Bibliographie

2024


  • Becquet Valentine, Plazy Mélanie, Kissi Evelyne, Nouaman Marcellin, Coffie Patrick, Agoua Aline, Eholié Serge et Larmarange Joseph (2024) « “C'est difficile de la prendre tous les jours” : Initiations, arrêts précoces et perceptions de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) orale parmi les travailleuses du sexe en Côte d'Ivoire » (communication orale), présenté à 12e Conférence Internationale Francophone AFRAVIH, Yaoundé, Cameroon. https://hal.science/hal-04539829.
    Résumé : Objectifs Le projet PRINCESSE ANRS 12381 (12/2019 à 06/2023) a proposé une offre élargie en santé sexuelle et reproductive, incluant la prophylaxie pré-exposition (PrEP) orale, au sein d'une cohorte de travailleuses du sexe (TS) âgées de ≥18 ans dans la région de San Pedro en Côte d’Ivoire. Nous décrivons ici les initiations et les arrêts de la PrEP chez les participantes et explorons leurs perceptions pour en comprendre les obstacles et facilitateurs. Matériels et Méthodes Les soins étaient offerts dans une clinique communautaire et une clinique mobile opérant sur 10 sites de prostitution. L'analyse repose sur une méthodologie mixte incluant des entretiens qualitatifs avec 38 TS menés tout au long du projet et les fiches cliniques remplies par les médecins auprès de 416 TS VIH & VHB négatives. Résultats De nombreuses femmes reconnaissaient l'effet protecteur de la PrEP et témoignaient d’un fort intérêt pour initier (n=398 ; >96%). Parmi elles, 225 (57%) n’ont pas été revues dans les 6 semaines, 4 n'étaient plus intéressées, et seulement 169 (42%) ont effectivement initié. L’arrêt après l’initiation était fréquemment reporté par les TS, et les raisons incluaient les effets secondaires, la difficulté à prendre un traitement quotidien ou encore les périodes de mobilité avec arrêt du travail du sexe. Parmi les 169 ayant initié, 60 (36%) ont réalisé leur première visite de suivi, dont 16 (27%) ayant signalé avoir arrêté la PrEP. Parmi ces dernières, 4 (25%) ont déclaré ne plus être intéressées ; les autres ont reçu une nouvelle ordonnance. À chaque visite ultérieure de suivi, certaines TS avaient interrompu un temps la PrEP, et d’autres décidaient d’arrêter. Plus largement, la confiance dans la PrEP n'était pas totale parmi les femmes interrogées. Certaines ont rapporté des rumeurs et la crainte d'être identifiées comme séropositives par leurs collègues. D'autres semblaient ne pas avoir compris le fonctionnement de la PrEP quotidienne et utilisaient simultanément d'autres moyens pour se protéger contre le VIH, comme le lavement après un rapport sexuel sans préservatif. Conclusion Bien que la perte de vue des TS ait été un problème majeur, ce n'était pas la seule barrière à l'initiation et au maintien de la PrEP. Malgré un fort intérêt, peu ont initié et l'arrêt était fréquent, en partie lié aux périodes de mobilité. La PrEP orale n'est pas une solution miracle : il semble difficile pour les TS de l’articuler avec d'autres priorités quotidiennes. Elles (ré)évaluent, à chaque étape du processus, la balance bénéfices (« théoriques ») / contraintes (« palpables ») de la PrEP. Dans cette population spécifique de TS, il est urgent de trouver de nouvelles façons de simplifier la prévention biomédicale du VIH, que ce soit en termes de dispositifs (PrEP à longue durée d’action par exemple) ou d’allègement du suivi.


  • Boye Sokhna, Kouadio Alexis, Kouvahe Amélé Florence, Vautier Anthony, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Silhol Romain, Simo Fotso Arlette, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès, Elvis Georges Amani, Badiane Kéba, Bayac Céline, Bekelynck Anne, Boily Marie-Claude, Breton Guillaume, d’Elbée Marc, Desclaux Alice, du Loû Annabel Desgrées, Papa Moussa Diop, Doumenc-Aïdara Clémence, Ehui Eboi, Graham Medley, Jean Kévin, Keita Abdelaye, Kra Arsène Kouassi, Medley Graham, Moh Raoul, Cheikh Tidiane Ndour, Terris-Prestholt Fern, Métogara Mohamed Traore, Diallo Sanata, Papa Alioune Gueye, Geoffroy Olivier, Kabemba Odé Kanku, Abokon Armand, Anoma Camille, Diokouri Annie, Kouame Blaise, Kouakou Venance, Koffi Odette, Kpolo Alain-Michel, Tety Josiane, Traore Yacouba, Bagendabanga Jules, Berthé Djelika, Diakite Daouda, Diakité Mahamadou, Diallo Youssouf, Daouda Minta, Hessou Septime, Kanambaye Saidou, Kanoute Abdul Karim, Keita Dembele Bintou, Koné Dramane, Koné Mariam, Maiga Almoustapha, Nouhoum Telly, Sanogo Abdoulaye, Saran Keita Aminata, Sidibé Fadiala, Tall Madani, Yattassaye Camara Adam, Idrissa, Papa Amadou Niang Diallo, Fall Fatou, NDèye Fatou NGom Guèye, Ndiaye Sidy Mokhtar, Niang Alassane Moussa, Samba Oumar, Thiam Safiatou, Turpin Nguissali M. E., Bouaré Seydou, Camara Cheick Sidi, Eponon Ehua Agnes, Montaufray Marie-Anne, Mosso Rosine, Ndeye Pauline Dama, Sarrassat Sophie, Sow Souleymane et for ATLAS team (2024) « Organisation of testing services, structural barriers and facilitators of routine HIV self-testing during sexually transmitted infection consultations: a qualitative study of patients and providers in Abidjan, Côte d’Ivoire », BMC Infectious Diseases, 22 (1) (février 27), p. 975. DOI : 10.1186/s12879-023-08625-x. https://doi.org/10.1186/s12879-023-08625-x.
    Résumé : Consultations for sexually transmitted infection (STI) provide an opportunity to offer HIV testing to both patients and their partners. This study describes the organisation of HIV self-testing (HIVST) distribution during STI consultations in Abidjan (Côte d’Ivoire) and analyse the perceived barriers and facilitators associated with the use and redistribution of HIVST kits by STI patients.
    Mots-clés : Côte d’Ivoire, HIV, HIV self-testing, HIV testing offer, Screening, Self-testing, Sexually transmitted infections-STIs.


  • Coulaud Pierre-Julien, Salway Travis, Adams Nick, Ball William, Larmarange Joseph, Kelly-Irving Michelle et Knight Rod (2024) « Knowledge gaps in existing research exploring sexual fluidity and mental health among young adults », J Epidemiol Community Health (juin 29). DOI : 10.1136/jech-2023-221844. https://jech.bmj.com/content/early/2024/06/28/jech-2023-221844.
    Résumé : While there is a large body of evidence indicating that sexual minority youth experience inequitably high rates of mental health problems (eg, depression, suicidality), we know little about how temporal changes in sexual attractions, identities and behaviour may impact mental health (and other) outcomes. In this essay, we review existing research regarding sexual fluidity and mental health among young adults in order to identify critical knowledge gaps with respect to an epidemiological understanding of the relationship between these factors. We describe three gaps that in turn inform a larger public health research agenda on this topic. First, there are a number of methodological challenges given that fluidity can occur over short or long periods of time and across multiple dimensions of sexual orientation (eg, attractions, identities and behaviour) with various patterns (eg, directionality of change). Tailored measures that accurately and inclusively reflect diversities of sexual fluidity trajectories are needed. Second, causal relationships between sexual fluidity and mental health remain uncertain and unquantified. Third, little is known about how features of context (eg, gender norms and political climate) influence youth experiences with sexual fluidity and mental health. Finally, we propose a set of recommendations to address these knowledge gaps to improve the quality of epidemiological research involving young people.
    Mots-clés : EPIDEMIOLOGIC MEASUREMENTS, LONGITUDINAL STUDIES, MENTAL HEALTH, SEXUAL HEALTH.

