-based HIV testing. Immediate antiretroviral therapy (ART) was offered through trial clinics to all people living with HIV (PLHIV) in intervention clusters and according to national guidelines in control clusters. After the trial, individuals attending the trial clinics were transferred to the public ART programme. Deaths were ascertained through annual demographic surveillance. Random-effects Poisson regression was used to estimate the effect of trial arm on mortality among (i) all PLHIV; (ii) PLHIV aware of their status and not on ART at trial entry; and (iii) PHLIV who started ART during the trial. Results Mortality rates among PLHIV were 9.3/1000 and 10.4/1000 person-years in the control and intervention arms, respectively. There was no evidence that the intervention decreased mortality among all PLHIV [adjusted rate ratio (aRR) = 1.10, 95% confidence interval (CI) = 0.85–1.43, p = 0.46] or among PLHIV who were aware of their status but not on ART. Among individuals who initiated ART, the intervention decreased mortality during the trial (aRR = 0.49, 95% CI = 0.28–0.85, p = 0.01), but not after the trial ended. Conclusions The ‘treat all’ strategy reduced mortality among individuals who started ART but not among all PLHIV. To achieve maximum benefit of immediate ART, barriers to ART uptake and retention in care need to be addressed.
    Mots-clés : HIV, immediate antiretroviral therapy, mortality, South Africa, test and treat.
  • Becquet Valentine, Biligha Pierrette, Plazy Mélanie, Nouaman Marcellin, Coffie Patrick, Agoua Aline, Zebago Clémence, Zonhoulou Dao Hervé, Eholie Serge, Larmarange Joseph and ANRS 12381 PRINCESSE study team (2022) “« La saleté n’a qu’à descendre » : rapport au corps et expériences vécues par les travailleuses du sexe en Côte d’Ivoire (projets ANRS 12361 PrEP-CI et ANRS 12381 PRINCESSE)” (communication orale #CO16.4), presented at the AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Analyser le rapport au corps de travailleuses du sexe (TS) enquêtées en Côte d’Ivoire dans la région de San Pedro. Leurs représentations d’un corps situé à la frontière des sphères intime et professionnelle peut éclairer leurs perceptions et l’acceptabilité des services de santé qui leur sont proposés. Matériels et Méthodes Des entretiens qualitatifs ont été réalisés, au sein de l’étude transversale PrEP-CI et du projet PRINCESSE qui a suivi (cohorte interventionnelle mono-bras avec offre élargie en santé sexuelle et reproductive, dont PrEP), en 3 vagues (2016, 2019, 2021) auprès de 100 TS, complétés par des observations de terrain sur sites. Résultats La notion de circulation des fluides et son importance dans le maintien d’un "équilibre" émergent des entretiens. Certaines TS expriment la crainte que les interventions de santé, et en particulier les prises de sang, puissent affaiblir le corps, induire de la "fatigue", notamment si cela n’est pas contrebalancé par l’ingestion de substances énergétiques, comme des boissons sucrées. Le nombre élevé de tubes de prélèvements sanguins et l’absence de collation (jusque mi 2021) sont mentionnés comme des freins à l’engagement dans les soins. La notion de circulation renvoie également à l’expulsion de la "saleté", comme sont souvent définis le sperme ou les règles. Lors d’une rupture de préservatif, il n’est pas rare que les TS se "purgent" en nettoyant leur corps par l’ingestion de cola ou des lavements, ce qu’elles perçoivent comme plus efficace que la prise de comprimés (traitement IST ou post-exposition VIH, pilule du lendemain), qui reste exceptionnelle. Les TS sont souvent réticentes à utiliser les injections ou les implants contraceptifs, car les règles risquent de "rester" plutôt que de "descendre" et d’être évacuées. À l’inverse, il s’agit parfois de bloquer la circulation des fluides. Les TS interrogées se "préservent" en utilisant des préservatifs avec leurs clients. Les rapports tarifés sans préservatif relèvent de l’exception, avec des clients réguliers ou à des tarifs bien plus élevés. Sa non-utilisation avec leur partenaire régulier permet de différencier relation personnelle et professionnelle. Par ailleurs, la circulation des menstrues peut être temporairement suspendue, par du coton ou de la glace, le temps du travail. La PrEP, médicament que l’on prend sans être malade, apparaît pour certaines comme "fatigante" et "inutile", avec le risque de causer un déséquilibre dans un corps bien portant, bien qu’elle empêche la maladie de "rentrer dans le corps". Conclusion Ces analyses, qui seront complétées début 2022 avec une enquête spécifique, montrent que les TS ont une approche de leur santé et du soin de soi qui n’est pas forcément celle pensée par l’équipe du projet. Le rapport au corps des TS éclaire les réticences qu’elles peuvent exprimer quant aux différentes offres de santé, pas toujours perçues comme adaptées, et explique en partie les freins à l’entrée et au maintien dans les soins, confirmés par les données quantitatives.
  • Bekelynck Anne, Coffie Patrick, Djaha Joël, Inghels Maxime, Larmarange Joseph, Menan Gérard, Msellati Philippe et Séri Benjamin (2022) Retards dans le dépistage de l'hépatite B des femmes enceintes : il est urgent d'agir !, Note de politique PAC-CI (4), Abidjan : PAC-CI, 2 p.
  • Bekelynck Anne, Inghels Maxime et Larmarange Joseph (2022) Dépistage communautaire et dépistage tout public : des offres complémentaires pour toucher tous les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH), Note de politique PAC-CI (1), Abidjan : PAC-CI, 2 p.
  • Bitty-Anderson Alexandra, Guié Annick, Kanga Eulalie, Nouaman Marcellin et Larmarange Joseph (2022) La PrEP seule ne suffit pas : elle doit être accompagnée d’une offre de soins globale, Note de politique PAC-CI (2), Abidjan : PAC-CI, 2 p.


  • Bousmah Marwân-al-Qays, Iwuji Collins, Okesola Nonhlanhla, Orne-Gliemann Joanna, Pillay Deenan, Dabis François, Larmarange Joseph et Boyer Sylvie (2022) « Costs and economies of scale in repeated home-based HIV counselling and testing: Evidence from the ANRS 12249 treatment as prevention trial in South Africa », Social Science & Medicine, 305 (juillet 1), p. 115068. DOI : 10.1016/j.socscimed.2022.115068. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0277953622003744.
    Résumé : Universal HIV testing is now recommended in generalised HIV epidemic settings. Although home-based HIV counselling and testing (HB-HCT) has been shown to be effective in achieving high levels of HIV status awareness, little is still known about the cost implications of universal and repeated HB-HCT. We estimated the costs of repeated HB-HCT and the scale economies that can be obtained when increasing the population coverage of the intervention. We used primary data from the ANRS 12249 Treatment as Prevention (TasP) trial in rural South Africa (2012–2016), whose testing component included six-monthly repeated HB-HCT. We relied on the dynamic system generalised method of moments (GMM) approach to produce unbiased short- and long-run estimates of economies of scale, using the number of contacts made by HIV counsellors for HB-HCT as the scale variable. We also estimated the mediating effect of the contact quality – measured as the proportion of HIV tests performed among all contacts eligible for an HIV test – on scale economies. The mean cost (standard deviation) of universal and repeated HB-HCT was $24.2 (13.7) per contact, $1694.3 (1527.8) per new HIV diagnosis, and $269.2 (279.0) per appropriate referral to HIV care. The GMM estimations revealed the presence of economies of scale, with a 1% increase in the number of contacts for HB-HCT leading to a 0.27% decrease in the mean cost. Our results also suggested a significant long-run relationship between mean cost and scale, with a 1% increase in the scale leading to a 0.36% decrease in mean cost in the long run. Overall, we showed that significant cost savings can be made from increasing population coverage. Nevertheless, there is a risk that this gain is made at the expense of quality: the higher the quality of HB-HCT activities, the lower the economies of scale.
    Mots-clés : AIDS/HIV, Clinical trials, Cost of care, Economies of scale, Interventions, Prevention, South Africa.

  • Boye Sokhna, Bouaré Seydou, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Simo Fotso Arlette, d'Elbée Marc, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Vautier Anthony, Breton Guillaume, Keita Abdelaye, Bekelynck Anne, Desclaux Alice, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès et pour l'équipe ATLAS (2022) Défis de la distribution des autotests VIH pour le dépistage des cas index lorsque le partage du statut VIH est faible : résultats préliminaires d'une étude qualitative à Bamako (Mali) dans le cadre du projet ATLAS, Working Papers du CEPED (53), Paris : Ceped, 21 p. https://www.ceped.org/wp.
    Résumé : Ce working paper est une traduction en français de l’article suivant : Boye S, Bouaré S, Ky-Zerbo O, Rouveau N, Simo Fotso A, d’Elbée M, Silhol R, Maheu-Giroux M, Vautier A, Breton G, Keita A, Beke-lynck A, Desclaux A, Larmarange J and Pourette D (2021) Challenges of HIV Self-Test Distribution for Index Testing When HIV Status Disclosure Is Low : Preliminary Results of a Qualitative Study in Bamako (Mali) as Part of the ATLAS Project. Front. Public Health 9:653543. https://doi.org/10.3389/fpubh.2021.653543
  • Boye Sokhna, Kouadio Alexis Brou, Vautier Anthony, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Kouvahe Amélé Florence, Maheu-Giroux Mathieu, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès et équipe ATLAS (2022) « L’introduction de l’autodépistage du VIH dans les consultations des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) peut-elle améliorer l’accès au dépistage des patients IST et leurs partenaires ? Une étude qualitative exploratoire du projet ATLAS à Abidjan/Côte d’Ivoire » (poster #PV340), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Dans le cadre de son projet d’introduction de l’auto dépistage du VIH (ADVIH), le programme ATLAS a initié une étude pour documenter les modalités de dispensation des kits d’ADVIH aux patient.e.s présentant une Infection Sexuellement Transmissible (IST) et leurs partenaires à Abidjan/Côte d’Ivoire. Matériels et Méthodes Une enquête qualitative a été réalisée entre mars et août 2021 dans trois services dispensant des ADVIH auprès des patient.e.s IST: (1) consultation prénatale (CPN) ; (2) consultation générale incluant IST et (3) dispensaire IST dédié. Les données ont été collectées par (i) des observations de consultations médicales de patient·e·s IST (N=98) et (ii) des entretiens auprès de soignants impliqués dans la dispensation des kits d’ADVIH (N=18), de patient.e.s ayant reçu des kits ADVIH à proposer à leurs partenaires (N=21) et de partenaires de patientes IST ayant réalisé l’ADVIH (N=2). Résultats Les trois services présentent des différences d’organisation du circuit du patient et des modalités de dispensation des kits d’ADVIH. En CPN, le dépistage du VIH est proposé systématiquement à toute femme enceinte lors de la première consultation. Lorsqu’une IST est diagnostiquée, un ADVIH est proposé presque systématiquement pour le partenaire (N=27/29). En consultation générale, il y a eu peu de propositions de dépistage et d’ADVIH aux patient.e.s IST et pour leurs partenaires (N=3/16). Malgré l’existence d’une délégation des tâches du dépistage et l’offre d’ADVIH, il n’y a pas de routinisation du dépistage dans ce service. Au dispensaire IST, le circuit du patient est mieux défini : diffusion de la vidéo ADVIH en salle d’attente, consultation des patient.e.s et référencement aux infirmières pour le dépistage avec proposition fréquente de kits d’ADVIH aux patient.e.s IST pour leurs partenaires (N=28/53). De manière générale, l’ADVIH est accepté lorsqu’il est proposé. Mais, la proposition de l’ADVIH aux partenaires n’est pas toujours facile, surtout pour les femmes : difficultés à aborder la question du VIH avec le conjoint, relation de couple « fragile ». Les soignants en général ont une perception positive des ADVIH, mais, ils soulignent le caractère chronophage de la dispensation des ADVIH et souhaitent une meilleure organisation : délégation des tâches (CPN). Conclusion L’organisation des consultations est déterminante : les contraintes structurelles (organisation du service, délégation des tâches) influent sur la proposition d’un dépistage VIH et l’ADVIH ne suffit pas à les lever. La proposition par les soignants d’un ADVIH pour les partenaires nécessite du temps et un accompagnement des patients.e.s. La proposition est plus systématique quand le dépistage est « routinisé » et concerne tous les patient.e.s. Quand l’ADVIH est proposé, il est en général accepté. Si l’ADVIH constitue une opportunité d’améliorer l’accès au dépistage des patient.e.s et de leurs partenaires, une intégration réussie implique d’améliorer l’organisation des services et de promouvoir la délégation des tâches.


  • Broqua Christophe et Larmarange Joseph (2022) « Seriously accounting for local categories: Gendered sexual orientation among “men who have sex with men” in Côte d’Ivoire », SocArXiv. DOI : 10.31235/osf.io/xmfpn. https://osf.io/preprints/socarxiv/xmfpn/.
    Résumé : In most African countries, a significant proportion of “men who have sex with men” (MSM) are divided according to a spectrum of sex-role stereotypes, with some identifying themselves as more feminine and others as more masculine. These gendered roles correspond to local categories and specific terms that are rarely considered by quantitative surveys. In a telephone-based survey conducted in 2018 and 2019 among 518 MSM in Côte d’Ivoire that included several questions on sexual orientation and gender identities, we seriously accounted for local categories by investigating what we call “gendered sexual orientation” within the local identities of woubi and yossi. According to their official definitions, woubis are often associated with a female gender role and a receptive sexual role, and yossis are typically associated with a male gender role and an insertive sexual role. However, two additional categories emerged in our study: those self-identifying as both woubi and yossi and those who identify as neither woubi nor yossi. However, the woubi/yossi distinction is far from clear-cut in Côte d’Ivoire because of a particular and persistent avoidance of effeminate behaviors among individuals and their partners. Overall, this study underscores how local categories of gendered sexual orientation blend with global categories to form a syncretic and plural whole.
    Mots-clés : Africa, Anthropology, bisexual, gender expression, gender identity, gendered sexual orientation, heterosexual, homosexual, Ivory Coast, Sex and Gender, sexual orientation, Sexualities, Social and Behavioral Sciences, Sociology, transgender.
    Pièce jointe Full Text PDF 636.9 kio (source)

  • Desclaux Alice et Larmarange Joseph (2022) « Projet ATLAS : Les autotests VIH, un outil pour pallier au manque d'accès au dépistage en Afrique de l'Ouest », The Conversation, juillet 28. http://theconversation.com/projet-atlas-les-autotests-vih-un-outil-pour-pallier-au-manque-dacces-au-depistage-en-afrique-de-louest-186424.
    Résumé : Pour lutter contre l'épidémie de Sida en Afrique de l'Ouest, les tests d'autodépistage s'avèrent être une stratégie efficace. Bien acceptée, elle bénéficie d'une bonne distribution.