  • Kissi Evelyne, Dedocoton Rose-Marcelle, Nouaman Marcellin, Plazy Mélanie, Coffie Patrick, Agoua Aline, Larmarange Joseph et Becquet Valentine (2024) « Facilitateurs et freins à l'adhésion et au maintien des travailleuses du sexe dans une cohorte de santé sexuelle (projet ANRS 12381 Princesse) à San-Pedro en Côte d'Ivoire » (communication orale), présenté à 12e Conférence Internationale Francophone AFRAVIH, Yaoundé, Cameroon. https://hal.science/hal-04539831.
    Résumé : Objectifs Le projet Princesse (novembre 2019-juin 2023) a implémenté un suivi chronique et communautaire en santé sexuelle et reproductive à destination des travailleuses du sexe (TS) dans la région de San Pedro en Côte d’Ivoire. Ce suivi était proposé directement sur les sites prostitutionnels via une clinique mobile. Au total, 489 femmes ont été incluses. La rétention était faible, moins d’un tiers des participantes se présentant aux visites trimestrielles. Nous analysons ici les facilitateurs et les freins à l’adhésion et au maintien des TS dans le projet, à travers leurs perceptions des bénéfices et des contraintes liés à leur participation au projet. Matériels et Méthodes Une étude qualitative a été menée avec trois temps de recueil entre mai 2022 et novembre 2023. Au total 16 entretiens biographiques avec des TS participantes au projet, 3 entretiens individuels avec des TS non participantes, 10 avec des participantes perdues de vue, et 3 groupes de discussion ont été réalisés. Résultats La présence de la clinique mobile directement sur les sites de prostitution, les stratégies avancées des éducatrices de paires et l’implication des gérants de site dans la mobilisation communautaire ont été rapportés par les TS comme facilitant leur engagement dans le dispositif Princesse. L’accueil et les compétences du personnel soignant, la distribution de préservatifs et de gel lubrifiant et la gratuité des soins et des médicaments ont également été rapportées comme facilitant leur maintien dans le suivi. À l'inverse, l’offre de soins jugées trop lourde a limité l’adhésion au dispositif : prélèvements de sang jugés excessifs ; rumeurs sur une revente de sang ; emplacement de la clinique mobile parfois trop éloigné et exposé aux indiscrétions ; visites jugées trop longues… À cela s’ajoute la forte mobilité des TS ; des retards dans la transmission des résultats d’analyses médicales ; une offre de soins ne couvrant pas tous les besoins exprimés ; des préservatifs et lubrifiants en quantités insuffisantes qui n’ont pas facilité la rétention de bon nombre de participantes dans le projet. Conclusion Nous relevons une forme de paradoxe autour de l’appréhension de l’offre de santé, qui apparaît aux TS comme insuffisante (besoins non couverts) tout en étant trop lourde (durée des visites). Les rumeurs autour de la gestion du sang, la forte mobilité des TS et les bénéfices matériels jugés insuffisants ont négativement impacté le désir d’engagement des TS. De même, les défis opérationnels (délais des résultats, ruptures de stocks, …) ont entaché la confiance des femmes sur le long terme. Cependant, le projet a pu compter sur son équipe (soignants et EP), qui s’est avérée être un levier important du maintien des TS dans le suivi à travers les liens de proximité et de confiance créés.


  • Kra Arsène Kouassi, Fotso Arlette Simo, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Silhol Romain, d’Elbée Marc, Vautier Anthony et Larmarange Joseph (2024) « HIV self-testing positivity rate and linkage to confirmatory testing and care: a telephone survey in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal », Peer Community Journal, 4 (juin). DOI : 10.24072/pcjournal.428. https://peercommunityjournal.org/articles/10.24072/pcjournal.428/.

  • Nouaman Marcellin, Coffie Patrick, Plazy Mélanie, Becquet Valentine, Eholié Serge et Larmarange Joseph (2024) « “Avant on traitait un peu à l'aveugle, c'était un diagnostic syndromique” : Perceptions des médecins dans une prise en charge globale des infections sexuellement transmissibles chez des travailleuses du sexe en Côte d'Ivoire » (communication orale), présenté à 12e Conférence Internationale Francophone AFRAVIH, Yaoundé, Cameroon. https://hal.science/hal-04539834.
    Résumé : Objectifs Le projet ANRS 12381 Princesse a proposé une offre de soins globale et communautaire en santé sexuelle et reproductive (SSR), dont la prise en charge des infections sexuellement transmissibles (IST) auprès des travailleuses du sexe (TS) ≥ 18 ans dans la région de San Pedro. Notre objectif est d’analyser les perceptions des médecins dans la prise en charge globale (PEC) des IST. Matériels et Méthodes Le dispositif de santé Princesse (26/11/2019 – 30/06/2023) comprenait pour la PEC des IST, à la fois en clinique mobile et fixe, un dépistage syndromique trimestriel des IST, ainsi que des prélèvements vaginaux et anaux pour la recherche annuelle de chlamydia trachomatis et de neisseria gonorrhée. Des entretiens individuels ont été réalisés en juin/juillet 2023 avec les quatre médecins intervenant dans la PEC des IST des participantes du projet, afin d’analyser leurs perceptions sur cette PEC. Résultats L’offre de dépistage et de PEC des IST a été bien appréciée par l’équipe médicale. Pour les médecins, l’acquisition de nouvelles connaissances pour la PEC des IST, la possibilité de réaliser des examens de laboratoire directement sur site et en clinique fixe, et le fait de pouvoir remettre directement des kits de soins IST aux patientes ont été un atout du projet et une source de motivation à travailler sur du long terme. Cela a également favorisé la création d’une relation de confiance entre les médecins et les TS. Cependant, certaines difficultés opérationnelles, incluant notamment un retard fréquent en approvisionnement des kits IST et le rendu tardif des analyses médicales, ont contribué, par moments, à entacher cette relation de confiance et ont compliqué la PEC des IST en temps voulu, la mise en place d’un traitement adéquat et un suivi régulier en cas d’IST, dans un contexte déjà tendu en raison de la forte mobilité des TS. Une autre limite relevée était la non PEC du ou des partenaires stables de la TS traitée, car ne permettant pas de rompre la chaîne de contamination et d’éviter les éventuelles réinfections. Enfin, l’inaccessibilité de certains sites du fait du mauvais état des routes en saisons pluvieuses a également compliqué la PEC des IST. Conclusion Le dépistage et la PEC des IST ont été perçus comme une réponse adaptée aux besoins en SSR des TS. Cependant, des barrières à la fois structurelles et opérationnelles ont rendu sa mise en œuvre complexe. La mise à disposition d’outils point of care, notamment l’utilisation de tests rapides IST, pourrait être pertinente pour cette population particulièrement mobile.

  • Schantz Clémence, Boisson Sarah, Larmarange Joseph et Teixeira Luis (2024) « Réfléchir sur les cancers du sein en pluridisciplinarité et à la lumière des rapports sociaux de genre : retour réflexif sur le projet SENOVIE » (communication orale), présenté à XXIIe Congrès International des Sociologues de Langue Française, Ottawa, Canada. https://hal.science/hal-04639785.
    Résumé : Le projet SENOVIE documente les vécus de femmes atteintes d’un cancer du sein dans plusieurs pays, s’inscrivant dans une vision globale des circulations des femmes et des ressources thérapeutiques. La particularité de ce projet est sa dimension internationale, avec des terrains au Bénin, France, Mali, Cambodge, et sa démarche intersectorielle avec des chercheur‧es universitaires venant de différentes disciplines (médecine, géographie, démographie, sociologie, anthropologie, santé publique), mais aussi des professionnel‧les de santé, et des associations de patientes. Nous proposons dans cette communication de présenter les enjeux d’une telle articulation disciplinaire sur un sujet au coeur de rapports de pouvoir liés au genre et adoptant une posture féministe. Sur quelles bases communes peuvent s’entendre et se rendre complémentaires ces différentes disciplines ? Quelles tensions et enjeux épistémologiques émergent de cette pluridisciplinarité ? Quelle compréhension des enjeux liés au genre par les différents acteurs et actrices ? La communication présentera un retour réflexif des membres de l’équipe sur des données et travaux du projet SENOVIE et leur analyse sous un prisme interdisciplinaire. Elle présentera les questionnements et défis que cette approche soulève.


  • Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Soni Nirali, Fotso Arlette Simo, Rouveau Nicolas, Vautier Anthony, Doumenc-Aïdara Clémence, Geoffroy Olivier, N'Guessan Kouassi Noel, Sidibé Younoussa, Kabemba Odé Kanku, Gueye Papa Alioune, Ndeye Pauline Dama, Mukandavire Christinah, Vickerman Peter, Keita Abdelaye, Ndour Cheikh Tidiane, Larmarange Joseph, Boily Marie-Claude et ATLAS Team (2024) « Potential population-level effects of HIV self-test distribution among key populations in Côte d'Ivoire, Mali, and Senegal: a mathematical modelling analysis », The Lancet HIV (juillet 8). DOI : 10.1016/S2352-3018(24)00126-7. https://www.thelancet.com/journals/lanhiv/article/PIIS2352-3018(24)00126-7/fulltext.
    Résumé : Background During 2019–21, the AutoTest VIH, Libre d'accéder à la connaissance de son Statut (ATLAS) programme distributed around 380 000 HIV self-testing kits to key populations, including female sex workers, men who have sex with men, and their partners, in Côte d'Ivoire, Mali, and Senegal. We aimed to estimate the effects of the ATLAS programme and national scale-up of HIV self-test distribution on HIV diagnosis, HIV treatment coverage, HIV incidence, and HIV-related mortality. Methods We adapted a deterministic compartmental model of HIV transmission in Côte d'Ivoire, parameterised and fitted to country-specific demographic, behavioural, HIV epidemiological, and intervention data in Côte d'Ivoire, Mali, and Senegal separately during 1980–2020. We simulated dynamics of new HIV infections, HIV diagnoses, and HIV-related deaths within scenarios with and without HIV self-test distribution among key populations. Models were separately parameterised and fitted to country-specific sets of epidemiological and intervention outcomes (stratified by sex, risk, age group, and HIV status, if available) over time within a Bayesian framework. We estimated the effects on the absolute increase in the proportion of people with HIV diagnosed at the end of 2021 for the ATLAS-only scenario and at the end of 2028 and 2038 for the HIV self-testing scale-up scenario. We estimated cumulative numbers of additional HIV diagnoses and initiations of antiretroviral therapy and the proportion and absolute numbers of new HIV infections and HIV-related deaths averted during 2019–21 and 2019–28 for the ATLAS-only scenario and during 2019–28 and 2019–38 for the HIV self-testing scale-up scenario. Findings Our model estimated that ATLAS could have led to 700 (90% uncertainty interval [UI] 500–900) additional HIV diagnoses in Côte d'Ivoire, 500 (300–900) in Mali, and 300 (50–700) in Senegal during 2019–21, a 0·4 percentage point (90% UI 0·3–0·5) increase overall by the end of 2021. During 2019–28, ATLAS was estimated to avert 1900 (90% UI 1300–2700) new HIV infections and 600 (400–800) HIV-related deaths across the three countries, of which 38·6% (90% UI 31·8–48·3) of new infections and 70·1% (60·4–77·3) of HIV-related deaths would be among key populations. ATLAS would avert 1·5% (0·8–3·1) of all HIV-related deaths across the three countries during this period. Scaling up HIV self-testing would avert 16·2% (90% UI 10·0–23·1) of all new HIV infections during 2019–28 in Senegal, 5·3% (3·0–8·9) in Mali, and 1·6% (1·0–2·4) in Côte d'Ivoire. HIV self-testing scale-up among key populations was estimated to increase HIV diagnosis by the end of 2028 to 1·3 percentage points (90% UI 0·8–1·9) in Côte d'Ivoire, 10·6 percentage points (5·3–16·8) in Senegal, and 3·6 percentage points (2·0–6·4) in Mali. Interpretation Scaling up HIV self-test distribution among key populations in western Africa could attenuate disparities in access to HIV testing and reduce infections and deaths among key populations and their partners. Funding Unitaid, Solthis, the UK Medical Research Council Centre for Global Infectious Disease Analysis, the EU European & Developing Countries Clinical Trials Partnership programme, and the Wellcome Trust.
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  • Youssoufa Hasna, Nouaman Marcellin, Bernard Charlotte, Becquet Valentine, Coffie Patrick, Agoua Aline, Eholié Serge, Larmarange Joseph et Plazy Mélanie (2024) « Vulnérabilité et détresse psychologique des travailleuses du sexe en Côte d'Ivoire » (communication orale), présenté à 12e Conférence Internationale Francophone AFRAVIH, Yaoundé, Cameroon. https://hal.science/hal-04539824.
    Résumé : Objectifs Malgré la vulnérabilité des travailleuses du sexe (TS), il y a peu de littérature sur la santé mentale dans cette population, alors qu’elles sont davantage exposées à certains facteurs de risque. Cette étude a donc pour objectif de déterminer la fréquence de la détresse psychologique et d’identier les facteurs associés chez des TS en Côte d’Ivoire. Matériels et Méthodes Le projet ANRS 12381 PRINCESSE, cohorte interventionnelle monobras de TS âgées de 18 ans ou plus, a été conduit entre novembre 2019 et juillet 2023 dans la région de San Pedro, Côte d’Ivoire, afin d’évaluer une offre de soins globale et communautaire en santé sexuelle et reproductive, via des cliniques mobiles se déplaçant sur des sites prostitutionnels. Les TS étaient invitées à répondre à un questionnaire socio-comportemental (SOC) d’environ 30min trois mois après leur inclusion dans la cohorte. Patient-Health Questionnaire (PHQ-4) a permi de décrire le signes de détresse psychologique (aucun, léger, modéré, grave) à partir de 4 questions : 2 sur l’anxiété (« se sentir nerveuse/anxieuse/tendue » ; « être incapable d’arrêter de s’inquiéter »), et 2 sur la dépression (« avoir peu d’intérêt/plaisir à faire des choses » ; « se sentir triste/déprimée/désespérée »). Une régression logistique multivariée a permis d’identifier les facteurs associés au fait d’avoir des signes de détresse psychologique. Résultats Parmi les 489 TS incluses, 253 TS ont complété au moins un questionnaire SOC. Parmi elles, 32% avaient des signes légers de détresse psychologique (68% n’avaient aucun signe). Chez les 230 TS sans données manquantes, les facteurs associés avec le fait d’avoir des signes de détresse psychologique étaient : l’âge avancé (8% de détresse psychologique chez les 19-24 ans versus 32% chez les 25-30 ans (Odd Ratio ajusté (ORa)=4,8 [IC95%=1,2-26,2]), 36% chez les 31-40 ans (ORa=6,3 [1,7-33,8]) et 64% chez les 41 ans et plus (ORa=15,4 [3,3-94,7])), percevoir sa situation financière comme très difficile vs juste (43% vs 13%, ORa=6,3 [1,7-33,8]), être séropositive au VIH (63% vs 28%, ORa=5,5 [1,9-17,8]), pratiquer le travail du sexe de manière irrégulière vs quotidiennement (62% vs 27%, ORa=3,9 [1,4-11,3]), déclarer de la violence de la part d’un partenaire régulier (62% vs 29%, ORa=5,1 [1,7-15,8]) et de la part d’amis/famille (49% vs 29%, ORa=2,9 [1,2-7,4]), avoir un support émotionnel pauvre vs bon 73% vs 29%, ORa=3,7 [1,1-13,7]) et avoir une très faible estime de soi vs moyenne ou supérieure (65% vs 26%, ORa=6,9 [2,0-26,7]). Conclusion Bien que le PHQ-4 ne soit pas un outil diagnostic, les résultats mettent en évidence que les TS isolées, précaires, vivant avec le VIH et/ou subissant des violences, sont les plus vulnérables à développer des signes de détresse psychologiques. Ils soulignent la nécessité de d’intégrer un dépistage et une prise en charge ciblée dans les programmes de soins offerts aux TS.

2023


  • Alter George, Gregory Arofan, Mceachern Steven, Bell Darren S., Burke Derek, Chen Robert, Cardacino Alessio, Chaya Nada, Barraclough David, Brownlee Rowan, Emery Tom, Gerland Patrick, Giudici Cristina, Gozalov Abdulla, Greising Edgardo, Ionescu Sanda, Jääskeläinen Taina, Kanjala Chifundo, Kantorova Vladimira, Larmarange Joseph, Lattes Pablo, Lyle Jared, Magnuson Diana, Meinhart Melissa, Mishra Santosh Kumar, Silva Romesh, Spoorenberg Thomas, Ueffing Philipp et Winkler Jay (2023) FAIR Vocabularies in Population Research: report of the IUSSP-CODATA Working Group on FAIR Vocabularies, Report, IUSSP ; CODATA. https://hal.science/hal-04096418.
    Résumé : This report describes the role of controlled vocabularies in the documentation and dissemination of demographic data in the light of the FAIR principles that all data should be “Findable, Accessible, Interoperable, and Reusable” by both humans and machines (Wilkinson et al., 2016). Population research is an empirically focused field with a long tradition of widely shared, easily accessible, data collections. The FAIR Principles point to ways that this tradition can be enhanced by taking advantage of emerging standards and technologies. Our work builds on the “Ten Simple Rules for making a vocabulary FAIR” (Cox et al., 2021), prepared by a group formed at a workshop convened by CODATA and DDI to describe how a FAIR vocabulary will work with international standards for documenting and sharing social science data. Controlled vocabularies play a central role in data sharing by associating data with concepts and by defining which categories or codes may be applied. FAIR vocabularies specify globally accessible persistent identifiers to distinguish data items that are the same from those that are different. Consider the most basic variable in demographic analysis: age. The Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) has a list of 643 age categories, while the UN Population Division copes with more than 1100 age groups. If the meanings of variables in a dataset are only available through human-readable documentation, like a pdf, harmonizing data from two providers will remain a tedious manual process. However, if the age categories are linked to persistent identifiers in machine actionable metadata, software can be programmed to harmonize age groupings. If these operations are performed across dozens of variables in hundreds of data sources, enormous amounts of human time will be saved. Construction of the infrastructure for FAIR data has begun. Demographic concepts are already included in vocabularies developed by other disciplines, like medicine, with definitions that conflict with usage in population research. Therefore, there is a need for a FAIR vocabulary of demographic concepts endorsed by an authoritative institution in the field of population science. IUSSP has a long history of working with the UN and other agencies to define demographic concepts (International Union for the Scientific Study of Population, 1954; Vincent, 1953). Those efforts currently exist in electronic forms (Demopædia and Demovoc) that provide a base for a multilingual FAIR Vocabulary of Demography. We argue that a FAIR Vocabulary of Demography will have important benefits for the population research community represented by IUSSP, and we conclude with recommendations for IUSSP and other important organizations. In addition to summarizing the activities of the Working Group, this report is intended to serve as an introduction to the standards and infrastructure used to share social science data. Most demographers have never heard of URIs, SDMX, or DDI, even though they use services from the UN, ILO, OECD, CESSDA, IPUMS, and other organizations that depend on these standards. Understanding key features of the international data infrastructure will help IUSSP leadership to influence its development.