  • Fotso Arlette Simo, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouame Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Rouveau Nicolas, Doumenc-Aidara Clemence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et Team Atlas (2022) Using routine programmatic data to estimate the population-level impacts of HIV self-testing: The example of the ATLAS program in Cote d'Ivoire, medRxiv, 2022.02.08.22270670 p. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.02.08.22270670v1.
    Résumé : Background HIV self-testing (HIVST) is recommended by the World Health Organization as an additional HIV testing approach. Since 2019, it has been implemented in Cote d'Ivoire through the ATLAS project, including primary and secondary distribution channels. While the discreet and flexible nature of HIVST makes it appealing for users, it also makes the monitoring and estimation of the population-level programmatic impact of HIVST programs challenging. We used routinely collected data to estimate the effects of ATLAS HIVST distribution on access to testing, conventional testing (self-testing excluded), diagnoses, and antiretroviral treatment (ART) initiations in Cote d'Ivoire. Methods We used the ATLAS project's programmatic data between the third quarter (Q) of 2019 (Q3 2019) and Q1 2021, in addition to routine HIV testing services program data obtained from the President's Emergency Plan for AIDS Relief dashboard. We performed ecological time series regression using linear mixed models. Findings The results are presented for 1000 HIVST kits distributed through ATLAS. They show a negative but nonsignificant effect of the number of ATLAS HIVST on conventional testing uptake (-190 conventional tests [95% CI: -427 to 37, p=0.10]). We estimated that for 1000 additional HIVST distributed through ATLAS, +590 [95% CI: 357 to 821, p<0.001] additional individuals have accessed HIV testing, assuming an 80% HIVST utilization rate (UR) and +390 [95% CI: 161 to 625, p<0.001] assuming a 60% UR. The statistical relationship between the number of HIVST and HIV diagnoses was significant and positive (+8 diagnosis [95% CI: 0 to 15, p=0.044]). No effect was observed on ART initiation (-2 ART initiations [95% CI: -8 to 5, p=0.66]). Interpretations Social network-based HIVST distribution had a positive impact on access to HIV testing and diagnoses in Cote d'Ivoire. This approach offers a promising way for countries to assess the impact of HIVST programs. Funding Unitaid 2018-23-ATLAS
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  • Fotso Arlette Simo, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouamé Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Rouveau Nicolas, Doumenc-Aïdara Clémence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et Team the ATLAS (2022) « Using routine programmatic data to estimate the population-level impacts of HIV self-testing: The example of the ATLAS program in Cote d’Ivoire », medRxiv. DOI : 10.1101/2022.02.08.22270670. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.02.08.22270670v1.
    Résumé : Background HIV self-testing (HIVST) is recommended by the World Health Organization as an additional HIV testing approach. Since 2019, it has been implemented in Côte d’Ivoire through the ATLAS project, including primary and secondary distribution channels. While the discreet and flexible nature of HIVST makes it appealing for users, it also makes the monitoring and estimation of the population-level programmatic impact of HIVST programs challenging. We used routinely collected data to estimate the effects of ATLAS’ HIVST distribution on access to testing, conventional testing (self-testing excluded), diagnoses, and antiretroviral treatment (ART) initiations in Côte d’Ivoire. Methods We used the ATLAS project’s programmatic data between the third quarter (Q) of 2019 (Q3 2019) and Q1 2021, in addition to routine HIV testing services program data obtained from the President’s Emergency Plan for AIDS Relief dashboard. We performed ecological time series regression using linear mixed models. Findings The results are presented for 1000 HIVST kits distributed through ATLAS. They show a negative but nonsignificant effect of the number of ATLAS HIVST on conventional testing uptake (−190 conventional tests [95% CI: −427 to 37, p=0·10]). We estimated that for 1000 additional HIVST distributed through ATLAS, +590 [95% CI: 357 to 821, p<0·001] additional individuals have accessed HIV testing, assuming an 80% HIVST utilization rate (UR) and +390 [95% CI: 161 to 625, p<0·001] assuming a 60% UR. The statistical relationship between the number of HIVST and HIV diagnoses was significant and positive (+8 diagnosis [95% CI: 0 to 15, p=0·044]). No effect was observed on ART initiation (−2 ART initiations [95% CI: −8 to 5, p=0·66]). Interpretations Social network-based HIVST distribution had a positive impact on access to HIV testing and diagnoses in Cote d’Ivoire. This approach offers a promising way for countries to assess the impact of HIVST programs. Funding Unitaid 2018-23-ATLAS Evidence before this study We searched PubMed between November 9 and 12, 2021, for studies assessing the impact of HIVST on HIV testing, ‘conventional’ testing, HIV diagnoses and ART initiation. We searched published data using the terms “HIV self-testing” and “HIV testing”; “HIV self-testing” and “traditional HIV testing” or “conventional testing”; “HIV self-testing” and “diagnosis” or “positive results”; and “HIV self-testing” and “ART initiation” or “Antiretroviral treatment”. Articles with abstracts were reviewed. No time or language restriction was applied. Most studies were individual-based randomized controlled trials involving data collection and some form of HIVST tracking; no studies were conducted at the population level, none were conducted in western Africa and most focused on subgroups of the population or key populations. While most studies found a positive effect of HIVST on HIV testing, evidence was mixed regarding the effect on conventional testing, diagnoses, and ART initiation.Added value of this study HIVST can empower individuals by allowing them to choose when, where and whether to test and with whom to share their results and can reach hidden populations who are not accessing existing services. Inherent to HIVST is that there is no automatic tracking of test results and linkages at the individual level. Without systematic and direct feedback to program implementers regarding the use and results of HIVST, it is difficult to estimate the impact of HIVST distribution at the population level. Such estimates are crucial for national AIDS programs. This paper proposed a way to overcome this challenge and used routinely collected programmatic data to indirectly estimate and assess the impacts of HIVST distribution in Côte d’Ivoire.Implications of all the available evidence Our results showed that HIVST increased the overall HIV testing uptake and diagnoses in Côte d’Ivoire without significantly reducing conventional HIV testing uptake. We demonstrated that routinely collected programmatic data could be used to estimate the effects of HIVST kit distribution outside a trial environment. The methodology used in this paper could be replicated and implemented in different settings and enable more countries to routinely evaluate HIVST programming at the population level.
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  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carilon Séverine, Sika Lazare, Koné Mariatou, Danel Christine, Loû Annabel Degrées du, Larmarange Joseph et for the research team ANRS 12323 DOD-CI (2022) « Preferences and access to community-based HIV testing sites among men who have sex with men (MSM) in Côte d’Ivoire », BMJ Open, 12 (6) (juin), p. e052536. DOI : 10.1136/bmjopen-2021-052536. https://bmjopen.bmj.com/content/12/6/e052536.
    Résumé : Objective Measuring access and preferences to Men who have Sex with Men focused community-based HIV testing sites (MSM-CBTS) in Côte d’Ivoire. Design A respondent-driven sampling telephone survey. Setting National survey conducted in 2018 in Côte d’Ivoire. Participants 518 MSM aged over 18 years old. Primary and secondary outcome measures Knowledge, practices, satisfaction and preferences regarding MSM-CBTS. Factors associated with MSM-CTBS access or knowledge and with HIV testing venue preferences were examined. Results Only half of the respondents (47%) reported knowing of an MSM-CBTS. Of these, 79% had already attended one. Both knowing of and ever visiting an MSM-CBTS were significantly associated with a higher number of HIV tests performed in the past 12 months and having disclosed sexual orientation to one family member.In terms of preferences, 37% of respondents said they preferred undifferentiated HIV testing sites (ie, ‘all patients’ HIV testing sites), 34% preferred MSM-CBTS and 29% had no preference.Those who reported being sexually attracted to women, being bisexual and those who did not know an MSM non-governmental organisation were less likely to prefer MSM-CBTS. MSM who preferred undifferentiated HIV testing sites mentioned the lack of discretion and anonymity of community-based sites and the desire to avoid the gaze of others. Conclusion Community-based HIV testing is well suited for MSM who identify as homosexual and those close to the MSM community, while maintaining undifferentiated HIV testing is essential for others. Both types of activities need to be maintained and developed. Healthcare professionals in undifferentiated HIV testing sites need to be properly trained in the non-judgemental reception of MSM.
    Mots-clés : HIV & AIDS, International health services, SEXUAL MEDICINE.
  • Kouassi Arsène Kra, Simo Fotso Arlette, N'Guessan Kouassi Noël, Geoffroy Olivier, Younoussa Sidibé, Kabemba Odé Kanku, Dieng Baidy, Ndeye Pauline Dama, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boilly Marie-Claude, Silhol Romain, d'Elbée Marc, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Atteindre les populations clés et périphériques : une enquête téléphonique auprès des utilisateurs d'autotests de dépistage du VIH en Afrique de l'Ouest » (communication orale (poster discuté #PJ321), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs En Afrique de l'Ouest, les stratégies communautaires ciblant les populations clés (PC) telles que les travailleuses du sexe (TS) et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) ont considérablement amélioré leur accès au dépistage du VIH. Cependant, il demeure difficile d’atteindre une partie de ces populations (TS occasionnelles, HSH « cachés ») et leurs réseaux (pairs, partenaires sexuels, clients). Les kits d'autodépistage du VIH (ADVIH) peuvent être distribués aux PC pour leur usage personnel mais également pour une distribution secondaire à leurs pairs, partenaires et proches. Depuis 2019, le programme ATLAS met en œuvre une telle stratégie en Côte d'Ivoire, au Mali et au Sénégal, notamment auprès des TS et des HSH. Matériels et Méthodes Afin de préserver la confidentialité et l’anonymat que procure l’ADVIH tout en documentant le profil des utilisateurs, une enquête téléphonique a été réalisée. Entre mars et juin 2021, des dépliants ont été distribués avec les kits d’ADVIH, invitant les utilisateurs à appeler un numéro de téléphone de manière anonyme et gratuite (avec une incitation de 2000 CFA de crédit téléphonique). Chaque dépliant comportait un numéro de participation unique permettant d'identifier anonymement le canal de distribution. Résultats Au total, 1305 participants ont été recrutés dans le canal de distribution TS et 1100 dans celui HSH dans les trois pays, sur un total de 44 598 kits d’ADVIH distribués (taux de participation : 5,4%). 69% ont reçu leur kit d’un pair-éducateur ou d’un agent de santé, et 31% l'ont reçu d'un ami (17%), partenaire sexuel (7%), parent (6%) ou collègue (1%). Pour les ADVIH distribués via les TS, 48% des participants étaient des hommes, et pour ceux via les HSH, 9% étaient des femmes. Ceci montre la capacité de l'ADVIH à atteindre les partenaires sexuels des PC et les clients des TS. Seuls 50% des participants masculins du canal de distribution HSH ont déclaré à l’enquêteur avoir déjà eu des rapports sexuels avec un homme. Un tiers des participantes du canal de distribution TS et 45% des participants masculins du canal HSH étaient des primo-testeurs. Les proportions de ceux dont le dernier test VIH remontait à plus d'un an étaient respectivement de 24% et 14%. Ces proportions sont plus élevées que celles observées dans des enquêtes menées auprès de TS et de HSH dans les mêmes pays. Une enquête complémentaire (rappels téléphoniques) a été menée auprès de celles et ceux ayant rapporté un test réactif afin de documenter le lien vers la confirmation et les soins. Les résultats de ces rappels seront disponibles début 2022. Conclusion L'ADVIH est une offre complémentaire permettant d’augmenter l’accès au dépistage des PC peu atteintes via les stratégies conventionnelles. La distribution secondaire des ADVIH est faisable et acceptable. Elle a le potentiel d'atteindre, au-delà des populations-clés elles-mêmes, d’autres populations périphériques et vulnérables au VIH.


  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Boye Sokhna, Vautier Anthony, Rouveau Nicolas, Kouadio Brou Alexis, Fotso Arlette Simo, Pourette Dolorès, Maheu-Giroux Mathieu, Sow Souleymane, Camara Cheick Sidi, Doumenc-Aïdara Clémence, Keita Abdelaye, Boily Marie Claude, Silhol Romain, d’Elbée Marc, Bekelynck Anne, Gueye Papa Alioune, Diop Papa Moussa, Geoffroy Olivier, Kamemba Odé Kanku, Diallo Sanata, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Larmarange Joseph et for the ATLAS team (2022) « Willingness to use and distribute HIV self-test kits to clients and partners: A qualitative analysis of female sex workers’ collective opinion and attitude in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal », Women's Health, 18 (avril 17), p. 1-11. DOI : 10.1177/17455057221092268. https://doi.org/10.1177/17455057221092268.
    Résumé : Background:In West Africa, female sex workers are at increased risk of HIV acquisition and transmission. HIV self-testing could be an effective tool to improve access to and frequency of HIV testing to female sex workers, their clients and partners. This article explores their perceptions regarding HIV self-testing use and the redistribution of HIV self-testing kits to their partners and clients.Methods:Embedded within ATLAS, a qualitative study was conducted in Côte-d?Ivoire, Mali, and Senegal in 2020. Nine focus group discussions were conducted. A thematic analysis was performed.Results:A total of 87 participants expressed both positive attitudes toward HIV self-testing and their willingness to use or reuse HIV self-testing. HIV self-testing was perceived to be discreet, confidential, and convenient. HIV self-testing provides autonomy from testing by providers and reduces stigma. Some perceived HIV self-testing as a valuable tool for testing their clients who are willing to offer a premium for condomless sex. While highlighting some potential issues, overall, female sex workers were optimistic about linkage to confirmatory testing following a reactive HIV self-testing. Female sex workers expressed positive attitudes toward secondary distribution to their partners and clients, although it depended on relationship types. They seemed more enthusiastic about secondary distribution to their regular/emotional partners and regular clients with whom they had difficulty using condoms, and whom they knew enough to discuss HIV self-testing. However, they expressed that it could be more difficult with casual clients; the duration of the interaction being too short to discuss HIV self-testing, and they fear violence and/or losing them.Conclusion:Overall, female sex workers have positive attitudes toward HIV self-testing use and are willing to redistribute to their regular partners and clients. However, they are reluctant to promote such use with their casual clients. HIV self-testing can improve access to HIV testing for female sex workers and the members of their sexual and social network.
    Mots-clés : ATLAS, female sex workers, HIV self-testing, partners, perception, secondary distribution, West Africa.
    Pièce jointe SAGE PDF Full Text 269.2 kio (source)
  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Vautier Anthony, Boye Sokhna, Gueye Papa Alioune, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Kouadio Alexis Brou, Camara Cheick Sidi, Sow Souleymane, Geoffroy Olivier, Kabemba Odé Kanku, Keita Abdelaye, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Utilisation et redistribution de l’autodépistage du VIH parmi les populations clés et leurs réseaux en Afrique de l’Ouest : pratiques et expériences vécues dans le projet ATLAS » (communication orale #CO8.1), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’autodépistage du VIH (ADVIH), notamment la distribution dans les réseaux des personnes en contact avec des programmes de prévention (distribution secondaire), permet de rejoindre des personnes ayant faiblement accès au dépistage. Dans le cadre du projet ATLAS, une analyse des pratiques d’utilisation et de redistribution de l’ADVIH parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les travailleuses du sexe (TS), les usagers de drogues (UD) et leurs partenaires a été réalisée en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal. Matériels et Méthodes Une enquête qualitative a été conduite de janvier à juillet 2021. Des entretiens face-à-face et par téléphone ont été réalisés avec des utilisateurꞏtrices de l’ADVIH identifiéꞏes par (i) des pairsꞏes éducateurꞏtrices HSH, TS et UD ou (ii) via une enquête téléphonique anonyme. Résultats Au total 80 personnes ont été interviewées (65 en face-à-face, 15 par téléphone). À la première utilisation, la majorité a réalisé l’ADVIH sans la présence d’unꞏe professionnelꞏle (2/3). Ils l’ont justifié par la facilité de réalisation de l’ADVIH et l’existence d’outils de supports. La majorité a redistribué des kits d’ADVIH à des partenaires sexuelsꞏles, pairꞏes/amiꞏes, clients pour les TS et d’autres types de relations sans difficulté majeure. Leur motivation commune était l’intérêt de la connaissance du statut VIH pour l’utilisateurꞏtrice finalꞏe. Cependant vis-à-vis des partenaires sexuelsꞏles et des clients des TS, il s’agissait surtout de s’informer du statut de ce/cette dernier-ère pour décider des mesures préventives à adopter. Les réactions des utilisateurꞏtrices secondaires étaient majoritairement positives parce que ce nouvel outil répondait à une attente liée au besoin de connaître leur statut VIH, certainꞏes n’ayant par ailleurs jamais fait de dépistage VIH. Quelques cas de refus ont été rencontrés, surtout de la part des clients occasionnels pour les TS. Un cas de violence physique de la part d’un client a été rapporté. Les raisons de non-proposition de l’ADVIH à son réseau variaient suivant les catégories de populations clés et les utilisateurꞏtrices secondaires. Les trois populations clés, surtout les UD, ont rapporté des craintes de réactions négatives de certainꞏes partenaires sexuelsꞏles. Les HSH et les UD en ont moins distribué à leurs pairꞏes/amiꞏes par rapport aux partenaires sexuelꞏles parce qu’ils/elles estimaient que ceux/celles-ci étaient dans les mêmes réseaux de distribution des kits d’ADVIH et en avaient donc déjà reçus. Chez les TS, l’ADVIH était moins souvent proposé aux clients et aux partenaires qui acceptaient l’utilisation du préservatif. Conclusion Les résultats montrent une bonne acceptation de l’ADVIH tant en distribution primaire que secondaire. La redistribution de l’ADVIH dans les réseaux des populations clés peut permettre d’accroitre l’accès au dépistage parmi les populations peu dépistées, sans répercussion négative pour les personnes qui le proposent.

  • Larmarange Joseph (2022) « Atteindre les populations périphériques en Afrique de l’Ouest : autodépistage du VIH et distribution secondaire » (communication orale), présenté à Congrès National des Internes de Santé Publique, Caen. https://clisp.fr/cnisp2022.

  • Larmarange Joseph (2022) « Production et utilisation des connaissances : de quoi a-t-on besoin pour la mise à l’échelle ? » (communication orale), présenté à Journée AFD/Solthis : Du projet pilote à la généralisation d'une innovation en santé, l'art délicat du passage à l'échelle, Paris. https://www.solthis.org/fr/event/journee-de-reflexion-du-projet-pilote-a-la-generalisation-dune-innovation-en-sante-lart-delicat-du-passage-a-lechelle/.
  • Larmarange Joseph (2022) « Santé sexuelle : un enjeu au-delà des infections » (communication orale (session plénière), présenté à AFRAVIH, Marseille.
  • Larmarange Joseph (2022) « Faut-il évaluer les prises de risque avant de proposer un test VIH ? » (communication orale #ML12.2), présenté à AFRAVIH, Marseille.

  • Larmarange Joseph (2022) « Self-Testing, Empowerment and Self-Care: perspectives from lessons learned in implementing HIV self-testing in West Africa » (communication orale (symposium SA019), présenté à 24th International AIDS Conference, Montreal. https://programme.aids2022.org/Programme/Session/107.

  • Larmarange Joseph (2022) « Décrire les épidémies, Comprendre les populations : une démographie du VIH en Afrique subsaharienne », Habilitation à diriger des recherches, Paris : Université Paris Cité, 549 p. https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-03814024.

  • Larmarange Joseph (2022) Ggstats: Extension to 'ggplot2' for Plotting Stats, version 0.1.0. https://CRAN.R-project.org/package=ggstats.
    Résumé : Provides suite of functions to plot regression model coefficients ("forest plots"). The suite also includes new statistics to compute proportions, weighted mean and cross-tabulation statistics, as well as new geometries to add alternative background color to a plot.

  • Larmarange Joseph (2022) « Santé sexuelle des HSH et des TS à l'international » (communication orale (session plénière), présenté à 23e Congrès de la Société Française de Lutte contre le Sida, Paris. https://congres-sfls.fr/.