  • Becquet Valentine, Plazy Mélanie, Kissi Evelyne, Nouaman Marcellin N., Coffie Patrick, Eholié Serge et Larmarange Joseph (2023) « “It’s hard to take it every day”: initiations, discontinuations& perceptions of oral preexposure prophylaxis among female sex workers in Côte d’Ivoire » (communication orale), présenté à AIDS Impact Conference, Stockholm. https://hal.science/hal-04119974.
    Résumé : Introduction/objective(s) The paper aims to describe oral preexposure prophylaxis (PrEP) initiations and discontinuations among female sex workers (FSWs) in Côte d’Ivoire, and to elaborate broader considerations about their perceptions, through barriers and facilitators of PrEP use. Methods The ANRS 12381 PRINCESSE project provides a comprehensive sexual and reproductive healthcare package, including PrEP, among a cohort of FSWs aged ≥18 years in the San Pedro region. This package is offered in a community clinic and through a mobile clinic operating on 10 prostitution sites (visited every two weeks) for 45 months (12/2019-06/2023). The analysis is based on qualitative interviews with 38 FSWs conducted in December 2019, September 2021, March and May 2022, and clinical records related to PrEP use filled out by the physicians. Results Interviews showed that many women identified the protective effect of PrEP against HIV despite sometimes being afraid of side effects. Few women reported perceiving no benefit of PrEP compared to condoms. End-February 2023, 406 HIV- and HBV-negative women were included : 388 (96%) declared their interest in PrEP. Among them, 218 (56%) exited care within 6 weeks, 4 were not interested in PrEP anymore, and only 165 (43%) initiated PrEP. In interviews, some women explained having stopped PrEP immediately because of side effects. Some women also reported having stopped PrEP after a few weeks because of their difficulties in taking a daily treatment at a fixed time. FSWs also shared that a major reason for PrEP discontinuation is related to periods of mobility when they leave to visit their families and no longer work. These women sometimes re-initiated PrEP, but not immediately after starting sex work again. Among the 165 FSWs who initiated PrEP, 60 (36%) attended their first PrEP follow-up visit, of whom 16 (27%) reported having discontinued PrEP. Among the latest, 4 (25%) reported not being interested anymore. The other 12 and the 44 who did not discontinue PrEP received a second prescription. At each subsequent visit of PrEP follow-up, a part of the women reported PrEP discontinuation, and some decided to stop PrEP. More broadly, the confidence in PrEP is not total among women interviewed. Some reported rumours and fear of being identified as HIV-positive among colleagues. Others used simultaneously other means to protect against HIV, such as enema after condomless sex, because PrEP is taken once a day and not after each intercourse. Discussion/conclusion/implications Although loss to follow-up was a major issue, it was not the only barrier to PrEP initiation and retention. Despite high levels of interest in PrEP, PrEP discontinuation was frequent, partly linked to periods of mobility. Oral daily PrEP is not a magic bullet : it sometimes appears difficult for FSWs to articulate PrEP with other daily priorities. FSWs regularly evaluate the balance between constraints and benefits at each step of the process. In this specific population of FSWs, there is an urgent need to find new ways of simplifying HIV biomedical prevention.


  • d’Elbée Marc, Terris-Prestholt Fern, Briggs Andrew, Griffiths Ulla Kou, Larmarange Joseph, Medley Graham Francis et Gomez Gabriella Beatriz (2023) « Estimating health care costs at scale in low- and middle-income countries: Mathematical notations and frameworks for the application of cost functions », Health Economics, 2023 (juin 18), p. 1-18. DOI : 10.1002/hec.4722. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/hec.4722.
    Résumé : Appropriate costing and economic modeling are major factors for the successful scale-up of health interventions. Various cost functions are currently being used to estimate costs of health interventions at scale in low- and middle-income countries (LMICs) potentially resulting in disparate cost projections. The aim of this study is to gain understanding of current methods used and provide guidance to inform the use of cost functions that is fit for purpose. We reviewed seven databases covering the economic and global health literature to identify studies reporting a quantitative analysis of costs informing the projected scale-up of a health intervention in LMICs between 2003 and 2019. Of the 8725 articles identified, 40 met the inclusion criteria. We classified studies according to the type of cost functions applied—accounting or econometric—and described the intended use of cost projections. Based on these findings, we developed new mathematical notations and cost function frameworks for the analysis of healthcare costs at scale in LMICs setting. These notations estimate variable returns to scale in cost projection methods, which is currently ignored in most studies. The frameworks help to balance simplicity versus accuracy and increase the overall transparency in reporting of methods.
    Mots-clés : cost functions, econometrics, health economics, low- and middle-income countries, microeconomics, production costs.

  • Fotso Arlette Simo, Kouassi Arsene Kra, Boily Marie-Claude, Silhol Romain, Vautier Anthony et Larmarange Joseph (2023) « Knowledge, attitude and practices towards HIV testing following the introduction of self-testing: The case of the ATLAS project in Côte d’Ivoire » (poster), présenté à AIDS Impact Conference, Stockholm. https://hal.science/hal-04120627.
    Résumé : Background HIV testing is a central element of the strategy to end AIDS epidemic, as status awareness is the entry point to HIV care. In West Africa, only 68% of people living with HIV (PLHIV) were aware of their HIV status in 2019. To address the testing gap, the ATLAS project distributed a total of 400000 self-tests (HIVST) in three West African countries between 2019 and 2022, including 200 000 kits in Côte d’Ivoire. The aim of this study is to assess levels and correlates of knowledge, attitude and practice towards HIV conventional testing (tests other than HIVST) and self-testing after the introduction of HIVST in Cote d’Ivoire. Method We conducted the population-based cross-sectional in the Bas-Sassandra District of Côte d’Ivoire, 24 months after HIVST was introduced in the region by ATLAS. ATLAS Household Survey (AHS) used a three-stage stratified sampling approach – 3 of the strata are the 3 departments with ATLAS activities and 1 includes departments with almost none, each further stratified on urban and rural settings. Face-to- face interviews were conducted in a representative a sample of the population aged 15-49. One main objective of the survey was to assess the effect of the ATLAS initiative on HIV testing. Weighed proportions and chi-square tests were used to assess knowledge of, attitude towards and practice of HIV conventional and self testing, comparing male and female on the one hand and departments with and without ATLAS HIVST distribution activities on the other hand. Logistic regressions were used to identified factors associated with knowledge of, attitude towards and practice of HIV conventional and self testing (ongoing analysis). Preliminary results A total of 6274 people with median age of 29 were interviewed and completed the questionnaire (3205 males and 3069 females). Most participants were in couple (44% males and 59% females) and have attended school (63% males and 45% females). Despite most participants knowing about HIV-AIDS (97 % Males and 96% females), very few reported having heard about HIVST (11% males and 10% females). However, most participants showed a positive attitude toward HIVST and reported that they would be interested/very interested to use it if freely available for themselves (75% males and 71% females), as well as for their sexual partners. About 18% of females and 10% of males reported having performed at least 1 conventional test in the last 12 months, while 3% of participants had already used a HIVST in the past. Conclusion Although knowledge and use of HIVST remain relatively low in the region, participants show a positive attitude toward HIVST, and express willingness to use it if freely available. Next results will tell how the observed results differ between participants living in department with ATLAS HIVST distribution and others, and how significant are the differences. It will also provide an overview of associated factors. This will provide policy makers with tools for potential actions in order to improve HIV testing and advance progress towards UNAIDS targets to achieve 95 % of PLHIV who know their status by 2025.