  • Larmarange Joseph (2022) « Autodépistage du VIH en Afrique de l’Ouest : programme ATLAS, premier bilan et quelles suites » (communication orale), présenté à 16e journées scientifiques IMEA IRD SPILF, Paris. https://www.imea.fr/.

  • Larmarange Joseph (2022) Ggstats: Extension to 'ggplot2' for Plotting Stats, version 0.1.1. https://CRAN.R-project.org/package=ggstats.
    Résumé : Provides suite of functions to plot regression model coefficients ("forest plots"). The suite also includes new statistics to compute proportions, weighted mean and cross-tabulation statistics, as well as new geometries to add alternative background color to a plot.

  • Larmarange Joseph (2022) « Autodépistage du VIH en Afrique de l’Ouest : recherches et leçons apprises du projet ATLAS en Côte d'Ivoire, Mali et Sénégal » (communication orale (webinaire), présenté à Webinar QuanTIM, Marseille. https://hal.ird.fr/ird-03907553.
    Résumé : Le programme ATLAS, coordonné par un symposium Solthis / IRD et financé par Unitaid, a visé la promotion et le déploiement de l'autodépistage du VIH (ADVIH) en Afrique de l'Ouest. Il a été mis en oeuvre entre 2019 et 2021 en Côte d'Ivoire, au Mali et au Sénégal avec les ministères de la santé des trois pays et une trentaines de partenaires. Près de 400 000 autotests ont été distribués par plus de 1400 agents formés (pairs-éducateurs et soignants). Les autotests de dépistage peuvent être remis aux personnes pour leur propre usage (distribution primaire) ou pour qu'elles les redistribuent à leurs partenaires et connaissances (distribution secondaire). Compte tenu du contexte épidémiologique ouest-africain (épidémies mixtes), ATLAS a intégré la distribution secondaire comme une composante cruciale. L'objectif de la distribution secondaire est de fournir l’ADVIH au-delà des contacts primaires atteints par les professionnels de la santé et les pairs éducateurs lors de la distribution primaire. Ces contacts secondaires sont souvent des membres des populations clés qui sont plus difficiles à engager dans la prévention du VIH, ainsi que d'autres populations vulnérables périphériques. Cette spécificité de l’ADVIH implique que les bénéficiaires (utilisateurs finaux) de l’ADVIH ne sont pas limités aux contacts primaires. Plusieurs volets de recherche en vue d'une évolution multidimensionnelle ont été menés dans ATLAS (enquêtes qualitatives, enquête par téléphone auprès des utilisatrices et utilisateurs, recueil des coûts, modélisation épidémiologique). Dans cette présentation, nous présenterons les principaux résultats de recherche et montrerons que la distribution secondaire est faisable, acceptable, coût-efficace et permets d'atteindre, au-delà des populations clés, des populations vulnérables qui n'avaient pas/peu accès au dépistage du VIH.

  • Larmarange Joseph (2022) « Atteindre les populations périphériques en Afrique de l’Ouest : autodépistage du VIH et distribution secondaire »Fabiana Cazzorla, Bulletin du CLiSP #47. https://clisp.fr/2022/06/22/bulletin-47-juin-2022/.
  • Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Autodépistage du VIH en Afrique de l’Ouest : Synthèse des résultats des recherches menées dans ATLAS » (communication orale (symposium ATLAS), présenté à AFRAVIH, Marseille.

  • Paré Caroline (2022) « Lutte contre le SIDA: les projets de recherche de l’ANRS à l’international », Priorité santé, Radio France Internatinal. https://www.rfi.fr/fr/podcasts/priorit%C3%A9-sant%C3%A9/20221129-lutte-contre-le-sida-les-projets-de-recherche-de-l-anrs-%C3%A0-l-international.
    Résumé : À deux jours de la Journée mondiale du SIDA du 1er décembre, nous donnons la parole à des chercheurs et des acteurs de terrain, mobilisés pour lutter contre la maladie. Le VIH touche environ 38,4 millions…


  • Mohareb Amir M, Larmarange Joseph, Kim Arthur Y, Coffie Patrick A, Kouamé Menan Gérard, Boyd Anders, Freedberg Kenneth A et Hyle Emily P (2022) « Risks and benefits of oral HIV pre-exposure prophylaxis for people with chronic hepatitis B », The Lancet HIV (juillet 8). DOI : 10.1016/S2352-3018(22)00123-0. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352301822001230.
    Résumé : Individuals with chronic hepatitis B virus (HBV) infection who are at substantial risk of HIV acquisition benefit from pre-exposure prophylaxis (PrEP) with tenofovir-based antiviral therapy. Considering that tenofovir potently inhibits HBV, providing PrEP to individuals with HBV effectively results in treatment of their HBV infection. However, some clinicians might be hesitant to initiate PrEP in people with chronic HBV due to unknown risks of HBV reactivation, hepatitis, and acute liver failure during periods of antiviral cessation. Unfortunately, these knowledge gaps affect scale up of PrEP among people with chronic HBV. Emerging data regarding the risks and benefits of antiviral cessation in people with chronic HBV suggest that PrEP can be safely initiated despite the risks of non-adherence or discontinuation. People with chronic HBV who stop PrEP should be closely monitored for HBV reactivation and hepatitis flares after antiviral cessation.


  • Nouaman Marcellin N., Becquet Valentine, Plazy Mélanie, Coffie Patrick A., Zébago Clémence, Montoyo Alice, Anoma Camille, Eholié Serge, Dabis François, Larmarange Joseph et for the ANRS 12361 PrEP-CI Study Group (2022) « Incidence of HIV infection and associated factors among female sex workers in Côte d’Ivoire, results of the ANRS 12361 PrEP-CI study using recent infection assays », PLOS ONE, 17 (11) (novembre 17), p. e0271988. DOI : 10.1371/journal.pone.0271988. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0271988.
    Résumé : Background This study aimed to estimate, using an HIV Recent Infection Testing Algorithm (RITA), the HIV incidence and its associated factors among female sex workers (FSW) in Côte d’Ivoire. Methods A cross-sectional study was conducted in 2016–2017 in Abidjan and San Pedro’s region among FSW aged ≥ 18 years. In addition, a sociodemographic questionnaire, HIV screening was carried out by two rapid tests. In the event of a positive result, a dried blood spot sample was taken to determine, using a RITA adapted to the Ivorian context, if it was a recent HIV infection. Results A total of 1000 FSW were surveyed with a median age of 25 years (interquartile range: 21–29 years). 39 (3.9%) tested positive for HIV. The incidence of HIV was estimated to be 2.3 per 100 person-years, with higher incidence rates among those 24 years old or less (3.0% vs. 1.9%), non-Ivorian FSW (3.2% vs. 1.9%) and those with the lowest education level (4.6% in FSW who never went to school vs. 2.6%). The incidence seemed to be associated with the sex work practice conditions: higher incidence among FSW whose usual price was less than 3.50$ (4.3% vs.1.0%), FSW who had a larger number of clients on the last day of work (6.1% in those with 7 clients or more vs. 1.8%), FSW who reported not always using condoms with their clients (8.5% vs. 1.5%) and FSW who reported agreeing to sex without a condom in exchange for a large sum of money (10.1% vs. 1.2%). Conclusion This study confirms that FSW remain highly exposed to HIV infection. Exposure to HIV is also clearly associated with certain sex-work factors and the material conditions of sex work. Efforts in the fight against HIV infection must be intensified to reduce new infections among FSW.
    Mots-clés : Epidemiology, HIV, HIV epidemiology, HIV infections, Medical risk factors, Sex work, Sexually transmitted diseases, Virus testing.

  • Nouaman Marcellin, Coffie Patrick A, Plazy Mélanie, Becquet Valentine, Agoua Aline, Zébago Clémence, Dao Hervé, Larmarange Joseph, Eholié Serge and ANRS 12381 PRINCESSE study group (2022) “Prevalence and incidence of sexually transmitted infections in a cohort of female sex workers in San Pedro, Côte d'Ivoire (ANRS 12381 PRINCESSE)” (poster), presented at the 24th International AIDS Conference, Montreal. https://programme.aids2022.org/Abstract/Abstract/?abstractid=6713.
    Résumé : BACKGROUND: The ANRS 12381 PRINCESSE study is an interventional single-arm cohort. Participants recruitment started in November 2019. The study aimed to evaluate a comprehensive and community-based care offer among FSWs aged '¥ 18 years in the San Pedro area. METHODS: Care services included quarterly syndromic screening for STIs, as well as vaginal and anal swabs for the screening of chlamydia trachomatis (CT) and neisseria gonorrhoea (NG) by polymerase chain reaction (PCR) at M0, M12 and M24. At the same visits, identification of dysplasias and precancerous lesions of the cervix was performed by visual inspection after applying acetic acid and Lugol's iodine. STIs were managed according to the national algorithm. We describe (i) the characteristics of cervical lesions as well as the prevalence of STIs (syndromic and PCR) and associated symptoms and (ii) the incidence of syndromic STIs during follow-up. RESULTS: In November 2021, 372 FSWs were included. The median age was 29 years, 34% had never been to school, 56% were Ivorian, and the median duration of sex work was 2 years. At inclusion, 4.7% [95% confidence interval: 2.8-7.5] had cervical lesions with 3.5% leukoplakia and 2.2% haemorrhagic cervical junction zone. The prevalence of syndromic STIs was 17.2% [13.0-22.6]; associated clinical signs were vaginal discharge (13.7%), vaginal ulceration (2.1%), lower abdominal pain (4.3%) and cervical inflammation (2.6%). The prevalence of anovaginal CT and NG were 8.7% [6.2- 12.1] and 10.4% [7.6- 13.9], respectively; clinical signs were found in 2.4% of CT-positive and 12.2% of NG-positive FSWs. Most FSWs with syndromic STIs did not have CT or NG infection. During the follow-up, 82 cases of syndromic STIs were observed per 209 person-years, i.e. an incidence of 39.1% [31.1- 49.0]. PCR data at M12 and M24 are being consolidated and will allow estimating the incidence of CT and NG. CONCLUSIONS: A high prevalence and incidence of syndromic STIs were observed among FSWs, highlighting the importance and the interest of a regular follow-up. The results also showed the predominantly asymptomatic nature of STIs discovered by PCR in this at-risk population and, therefore, the importance of coupling syndromic screening and PCR analyses.
  • Nouaman Marcellin, Coffie Patrick, Plazy Mélanie, Becquet Valentine, Agoua Aline, Zebago Clémence, Zonhoulou Dao Hervé, Eholie Serge, Larmarange Joseph and ANRS 12381 PRINCESSE study group (2022) “Prévalence et incidence des infections sexuellement transmissibles dans une cohorte de travailleuses du sexe à San Pedro, Côte d’Ivoire (Projet ANRS 12381 Princesse)” (communication orale #CO5.3), presented at the AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Estimer la prévalence et l’incidence des infections sexuellement transmissibles (IST) chez des travailleuses du sexe (TS) en Côte d’Ivoire Matériels et Méthodes Le projet ANRS 12381 Princesse est une cohorte interventionnelle mono-bras, dont les inclusions ont débuté le 26/11/2019 visant à évaluer une offre de soins globale et communautaire auprès des TS de ≥ 18 ans dans la région de San Pedro. L’offre de soins comprend un dépistage syndromique trimestriel des IST, ainsi que des prélèvements vaginaux et anaux à la recherche de chlamydia trachomatis (CT) et de neisseria gonorrhée (NG) par polymerase chain reaction (PCR) réalisés à M0, M12 et M24. A ces mêmes visites, la recherche de lésions dysplasiques et/ou précancéreuses du col de l’utérus est effectuée par inspection visuelle après application d’acide acétique et de Lugol. En cas de diagnostic positif, les TS sont prises en charge selon l’algorithme national ou référées en cas de complications. Nous décrivons ici i) les caractéristiques des lésions du col ainsi que la prévalence des IST (syndromiques et par PCR) et des symptômes associés et ii) l’incidence des IST syndromiques au cours du suivi. Résultats Au 27/11 2021, 372 TS étaient incluses. L’âge médian était de 29 ans (Intervalle interquartile (IIQ) : 24 – 35), 125 (33,6%) n’avaient jamais été scolarisées, 210 (56,0%) étaient ivoiriennes et l’ancienneté médiane dans le travail de sexe de 2ans (IIQ= 0 – 5). A l’inclusion, 4,7% [Intervalle de confiance à 95% : 2,8- 7,5] présentaient des lésions du col avec 3,5% de leucoplasies et 2,2% de zone de jonction du col hémorragique. La prévalence des IST syndromiques était de 17,2% [13,0 - 22,6] ; les signes cliniques associés étaient des écoulement vaginaux (13,7%), des ulcérations vaginales (2,1%), des douleurs abdominales basses (4,3%) et l’inflammation du col de l’utérus (2,6%). Les prévalences de CT et de NG ano-vaginales étaient respectivement de 8,7% [6,2- 12,1], et 10.4% [7,6- 13,9] ; la présence de signes cliniques a été retrouvée chez 2,4% des TS diagnostiquée positives au CT et chez 12,2% chez celles positives à NG. La majorité des TS avec une IST syndromique n’avaient pas d’infection à CT ni à NG. Au cours du suivi, 82 cas d’IST syndromiques ont été observés pour 209 personnes-année, soit une incidence de 39,1% [31,1- 49,0]. Les données PCR à M12 et M 24 sont en cours de consolidation et permettront l’estimation des incidences respectives de CT et NG début 2022. Conclusion Cette étude montre une prévalence élevée et une forte incidence des IST syndromiques parmi les TS de la cohorte Princesse, soulignant l’importance et l’intérêt d’un suivi régulier. Les résultats montrent également le caractère majoritairement asymptomatique des IST découvertes par PCR dans cette population à risque, et donc l’importance de coupler le dépistage syndromique et les analyses de PCR.

  • Plazy Mélanie, Nouaman Marcellin, Becquet Valentine, Agoua Aline, Zébago Clémence, Dao Hervé, Coffie Patrick A, Eholié Serge, Larmarange Joseph and ANRS 12381 PRINCESSE study group (2022) “Delays to PrEP initiation among female sex workers in Côte d'Ivoire (ANRS 12381 PRINCESSE project)” (poster), presented at the 24th International AIDS Conference, Montreal. https://programme.aids2022.org/Abstract/Abstract/?abstractid=6824.
    Résumé : BACKGROUND: To describe the delays to initiation of oral pre-exposure prophylaxis (PrEP) among female sex workers (FSW) in Côte d''Ivoire. METHODS: The ANRS 12381 PRINCESSE project is a single-arm interventional cohort aiming to evaluate the implementation of a comprehensive and community-based care offer among FSW aged '¥18 years in the San Pedro region since end-2019, through a mobile clinic operating on 10 prostitution sites (visited every two weeks). PrEP is offered to all HIV-positive FSW after verifying the creatinine level (results valid for one month). We described the time between FSW's interest for PrEP and PrEP initiation (or end of follow-up) among HIV- and hepatitis B virus-negative (HBsAg-) FSW included until end-October 2021. The probability of PrEP initiation since PrEP interest is described through a Kaplan-Meier curve censored on end-November 2021 (an analysis censored at the date of the last visit was also conducted). RESULTS: Of the 362 FSW included in the PRINCESSE cohort, 302 were HIV-/AgHBs-, and for 296 of them, PrEP was presented by medical staff (95.2% at inclusion). In total, 292 FSW expressed PrEP interest, and 192 (65.8%) initiated PrEP: 18 on the same day (the biological test having been performed during a previous visit), 148 during the next visit (median time since interest: 3 weeks [Inter-Quartile Range: 2-6]) and 26 during a subsequent visit (median time: 20 weeks [9-36]). The probability of PrEP initiation after PrEP interest was 39.0% at 1 month and 56.6% at 3 months (censoring on the date of the last visit, these proportions were 50.7% and 74.6%, respectively). Among the 100 FSW who did not initiate PrEP despite expressing interest, 68 were never seen again in the project; 4 declared that they were no longer interested in PrEP (median time since interest: 12 weeks [10-19]), 1 was tested HIV+ (delay of 2 weeks), and 27 were seen >1 month later (their biological tests were no longer valid). CONCLUSIONS: Despite strong PrEP interest among FSW, PrEP initiation remained suboptimal. Barriers to PrEP initiation should be more explored and considered to find appropriate solutions to make PrEP effective among this specific key population.
  • Plazy Mélanie, Nouaman Marcellin, Becquet Valentine, Agoua Aline, Zebago Clémence, Zonhoulou Dao Hervé, Coffie Patrick, Eholie Serge, Larmarange Joseph and ANRS 12381 PRINCESSE Study Team (2022) “Retards et obstacles à l’initiation de la PrEP orale chez les travailleuses du sexe en Côte d’Ivoire (projet ANRS 12381 PRINCESSE)” (poster #PJ181), presented at the AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Décrire les retards et obstacles à l’initiation de la prophylaxie pre-exposition (PrEP) orale des travailleuses du sexe (TS) en Côte d’Ivoire. Matériels et Méthodes Le projet ANRS 12381 PRINCESSE est une cohorte interventionnelle mono-bras, dont les inclusions ont débuté le 26/11/2019, qui vise à évaluer la mise en oeuvre d’une offre de soins globale et communautaire auprès des TS de ≥18 ans dans la région de San Pedro. Il s’organise autour d’une clinique mobile se déplaçant sur 10 sites prostitutionnels (chaque site étant visité toutes les deux semaines) et d’une clinique fixe. La PrEP est proposée à toutes les TS VIH- ; l’initiation est possible après vérification du taux de créatinine (déterminé via un bilan biologique ; résultats valables un mois). L’analyse présentée se limite aux TS VIH- et séronégatives au virus de l’hépatite B (AgHBs-) incluses jusqu’au 30/09/21, et décrit ce qu’il s’est passé entre l’intérêt exprimé pour la PrEP et la prescription de la PrEP (ou la fin de suivi). La probabilité d’initiation de la PrEP après avoir exprimé son intérêt est décrite via une courbe de Kaplan-Meier censurée au 23/11/21 (une analyse censurée à la date de dernière visite a aussi été conduite). Résultats Parmi les 362 TS étaient incluses dans la cohorte PRINCESSE, 302 étaient VIH-/AgHBs-. Sur les 296 TS à qui la PrEP a été présentée (95,2% à l’inclusion), 292 se sont déclarées intéressées (99,7% le jour même). Parmi elles, 192 (65,8% des TS intéressées) ont reçu une prescription de PrEP : 18 le jour même de l’intérêt exprimé (le bilan biologique ayant été réalisé lors d’une précédente visite), 148 lors de la visite suivante (délai médian depuis l’intérêt : 3 semaines [Intervalle Inter-Quartile : 2-6]) et 26 lors d’une visite ultérieure (délai médian : 20 semaines [9-36], soit parce qu’elles n’étaient temporairement plus intéressées (n=3), soit parce qu’elles sont revenues tardivement). Au final, la probabilité de prescription de la PrEP après avoir exprimé son intérêt est de 39,0% à 1 mois et de 56,6% à 3 mois (en censurant sur la date de dernière visite, ces proportions sont respectivement de 50,7% et 74,6%). Parmi les 100 TS qui n’ont pas initié la PrEP malgré un intérêt exprimé, 68 n’ont jamais été revues dans le projet ; parmi les 32 TS qui sont revenues à au moins une deuxième visite suivant leur intérêt pour la PrEP, 4 ont déclaré ne plus être intéressées par la PrEP (délai médian depuis l’intérêt : 12 semaines [10-19]), 1 a été dépistée VIH+ (délai de 2 semaines) et 27 sont revenues plus d’un mois après (leur bilan biologique n’était plus valable). Conclusion Malgré un fort intérêt exprimé pour la PrEP, son initiation reste sous-optimale parmi les TS de PRINCESSE. Les premières analyses exploratoires et discussions avec les équipes terrain suggèrent plusieurs obstacles (mobilité des TS, intérêt mal perçu pour la PrEP, lourdeur du suivi, fidélité des sorties de la clinique mobile), et confirment la nécessité de trouver des solutions adaptées pour rendre la PrEP effective chez les TS.