  • Kouassi Arsene Kra, Fotso Arlette Simo, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Silhol Romain, d’Elbée Marc, Vautier Anthony et Larmarange Joseph (2023) « Estimating HIV self-testing positivity rate and linkage to confirmatory testing and care: a telephone survey in Côte d’Ivoire, Mali and Senegal » (communication orale), présenté à AIDS Impact Conference, Stockholm. https://hal.science/hal-04120705.
    Résumé : Background HIV self-testing (HIVST) empowers individuals and allow them to decide when/where to test and with whom to share their result. Between 2019 and 2022, the ATLAS program distributed 400 000 HIVST kits in a mixed epidemic context (Côte d’Ivoire, Mali and Senegal), prioritizing key populations, including female sex workers (FSW) and men who have sex with men (MSM), and encouraged secondary distribution of HIVST to their partners, peers and FSW clients. To preserve its confidential nature, distributed HIVST kits were not systematically tracked. An anonymous phone survey was implemented among its users to estimate test positivity rates and linkage to confirmatory testing and care. Methods We conducted a two-step survey. Between March and June 2021, participants were recruited using dedicated leaflets distributed with HIVST kits, inviting users to call a free phone number anonymously (participation was rewarded USD $3.40) and to complete a sociobehavioural questionnaire (phase 1), including the self-reported number of visible lines on their HIVST kits and their interpretation of results. In September and October 2021, participants who reported a reactive HIVST result in phase 1 and agreed to be re-contacted were recalled to complete a short questionnaire (phase 2) on linkage to confirmatory testing and care. Results During phase 1, 2 615 participants were recruited: 2 346 (89.7%) reported a consistent HIVST result (2 visible lines and result interpreted as reactive; one line and interpreted as non-reactive; or no/one line and interpreted as invalid), 48 (1.8%) reported an inconsistent result and 221 (8.5%) did not know (DK) how to interpret their result or refused to answer. HIVST positivity rates ranged from 2.4% to 4.5%, depending on different assumptions (self-interpreted result or reported number of lines, inclusion or exclusion of DK and refusals). Among men who received an HIVST through activities targeting MSM, positivity rates ranged from 3.2% to 4.8%, and from 2.2% to 4.2% for women reached through activities targeting FSW. Among 126 phase 1 participants eligible for phase 2, 120 agreed to be re-contacted, and 78 fully completed the phase 2 questionnaire. Among the 27 who reported a consistent reactive result in the phase 1 questionnaire, 15 (56%, 95%CI: 36-74%) linked to confirmatory test, including 12 (80%) confirmed HIV-positive, which all started treatment (100%). Linkage was lower among those who reported an inconsistent result in phase 1(37%, 95%CI: 24-52%). Among those confirming reactive self-tests, 53% did it in less than one week following self-testing, and 91% in less than three months. Two-thirds (65%) went to a general public facility and one-third to a facility dedicated to key populations. Conclusion Our HIVST distribution strategy successfully reached people living with HIV in West Africa. Linkage to confirmatory testing remained sub-optimal in these first years of HIVST implementation. However, if confirmed HIV-positive, almost all initiated treatment. The majority of those who linked to confirmatory testing went to a general facility, suggesting that HIVST has the potential to reach more discrete populations. HIVST constitutes a complementary tool to existing screening services.


  • Kra Arsène Kouassi, Fosto Arlette Simo, N’guessan Kouassi Noël, Geoffroy Olivier, Younoussa Sidibé, Kabemba Odé Kanku, Gueye Papa Alioune, Ndeye Pauline Dama, Rouveau Nicolas, Boily Marie-Claude, Silhol Romain, d’Elbée Marc, Maheu-Giroux Mathieu, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et on behalf of the ATLAS team (2023) « Can HIV self-testing reach first-time testers? A telephone survey among self-test end users in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal », BMC Infectious Diseases, 22 (1) (septembre 25), p. 972. DOI : 10.1186/s12879-023-08626-w. https://doi.org/10.1186/s12879-023-08626-w.
    Résumé : Coverage of HIV testing remains sub-optimal in West Africa. Between 2019 and 2022, the ATLAS program distributed ~400 000 oral HIV self-tests (HIVST) in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal, prioritising female sex workers (FSW) and men having sex with men (MSM), and relying on secondary redistribution of HIVST to partners, peers and clients to reach individuals not tested through conventional testing. This study assesses the proportion of first-time testers among HIVST users and the associated factors.
    Mots-clés : Côte d’Ivoire, HIV self-testing, Key populations, Mali, Phone‐based survey, Senegal, West Africa.


  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Boye Sokhna, Maheu-Giroux Mathieu, Rouveau Nicolas, Vautier Anthony, Camara Cheick Sidi, Kouadio Brou Alexis, Sow Souleymane, Doumenc-Aidara Clémence, Gueye Papa Alioune, Geoffroy Olivier, Kamemba Odé Kanku, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Keita Abdelaye, Larmarange Joseph et for the ATLAS team (2023) « “I take it and give it to my partners who will give it to their partners”: Secondary distribution of HIV self-tests by key populations in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal », BMC Infectious Diseases, 22 (1) (mai 24), p. 970. DOI : 10.1186/s12879-023-08319-4. https://doi.org/10.1186/s12879-023-08319-4.
    Résumé : HIV epidemics in Western and Central Africa (WCA) remain concentrated among key populations, who are often unaware of their status. HIV self-testing (HIVST) and its secondary distribution among key populations, and their partners and relatives, could reduce gaps in diagnosis coverage.
    Mots-clés : ATLAS, HIVST, Key population, Secondary distribution, West and Central Africa.

  • Larmarange Joseph (2023) « Recherche interventionnelle : transformer des innovations efficaces en interventions efficientes » (communication orale), présenté à Journées scientifiques 2023 de l'ANRS | Maladies infectieuses émergentes, Paris. https://hal.ird.fr/ird-04039578.

  • Larmarange Joseph (2023) « PrEP injectable dans les pays à ressources limitées, promesses et défis », Vih.org, avril 26. https://vih.org/20230426/prep-injectable-dans-les-pays-a-ressources-limitees-une-modelisation-prometteuse/.
    Résumé : Une étude de modélisation publiée fin 2022 tente de répondre, pour le cas sud-africain, à deux questions: quels seraient les impacts de santé publique d’un programme de PrEP injectable par rapport à un programme de PrEP orale ? à quel coût de la PrEP injectable celle-ci serait-elle plus coût-efficace que la PrEP orale ?

  • Larmarange Joseph (2023) PrevR: Estimating Regional Trends of a Prevalence from a DHS and Similar Surveys, version 5.0.0. https://cran.r-project.org/web/packages/prevR/index.html.
    Résumé : Spatial estimation of a prevalence surface or a relative risks surface, using data from a Demographic and Health Survey (DHS) or an analog survey, see Larmarange et al. (2011) <doi:10.4000/cybergeo.24606>.
    Mots-clés : OfficialStatistics.

  • Larmarange Joseph (2023) « Recherche interventionnelle dans la lutte contre le VIH : apport des sciences sociales et des sciences de la mise en œuvre pour transformer des innovations efficaces en interventions efficientes » (communication orale), présenté à Afrique Global Health, Dakar. https://hal.science/hal-04133715.

  • Larmarange Joseph (2023) « Transforming effective innovations into efficient interventions: contributions from social and implementation sciences » (communication orale), présenté à 40 years of HIV science, par Institut Pasteur et ANRS|MIE, Paris, France. https://hal.science/hal-04316678.
    Résumé : The history of the fight against AIDS has been marked by the development of major scientific and biomedical innovations: antiretroviral treatments, rapid screening tests, pre-exposure prophylaxis... However, these innovations have often been insufficient on their own to curve the epidemics. It has also been essential to innovate in terms of funding, organisation of services and care, advanced "out-of-hospital" strategies, human rights, taking account of the specific characteristics of the most vulnerable populations, etc. Effective innovation will be ineffective if it is not adapted to the social, cultural, and legal constraints faced by populations and to the structural, organisational, and economic constraints of healthcare systems. Hence the need for a genuine science of implementation that is necessarily interdisciplinary and intersectoral.

  • Larmarange Joseph (2023) « Santé sexuelle & Consentement \times Introduction par le grand témoin » (communication orale), présenté à Colloque Santé sexuelle et consentement par URACA Basiliade et COREVIH IDF-Nord, Paris, France. https://hal.science/hal-04307854.