  • Rouveau Nicolas, Ky-Zerbo Odette, Boye Sokhna, Simo Fotso Arlette, d'Elbée Marc, Maheu-Giroux Mathieu, Silhol Romain, Kouassi Arsène Kra, Vautier Anthony, Doumenc-Aïdara Clémence, Breton Guillaume, Keita Abdelaye, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Boilly Marie-Claude, Terris-Prestholt Fern, Pourette Dolorès, Desclaux Alice, Larmarange Joseph et pour l'équipe ATLAS (2022) Décrire, analyser et comprendre les effets de l’introduction de l’autodépistage du VIH en Afrique de l’Ouest à travers l’exemple du programme ATLAS en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal, Working Papers du CEPED (52), Paris : Ceped, 26 p. https://www.ceped.org/wp.
    Résumé : Ce working paper est une traduction en français de l’article suivant : Rouveau N, Ky-Zerbo O, Boye S, Simo Fotso A, d’Elbée M, Maheu-Giroux M, Silhol R, Kouassi AK, Vautier A, Doumenc-Aïdara C, Breton G, Keita A, Ehui E, Ndour CT, Boilly MC, Terris-Prestholt F, Pourette D, Desclaux A, Larmarange J for the ATLAS Team. Describing, analysing and understanding the effects of the introduction of HIV self-testing in West Africa through the ATLAS programme in Côte d’Ivoire, Mali and Senegal. BMC Public Health. 2021, 21, 181. doi.org/10.1186/s12889-021-10212-1 Contexte : Le programme ATLAS vise à promouvoir et à déployer l’autodépistage du VIH (ADVIH) dans trois pays d’Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Mali et Sénégal. Sur la période 2019-2021, en étroite collaboration avec les parte-naires nationaux de mise en œuvre de la lutte contre le sida et les communautés, ATLAS prévoit de distribuer 500 000 kits VIHST à travers huit canaux de distribution, combinant des stratégies fixes et des stratégies avancées, une distribution primaire et une distribution secondaire d’ADVIH. Tenant compte de l’épidémiologie ouest-africaine, les cibles du programme ATLAS sont les populations difficiles à atteindre : les populations clés (travailleuses de sexe, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et usager·e·s de drogues), leurs clients ou partenaires sexuels, les partenaires des personnes vivant avec le VIH et les patients diagnostiqués avec des infections sexuellement transmissibles et leurs partenaires. Le programme ATLAS intégrer ainsi un volet recherche ayant pour objectif d’accompagner cette mise en œuvre et de générer des connaissances sur le passage à l’échelle de l’ADVIH en Afrique de l’Ouest. L’objectif principal est de décrire, d’analyser et de comprendre les effets sociaux, sanitaires, épidémiologiques et économiques de l’introduction de l’autodépistage du VIH en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal pour améliorer l’offre de dépistage (accessibilité, efficacité, éthique). Méthodes : La recherche ATLAS est organisée en cinq work packages (WP) multidisciplinaires : WP Populations clés : enquêtes qualitatives (entretiens individuels approfondis, discussions de groupe) menées auprès des acteurs clés, des populations clés et des utilisateurs des services de dépistage du VIH. WP Dépistage des cas index : observation ethnographique de trois services de soins VIH introduisant l’ADVIH pour le dépistage du partenaire. WP Enquête coupons : une enquête téléphonique anonyme auprès des utilisateurs de l’ADVIH. WP Volet économique : analyse des coûts économiques différentiels de chaque modèle de dispensation à l’aide d’une approche descendante avec collecte des coûts programmatiques, complété par une approche ascen-dante auprès d’un échantillon de sites de dispensations de l’ADVIH, et une étude temps-mouvement auprès d’un échantillon d’agent·e·s dispensateurs. WP Modélisation : adaptation, paramétrisation et calibration d’un modèle compartimental dynamique qui prend en compte les diverses populations ciblées par le programme ATLAS et les différentes modalités et stra-tégies de dépistage. Discussion : Le programme ATLAS est la première étude complète sur l’autodépistage du VIH en Afrique de l’Ouest. Le programme ATLAS se concentre particulièrement sur la distribution secondaire de l’ADVIH. Ce protocole a été ap-prouvé par trois comités d’éthique nationaux et par le comité d’éthique de la recherche de l’OMS. Mots-clés : VIH/SIDA, autodépistage du VIH, Afrique de l’Ouest, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali.


  • Sabapathy K., Balzer L., Larmarange Joseph, Block L., Floyd S., Iwuji C., Wirth K., Ayles H., Fidler S., Kamya M., Petersen M., Havlir D., Dabis F., Moore J. et Hayes R. (2022) « Achieving the UNAIDS 90–90-90 targets: a comparative analysis of four large community randomised trials delivering universal testing and treatment to reduce HIV transmission in sub-Saharan Africa », BMC Public Health, 22 (1) (décembre 13), p. 2333. DOI : 10.1186/s12889-022-14713-5. https://doi.org/10.1186/s12889-022-14713-5.
    Résumé : Four large community-randomized trials examining universal testing and treatment (UTT) to reduce HIV transmission were conducted between 2012–2018 in Botswana, Kenya, Uganda, Zambia and South Africa. In 2014, the UNAIDS 90–90-90 targets were adopted as a useful metric to monitor coverage. We systematically review the approaches used by the trials to measure intervention delivery, and estimate coverage against the 90–90-90 targets. We aim to provide in-depth understanding of the background contexts and complexities that affect estimation of population-level coverage related to the 90–90-90 targets.
    Mots-clés : Antiretroviral treatment, HIV, Treatment as Prevention, UNAIDS 90-90-90, Universal Testing and Treatment.

  • Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Soni Nirali, Simo Fotso Arlette, Rouveau Nicolas, Vautier Anthony, Doumenc-Aïdara Clémence, N'Guessan Kouakou, Mukandavire Christinah, Vickerman Peter, Keita Abdelaye, Ndour Cheikh Tidiane, Larmarange Joseph, Boily Marie Claude et ATLAS Team (2022) « Identifying population-specific HIV diagnosis gaps in Western Africa and assessing their impact on new infections: a modelling analysis for Côte d'Ivoire, Mali and Senegal » (poster), présenté à 24th International AIDS Conference, Montreal. https://programme.aids2022.org/Abstract/Abstract/?abstractid=4243.
    Résumé : BACKGROUND: Progress towards HIV elimination in Western Africa may be hindered by diagnosis gaps among people living with HIV (PLHIV), especially among key populations (KP) such as female sex workers (FSW), their clients, and men who have sex with men (MSM). We aimed to identify largest gaps in diagnosis by risk group in Mali, Côte d'Ivoire, and Senegal, and project their contribution to new HIV infections. METHODS: Deterministic models of HIV transmission/diagnosis/treatment that incorporate HIV transmission among KP were parameterized following comprehensive country-specific reviews of demographic, behavioural, HIV and intervention data. The model was calibrated to country- and group-specific empirical outcomes such as HIV incidence/prevalence, the fractions of PLHIV ever tested, diagnosed, and on treatment. We estimated the distribution of undiagnosed PLHIV by risk group in 2020 and the population-attributable-fractions (tPAFs) (i.e. fraction of new primary and secondary HIV infections 2020-2029 originating from risk groups of undiagnosed PLHIV). RESULTS: From 46% (95% UI: 38-58) to 69% (59-79) of undiagnosed PLHIV in 2020 were males, with the lowest proportion in Mali and the highest proportion in Senegal, where 41% (28-59) of undiagnosed PLHIV were MSM. Undiagnosed men are estimated to contribute most new HIV infections occurring over 2020-2029 (Table). Undiagnosed FSW and their clients contribute substantial proportions of new HIV infections in Mali, with tPAF=20% (10-36) and tPAF=43% (26-56), respectively, while undiagnosed MSM in Senegal are estimated to contribute half of new infections. A lower proportion of new HIV infections are transmitted by undiagnosed KP in Côte d'Ivoire (tPAF=21%(10-38)). CONCLUSIONS: Current HIV testing services and approaches are leaving members of KP behind. Increasing the availability of confidential HIV testing modalities in addition to traditional tests may substantially reduce gaps in HIV diagnosis and accelerate the decrease of new HIV infections in Western Africa since half of them could be transmitted by undiagnosed KP.
  • Simo Fotso Arlette, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouame Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Doumenc Aïdara Clémence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Mesure de l’impact populationnel de l’auto-dépistage du VIH par la triangulation de données programmatiques de routine : Exemple du projet ATLAS en Côte d’Ivoire » (poster #PV164), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’auto-dépistage du VIH (ADVIH) est recommandé comme stratégie de dépistage par l’OMS. Il a pour avantage de permettre aux personnes de réaliser elles-mêmes leur test et de garantir la discrétion et confidentialité, permettant de toucher des populations non testées et difficiles à atteindre. Cependant, son caractère confidentiel et l'approche de distribution via les réseaux (ciblant les population clés et leurs proches et partenaires) rendent difficile l'estimation de l’impact de l’ADVIH au niveau populationnel. Cette étude propose un moyen de surmonter ce défi et utilise des données programmatiques de routine pour estimer indirectement les impacts du projet ATLAS sur l'accès au dépistage du VIH, le dépistage du VIH conventionnel (c'est-à-dire autre que l’ADVIH), les nouveaux diagnostics du VIH et l’initiation de traitement antirétroviral (TAR) en Côte d'Ivoire. Matériels et Méthodes Les données sur le nombre de kits d’ADVIH distribués par ATLAS proviennent des rapports des partenaires de mise en oeuvre entre le troisième trimestre (T3) de 2019 et le T1 2021. Nous utilisons également les indicateurs de routine du PEPFAR agrégées par districts sanitaires et par trimestre. Les analyses se font par une régression de séries chronologiques écologiques à l'aide de modèles mixtes linéaires. Résultats Entre T3 2019 et T1 2021, 99353 kits d’ADVIH ont été distribués par ATLAS dans les 78 districts sanitaires inclus dans l'analyse. Les résultats (tableau 1) montrent un effet négatif mais non significatif sur le volume de tests conventionnels (-195) ce qui traduirait une légère substitution entre ADVIH et test conventionnel. Malgré cela l’effet net est positif sur l’accès au dépistage : pour 1000 ADVIH distribués via ATLAS, 589 personnes supplémentaires ont eu accès au dépistage du VIH avec l’hypothèse d’un taux d'utilisation d’ADVIH (TU) de 80 % et 393 avec une hypothèse de 60%. L'effet de l’ADVIH sur le diagnostic du VIH était significatif et positif (8). Pas d’effet significatif observé sur l’initiation TAR (-2). Conclusion Nos résultats mettent en évidence qu'une stratégie de distribution de l’ADVIH basée sur les réseaux ciblant les population clés et leurs proches et partenaires augmentent l’accès au dépistage du VIH et améliore le diagnostic. La méthodologie utilisée dans cet article pourrait être reproduite dans différents contextes pour l'évaluation des programmes d’ADVIH, sans nécessité de systèmes de collecte additionnels.

  • Simo Fotso Arlette, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouamé Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Rouveau Nicolas, Doumenc-Aïdara Clémence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et ATLAS Team (2022) « Estimating the impact of HIV self-testing on HIV testing services, diagnoses, and treatment initiation at the population-level with routine data: the example of the ATLAS program in Côte d'Ivoire » (poster), présenté à 24th International AIDS Conference, Montreal. https://programme.aids2022.org/Abstract/Abstract/?abstractid=5409.
    Résumé : BACKGROUND: HIV self-testing (HIVST) is a critical testing approach particularly for reaching those at HIV risk who are hesitant or unable to access existing services. While the discreet and flexible nature of HIVST is appealing to users, these features can limit the ability for programmes to monitor and estimate the population-level impacts of HIVST implementation. This study triangulates publicly available routine programme data from Côte d'Ivoire in order estimate the effects of HIVST distribution on access to testing, conventional testing (self-testing excluded), HIV diagnoses, and antiretroviral treatment (ART) initiations. METHODS: We used quarterly programmatic data (Q3-2019 to Q1-2021) from ATLAS, a project that aims to promote and implement network-based HIVST distribution in West Africa, in addition to routine HIV testing services program data obtained from the PEPFAR dashboard. We performed ecological time series regression using linear mixed-models. RESULTS: Between Q3-2019 and Q1-2021, 99,353 HIVST kits were distributed by ATLAS in 78 health districts included in the analysis. The results (Table 1) show a negative but non-significant effect of the number of ATLAS HIVST on the volume of conventional tests (-190), suggesting the possibility of a slight substitution effect. Despite this, the the beneficial effect on access to testing is significant: for each 1000 HIVST distributed via ATLAS, 390 to 590 additional HIV tests were performed if 60% to 80% of HIVST are used . The effect of HIVST on HIV diagnosis was significant and positive, with 8 additional diagnoses per 1,000 HIVST distributed. No effect of HIVST was observed on ART initiations. CONCLUSIONS: Our study provides a standard methodology for estimating the population-level impact of HIVST that can be used across countries. It shows that HIVST distribution was associated with increased access to HIV testing and diagnosis in Côte d'Ivoire. Wide-scale adoption of this method will improve HIVST data quality and inform evidence-based programming.


  • Simo Fotso Arlette, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouamé Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Rouveau Nicolas, Doumenc-Aïdara Clémence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et for the ATLAS Team (2022) « Routine programmatic data show a positive population-level impact of HIV self-testing: the case of Côte d’Ivoire and implications for implementation », AIDS, 36 (13) (septembre 29), p. 1871–1879. DOI : 10.1097/QAD.0000000000003328. https://journals.lww.com/aidsonline/Fulltext/2022/11010/Routine_programmatic_data_show_a_positive.15.aspx.
    Résumé : Objectives:  We estimate the effects of ATLAS's HIV self-testing (HIVST) kit distribution on conventional HIV testing, diagnoses, and antiretroviral treatment (ART) initiations in Côte d’Ivoire. Design:  Ecological study using routinely collected HIV testing services program data. Methods:  We used the ATLAS's programmatic data recorded between the third quarter of 2019 and the first quarter of 2021, in addition to data from the President's Emergency Plan for AIDS Relief dashboard. We performed ecological time series regression using linear mixed models. Results are presented per 1000 HIVST kits distributed through ATLAS. Results:  We found a negative but nonsignificant effect of the number of ATLAS’ distributed HIVST kits on conventional testing uptake (−190 conventional tests; 95% confidence interval [CI]: −427 to 37). The relationship between the number of HIVST kits and HIV diagnoses was significant and positive (+8 diagnosis; 95% CI: 0 to 15). No effect was observed on ART initiation (−2 ART initiations; 95% CI: −8 to 5). Conclusions:  ATLAS’ HIVST kit distribution had a positive impact on HIV diagnoses. Despite the negative signal on conventional testing, even if only 20% of distributed kits are used, HIVST would increase access to testing. The methodology used in this paper offers a promising way to leverage routinely collected programmatic data to estimate the effects of HIVST kit distribution in real-world programs.
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