  • Larmarange Joseph, Bachanas Pamela, Skalland Timothy, Balzer Laura B., Iwuji Collins, Floyd Sian, Mills Lisa A., Pillay Deenan, Havlir Diane, Kamya Moses R., Ayles Helen, Wirth Kathleen, Dabis François, Hayes Richard, Petersen Maya et UT³C consortium (2023) « Population-level viremia predicts HIV incidence at the community level across the Universal Testing and Treatment Trials in eastern and southern Africa », PLOS global public health, 3 (7), p. e0002157. DOI : 10.1371/journal.pgph.0002157.
    Résumé : Universal HIV testing and treatment (UTT) strategies aim to optimize population-level benefits of antiretroviral treatment. Between 2012 and 2018, four large community randomized trials were conducted in eastern and southern Africa. While their results were broadly consistent showing decreased population-level viremia reduces HIV incidence, it remains unclear how much HIV incidence can be reduced by increasing suppression among people living with HIV (PLHIV). We conducted a pooled analysis across the four UTT trials. Leveraging data from 105 communities in five countries, we evaluated the linear relationship between i) population-level viremia (prevalence of non-suppression-defined as plasma HIV RNA >500 or >400 copies/mL-among all adults, irrespective of HIV status) and HIV incidence; and ii) prevalence of non-suppression among PLHIV and HIV incidence, using parametric g-computation. HIV prevalence, measured in 257 929 persons, varied from 2 to 41% across the communities; prevalence of non-suppression among PLHIV, measured in 31 377 persons, from 3 to 70%; population-level viremia, derived from HIV prevalence and non-suppression, from < 1% to 25%; and HIV incidence, measured over 345 844 person-years (PY), from 0.03/100PY to 3.46/100PY. Decreases in population-level viremia were strongly associated with decreased HIV incidence in all trials (between 0.45/100PY and 1.88/100PY decline in HIV incidence per 10 percentage points decline in viremia). Decreases in non-suppression among PLHIV were also associated with decreased HIV incidence in all trials (between 0.06/100PY and 0.17/100PY decline in HIV incidence per 10 percentage points decline in non-suppression). Our results support both the utility of population-level viremia as a predictor of incidence, and thus a tool for targeting prevention interventions, and the ability of UTT approaches to reduce HIV incidence by increasing viral suppression. Implementation of universal HIV testing approaches, coupled with interventions to leverage linkage to treatment, adapted to local contexts, can reduce HIV acquisition at population level.


  • Larmarange Joseph et Broqua Christophe (2023) « Les hommes bisexuels sont moins exposés au virus de l’immunodéficience humaine que les homosexuels exclusifs en Afrique subsaharienne », Santé Publique, 34 (HS2) (mai 7), p. 123. DOI : 10.3917/spub.hs2.0123. https://hal.science/hal-04136246.
    Résumé : Introduction : En Afrique subsaharienne, comme dans le reste du monde, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) sont plus exposés à l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) que la population générale. Les bisexuels sont souvent perçus comme plus à risque que les homosexuels exclusifs. But de l’étude : Nous proposons une synthèse des connaissances sur l’exposition au VIH des homo-bisexuels à partir d’une revue des enquêtes épidémiologiques réalisées en Afrique subsaharienne depuis 2005. Résultats : Nous avons étudié 355 publications et avons identifié 62 mesures de l’association entre bisexualité et prévalence du VIH et 8 mesures de l’association entre bisexualité et incidence. À l’exception de 4 mesures sur 62, la prévalence du VIH observée parmi les bisexuels était inférieure ou égale à celle des homosexuels exclusifs. En matière d’incidence, toutes les études identifiées sauf une observent une incidence du VIH plus faible ou égale parmi les bisexuels. Du point de vue comportemental, la majorité des études n’ont pas relevé de différence d’utilisation du préservatif. Les bisexuels ont parfois une fréquence de rapports sexuels moindre et systématiquement moins de rapports anaux réceptifs. Ils ont commencé leur vie homosexuelle plus tardivement, ont eu moins de partenaires et sont moins nombreux à connaître leur statut VIH. Conclusions : Les bisexuels sont moins exposés au VIH que les homosexuels exclusifs, notamment en raison de différences comportementales. Il importe que les programmes de prévention et de traitement à destination des HSH prennent en compte les spécificités des bisexuels et conçoivent des offres différenciées.


  • Larmarange Joseph et Broqua Christophe (2023) « Bisexual men are at less risk of HIV infection than exclusive gay men in sub-Saharan Africa », Sante Publique, 34 (HS2) (septembre 25), p. 123-132. DOI : 10.3917/spub.hs2.0123. https://www.cairn-int.info/journal-sante-publique-2022-HS2-page-123.htm.

  • Larmarange Joseph et Broqua Christophe (2023) « Orientation sexuelle et identité de genre : quelles catégories d'enquête en Afrique subsaharienne ? », in Minorités de genre et de sexualité : objectivation, catégorisations et pratiques d'enquête, éd. par Wilfried Rault et Mathieu Trachman, Ined Éditions, p. 191-207. (Méthodes et Savoirs). https://hal.science/hal-04194856.
    Résumé : À l’inverse de quelques travaux pionniers en sciences humaines et sociales, la question de l’homosexualité masculine est restée inexistante dans les enquêtes quantitatives en Afrique subsaharienne jusqu’au début des années 2000, malgré les épidémies de VIH qui ravageaient le continent. C’est en 2005 qu’est publiée, pour la première fois, une étude quantitative bio-comportementale (Wade et al., 2005) sur une population d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) en Afrique – en l’occurrence au Sénégal. Le principal résultat concernait la prévalence du VIH : sur les 463 hommes interrogés, 22 % étaient infectés par le VIH, et ce dans un pays, le Sénégal, connu pour sa faible prévalence en population générale (moins de 1 %). Mais l’enquête apportait aussi d’autres informations importantes, notamment au sujet de l’orientation sexuelle : 94 % des répondants déclaraient avoir eu des relations sexuelles avec des femmes au moins une fois au cours de leur vie. Cette proportion élevée d’hommes ayant des pratiques bisexuelles est devenue un élément récurrent des enquêtes sur les HSH en Afrique, et l’un des aspects les plus discutés. Depuis le milieu des années 2000, parallèlement à une attention internationale croissante accordée aux HSH dans les pays à ressources limitées et une pression politique des bailleurs internationaux pour la prise en compte des populations dites « clés » dans la riposte aux épidémies de VIH, les enquêtes quantitatives sur les HSH se sont développées exponentiellement en Afrique subsaharienne. À partir des années 2010, une partie d’entre elles aussi exploré l’identité de genre et certaines publications ont concerné plus, spécifiquement, les personnes « transgenres ». Ce chapitre fait le point sur ces dimensions telles qu’elles apparaissent dans la littérature disponible, en examinant les connaissances dont nous disposons sur les différentes populations que recouvre la catégorie HSH. À partir d’une revue de littérature exhaustive, nous recensons les catégories que mettent en évidence les enquêtes quantitatives du point de vue de l’orientation sexuelle (articulant plusieurs dimensions, dont le pôle d’activité sexuelle, l’orientation sexuelle déclarée et l’attirance sexuelle) et de l’identité de genre. L’objectif est de savoir si les dimensions investiguées sont suffisantes pour la compréhension fine, tant des logiques sociales de la sexualité que des comportements et des identités, et de questionner la façon dont est pensée la diversité des profils au sein de la catégorie HSH. Nous faisons l’hypothèse que les catégories utilisées sont importées des pays du Nord et plaquées sur les pays africains au détriment des catégories et représentations locales, en suivant un agenda international lié à l’épidémie de VIH, qui dicte la définition des catégories à investiguer. Après de nombreuses décennies au cours desquelles s’est construite l’image d’un continent exclusivement hétérosexuel, le développement exponentiel des enquêtes épidémiologiques sur les HSH en Afrique ne témoigne-t-il pas lui aussi d’un travers, certes inverse, en dessinant des formes d’orientation sexuelle et d’identité de genre minoritaires de manière réductrice et schématique ?

  • Larmarange Joseph, Fotso Arlette Simo, Yabo Yao, Dahourou Désiré Lucien, Godin Zélie, Kadio Kadidiatou, Sondo Apoline, Valentin Louis, Altmann Mathias et Bekelynck Anne (2023) « Réalisation d’une enquête téléphonique répétée auprès de médecins burkinabés en contexte Covid : retour d’expérience de l’enquête CAP-CoV-BF » (communication orale), présenté à 12e Colloque Francophone sur les Sondages. https://hal.ird.fr/ird-04043479.
    Résumé : Introduction. Les médecins, premières personnes exposées et victimes des épidémies, sont au cœur des dispositifs de riposte à l’épidémie de Covid-19. Au printemps 2020, au cœur de la première vague épidémique, il est apparu essentiel de pouvoir documenter les connaissances, attitudes et pratiques (CAP) de ces maillons essentiels de la lutte contre la Covid-19 au Burkina Faso. Leur compréhension de la maladie, l’impact de la maladie sur leurs pratiques professionnelles, leur accès au matériel de protection, etc. sont autant d’aspects qui peuvent impacter directement la santé publique, nécessitant des prises de mesures par les autorités nationales. L’objectif principal de cette étude était de fournir aux acteurs nationaux impliqués dans la gestion de la crise des données probantes régulières et représentatives à l’échelle nationale sur les connaissances, attitudes et pratiques des médecins au Burkina Faso. Méthode. L’enquête CAP-CoV-BF a pu être financée dans le cadre du programme Aphro-CoV financé par l’Agence Française le Développement et mis en œuvre par le consortium REACTing. Le protocole de l’enquête a été développé en mai et juin 2020 et soumis au Comité d’Éthique pour la recherche en santé du Burkina Faso en juin 2020. L’enquête a été approuvée fin août. L’enquête CAP-CoV-BF est une série de trois vagues d’enquêtes quantitatives transversales (échantillons indépendants) par téléphone réalisée auprès d’un échantillon représentatif d’environ 200 médecins sur l’ensemble du territoire burkinabè. Les trois vagues ont été réalisées à différents stades de l’épidémie burkinabé : (i) alors que le nombre de cas était relativement peu important et plutôt stable en septembre 2020 ; (ii) début décembre 2020 alors que le pays faisait face au début d’un nouveau pic épidémique ; (iii) fin février 2021 à la fin de la vague épidémique ayant démarré en décembre 2020. La base d’échantillonnage était l’annuaire de l’ordre national des médecins du Burkina Faso (3548 médecins enregistrés). Résultats. Avant chaque vague d’enquête, 750 médecins étaient tirés au sort et recevaient un SMS de préannonce de l’enquête. Ils avaient la possibilité à cette étape de répondre au SMS pour refuser d’être appelé (vague 1 : 0 refus, vague 2 : 7, vague 3 : 9). L’envoi du SMS permettait également de vérifier si les numéros étaient toujours valides. Parmi les numéros valides et sans refus, un second échantillonnage était effectué. Chaque numéro de téléphone mis en production était rappelé au moins 5 fois (5 jours à des horaires différents) avant d’être considéré comme injoignable. Les refus de participer après décrochage sont restés relativement limités (respectivement 23, 5 et 10). Au final, 166 questionnaires ont été complété en 15 jours de collecte lors de la première enquête, 190 questionnaires en 13 jours pour la seconde et 203 questionnaires en 13 jours pour la troisième. Conclusion. Le dispositif d’enquête a permis de réaliser en des temps courts et avec un budget limité une enquête nationale et représentative des médecins au Burkina Faso. La passation par téléphone a permis à la fois de couvrir l’ensemble du territoire national tout en respectant les procédures de distanciations en vigueur.

  • Plazy Mélanie, Becquet Valentine, Maouhoub Esther, Meertens Carla, Mouquin Remi, Youssoufa Hasna, Nouaman Marcellin N., Coffie Patrick et Larmarange Joseph (2023) « PrEP among female sex workers: where are we? A literature review identifying knowledge gaps to guide the future research agenda » (communication orale), présenté à AIDS Impact Conference, Stockholm. https://hal.science/hal-04120001.
    Résumé : Objectives. In 2015, the WHO recommended HIV pre-exposure prophylaxis (PrEP) for people at substantial risk of being infected by HIV, but also highlighted the need for research projects to improve PrEP implementation and follow-up, especially among female sex workers (FSW). While many studies have been published on PrEP among men who have sex with men, the literature is far less important among FSW. We aim to summarise the overall published literature on PrEP among FSW worldwide to display the challenges and facilitators of PrEP implementation in this population and highlight the knowledge gaps. Methods. We have conducted a systematic literature review searching Pubmed, Web of Sciences, Scopus, SocINDEX, APA PsycArticles, APA PsycInfo, Psychology and Behavioral Sciences Collection, until 31 December 2022. All manuscripts on PrEP in FSW were included worldwide, regardless of the primary outcome, the type of PrEP (oral, topical or long-acting), the study design, or the type of data collection. Titles and abstracts were independently screened by three reviewers, and full texts by two reviewers. We excluded papers: not presenting specific or stratified results on FSW; study protocols; conference abstracts; not written in English or French. Two independent reviewers then reviewed each included study to extract: Unaids region, country, study type, outcomes (see description in the results), type of PrEP, and study years. The results of the included papers will be analysed in more detail by one reviewer for each type of outcome. Results. Among the 412 published references identified through the search equation after duplicate removal, 198 were excluded based on the title and abstract, and 69 were excluded after full-text reading. Among the 145 papers included, n=10 were commentaries, n=17 literature reviews on global HIV prevention or including several populations, n=3 country case studies, n=24 modelling studies and n=91 other original papers. Among the latest, n=51 studies were conducted in Eastern and Southern Africa, n=13 in Western and Central Africa, n=11 in Asia and the Pacific, n=9 in Western and Central Europe and North America, n=7 in Latin America and the Caribbean; no studies were conducted in the Middle East and North Africa or Eastern Europe and Central Asia. The majority (n=85) were about oral PrEP. Regarding outcomes, n=39 were on knowledge/awareness, n=42 on willingness/interest, n=38 on attitudes/perceptions/beliefs, n=42 on uptake/use, n=21 on retention, n=23 on adherence, n=4 on efficacy/effectiveness, n=3 on epidemiological impacts, n=18 on behavioural impacts, n=5 on social impacts, n=10 on delivery models, n=9 on costs. Specific results for each type of outcome is in progress. Preliminary results suggest high PrEP willingness among FSW, but specific challenges regarding oral PrEP uptake and retention in this population. Discussion. The overall literature on PrEP focusing on FSW is relatively scarce (compared to more than 1850 references on PrEP among men who have sex with men identified on Pubmed by the end of 2022). The final results of this literature review will be available by May 2023. They will allow to guide the future research agenda regarding the implementation of biomedical HIV prevention among FSW.


  • Plazy Mélanie, Diallo Adama, Hlabisa Thabile, Okesola Nonhlanhla, Iwuji Collins, Herbst Kobus, Boyer Sylvie, Lert France, McGrath Nuala, Pillay Deenan, Dabis François, Larmarange Joseph, Orne-Gliemann Joanna et for the ANRS TasP Study Group (2023) « Implementation and effectiveness of a linkage to HIV care intervention in rural South Africa (ANRS 12249 TasP trial) », PLOS ONE, 18 (1) (janvier 20), p. e0280479. DOI : 10.1371/journal.pone.0280479. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0280479.
    Résumé : Background Timely linkage to care and ART initiation is critical to decrease the risks of HIV-related morbidity, mortality and HIV transmission, but is often challenging. We report on the implementation and effectiveness of a linkage-to-care intervention in rural KwaZulu-Natal, South Africa. Methods In the ANRS 12249 TasP trial on Universal Testing and Treatment (UTT) implemented between 2012–2016, resident individuals ≥16 years were offered home-based HIV testing every six months. Those ascertained to be HIV-positive were referred to trial clinics. Starting May 2013, a linkage-to-care intervention was implemented in both trial arms, consisting of tracking through phone calls and/or home visits to “re-refer” people who had not linked to care to trial clinics within three months of the first home-based referral. Fidelity in implementing the planned intervention was described using Kaplan-Meier estimation to compute conditional probabilities of being tracked and of being re-referred by the linkage-to-care team. Effect of the intervention on time to linkage-to-care was analysed using a Cox regression model censored for death, migration, and end of data follow-up. Results Among the 2,837 individuals (73.7% female) included in the analysis, 904 (32%) were tracked at least once, and 573 of them (63.4%) were re-referred. Probabilities of being re-referred was 17% within six months of first referral and 31% within twelve months. Compared to individuals not re-referred by the intervention, linkage-to-care was significantly higher among those with at least one re-referral through phone call (adjusted hazard ratio [aHR] = 1.82; 95% confidence interval [95% CI] = 1.47–2.25), and among those with re-referral through both phone call and home visit (aHR = 3.94; 95% CI = 2.07–7.48). Conclusions Phone calls and home visits following HIV testing were challenging to implement, but appeared effective in improving linkage-to-care amongst those receiving the intervention. Such patient-centred strategies should be part of UTT programs to achieve the UNAIDS 95-95-95 targets.
    Mots-clés : Antiretroviral therapy, Educational attainment, HIV, HIV diagnosis and management, HIV epidemiology, Schools, Viral load, Virus testing.


  • Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Soni Nirali, Fotso Arlette Simo, Rouveau Nicolas, Vautier Anthony, Doumenc-Aidara Clemence, Geoffroy Olivier, N'Guessan Kouassi Noel, Sidibe Younoussa, Kabemba Ode Kanku, Gueye Papa Alioune, Mukandavire Christinah, Vickerman Peter, Keita Abdelaye, Ndour Cheikh Tidiane, Ehui Eboi, Larmarange Joseph, Boily Marie-Claude et Team The ATLAS (2023) « Assessing the potential population-level impacts of HIV self-testing distribution among key populations in Cote d'Ivoire, Mali, and Senegal: a mathematical modelling analysis », medRxiv. DOI : 10.1101/2023.08.23.23294498. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2023.08.23.23294498v2.
    Résumé : Background: A third of people living with HIV (PLHIV) in Western Africa had an undiagnosed infection in 2020. In 2019-2021, the ATLAS programme has distributed a total of 380 000 HIV self-testing (HIVST) kits to key populations (KP) including female sex workers (FSW) and men who have sex with men (MSM), and their partners in Cote d'Ivoire, Mali and Senegal. We predicted the potential impact of ATLAS and of national HIVST scale-up strategies among KP. Methods: A deterministic model of HIV transmission was calibrated to country-specific empirical HIV and intervention data over time. We simulated scenarios reflecting 1) the actual ATLAS HIVST distribution only over 2019-2021 (~2% of all tests done in countries), and 2) ATLAS followed by a scale-up of HIVST distribution to KP (total of ~570 000 kits distributed each year). Impacts on HIV diagnosis, new HIV infections and deaths were derived using counterfactual scenarios without HIVST. Findings: ATLAS was predicted to substantially increase HIV diagnosis among KP by the end of 2021, especially among MSM in Mali (94.3 percentage point [pp] increase), and a 1.0pp increase overall. ATLAS might have averted a median of 706 new HIV infections among KP over 2019-2028 in the 3 countries combined, especially among MSM, and 1794 new HIV infections (0.4-3.3% of all new HIV infections across countries) and 591 HIV-related deaths overall. HIVST scale-up increased HIV diagnosis at the end of 2028 by around 8pp among FSW and 33pp among MSM in every country. Overall increases ranged from 1.0pp (Cote d'Ivoire) to 11.0pp (Senegal). HIVST scale-up may avert 3-5% of new HIV infections among FSW, 3-10% among FSW clients, and 20-28% among MSM across countries (and 2-16% overall), and avert 13-18% of HIV-related deaths among MSM over 2019-2028. Interpretation: Scaling-up HIVST distribution among KP in Western Africa may substantially attenuate disparities in access to HIV testing and help reduce HIV infections and deaths among KP and their partners.


  • Stannah James, Soni Nirali, Lam Jin Keng Stephen, Giguère Katia, Mitchell Kate M, Kronfli Nadine, Larmarange Joseph, Moh Raoul, Nouaman Marcellin, Kouamé Gérard Menan, Boily Marie-Claude et Maheu-Giroux Mathieu (2023) « Trends in HIV testing, the treatment cascade, and HIV incidence among men who have sex with men in Africa: a systematic review and meta-analysis », The Lancet HIV, p. S235230182300111X. DOI : 10.1016/S2352-3018(23)00111-X. https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S235230182300111X.

2022



  • Ante-Testard Pearl Anne, Hamidouche Mohamed, Apouey Bénédicte, Baggaley Rachel, Larmarange Joseph, Benmarhnia Tarik, Temime Laura et Jean Kévin (2022) « Understanding the pathways leading to socioeconomic inequalities in HIV testing uptake in 18 sub-Saharan African countries », AIDS, 36 (12) (octobre 1), p. 1707–1716. DOI : 10.1097/QAD.0000000000003316. https://journals.lww.com/aidsonline/Fulltext/2022/10010/Understanding_the_pathways_leading_to.11.aspx.
    Résumé : Objective:  To better understand the different pathways linking socioeconomic position and HIV testing uptake in 18 sub-Saharan African countries. Design:  We used cross-sectional population-based surveys between 2010 and 2018. Methods:  Using a potential outcomes framework and the product method, we decomposed the total effect linking wealth and recent (<12 months) HIV testing into direct effects, and indirect effects, via internal (related to individual's ability to perceive need for and to seek care) or external (ability to reach, pay for and engage in healthcare) mediators to calculate the proportion mediated (PM) by each mediator. Results:  High levels of inequalities were observed in nine and 15 countries among women and men, respectively. The mediator indirect effect varied greatly across countries. The PM tended to be higher for internal than for external mediators. For instance, among women, HIV-related knowledge was estimated to mediate up to 12.1% of inequalities in Côte d’Ivoire; and up to 31.5% for positive attitudes towards people with HIV (PWH) in Senegal. For the four external mediators, the PM was systematically below 7%. Similar findings were found when repeating analyses on men for the internal mediators, with higher PM by attitudes towards PWH (up to 39.9% in Senegal). Conclusions:  Our findings suggest that wealth-related inequalities in HIV testing may be mediated by internal more than external characteristics, with important variability across countries. Overall, the important heterogeneities in the pathways of wealth-related inequalities in HIV testing illustrate that addressing inequalities requires tailored efforts and upstream interventions.


  • Baisley Kathy, Orne-Gliemann Joanna, Larmarange Joseph, Plazy Melanie, Collier Dami, Dreyer Jaco, Mngomezulu Thobeka, Herbst Kobus, Hanekom Willem, Dabis Francois, Siedner Mark J. et Iwuji Collins (2022) « Early HIV treatment and survival over six years of observation in the ANRS 12249 Treatment as Prevention Trial », HIV Medicine, 23 (8) (février 26), p. 922-928. DOI : 10.1111/hiv.13263. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/hiv.13263.
    Résumé : Objectives Population-based universal test and treat (UTT) trials have shown an impact on population-level virological suppression. We followed the ANRS 12249 TasP trial population for 6 years to determine whether the intervention had longer-term survival benefits. Methods The TasP trial was a cluster-randomized trial in South Africa from 2012 to 2016. All households were offered 6-monthly home-based HIV testing. Immediate antiretroviral therapy (ART) was offered through trial clinics to all people living with HIV (PLHIV) in intervention clusters and according to national guidelines in control clusters. After the trial, individuals attending the trial clinics were transferred to the public ART programme. Deaths were ascertained through annual demographic surveillance. Random-effects Poisson regression was used to estimate the effect of trial arm on mortality among (i) all PLHIV; (ii) PLHIV aware of their status and not on ART at trial entry; and (iii) PHLIV who started ART during the trial. Results Mortality rates among PLHIV were 9.3/1000 and 10.4/1000 person-years in the control and intervention arms, respectively. There was no evidence that the intervention decreased mortality among all PLHIV [adjusted rate ratio (aRR) = 1.10, 95% confidence interval (CI) = 0.85–1.43, p = 0.46] or among PLHIV who were aware of their status but not on ART. Among individuals who initiated ART, the intervention decreased mortality during the trial (aRR = 0.49, 95% CI = 0.28–0.85, p = 0.01), but not after the trial ended. Conclusions The ‘treat all’ strategy reduced mortality among individuals who started ART but not among all PLHIV. To achieve maximum benefit of immediate ART, barriers to ART uptake and retention in care need to be addressed.
    Mots-clés : HIV, immediate antiretroviral therapy, mortality, South Africa, test and treat.
  • Becquet Valentine, Biligha Pierrette, Plazy Mélanie, Nouaman Marcellin, Coffie Patrick, Agoua Aline, Zebago Clémence, Zonhoulou Dao Hervé, Eholie Serge, Larmarange Joseph et ANRS 12381 PRINCESSE study team (2022) « « La saleté n’a qu’à descendre » : rapport au corps et expériences vécues par les travailleuses du sexe en Côte d’Ivoire (projets ANRS 12361 PrEP-CI et ANRS 12381 PRINCESSE) » (communication orale #CO16.4), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Analyser le rapport au corps de travailleuses du sexe (TS) enquêtées en Côte d’Ivoire dans la région de San Pedro. Leurs représentations d’un corps situé à la frontière des sphères intime et professionnelle peut éclairer leurs perceptions et l’acceptabilité des services de santé qui leur sont proposés. Matériels et Méthodes Des entretiens qualitatifs ont été réalisés, au sein de l’étude transversale PrEP-CI et du projet PRINCESSE qui a suivi (cohorte interventionnelle mono-bras avec offre élargie en santé sexuelle et reproductive, dont PrEP), en 3 vagues (2016, 2019, 2021) auprès de 100 TS, complétés par des observations de terrain sur sites. Résultats La notion de circulation des fluides et son importance dans le maintien d’un "équilibre" émergent des entretiens. Certaines TS expriment la crainte que les interventions de santé, et en particulier les prises de sang, puissent affaiblir le corps, induire de la "fatigue", notamment si cela n’est pas contrebalancé par l’ingestion de substances énergétiques, comme des boissons sucrées. Le nombre élevé de tubes de prélèvements sanguins et l’absence de collation (jusque mi 2021) sont mentionnés comme des freins à l’engagement dans les soins. La notion de circulation renvoie également à l’expulsion de la "saleté", comme sont souvent définis le sperme ou les règles. Lors d’une rupture de préservatif, il n’est pas rare que les TS se "purgent" en nettoyant leur corps par l’ingestion de cola ou des lavements, ce qu’elles perçoivent comme plus efficace que la prise de comprimés (traitement IST ou post-exposition VIH, pilule du lendemain), qui reste exceptionnelle. Les TS sont souvent réticentes à utiliser les injections ou les implants contraceptifs, car les règles risquent de "rester" plutôt que de "descendre" et d’être évacuées. À l’inverse, il s’agit parfois de bloquer la circulation des fluides. Les TS interrogées se "préservent" en utilisant des préservatifs avec leurs clients. Les rapports tarifés sans préservatif relèvent de l’exception, avec des clients réguliers ou à des tarifs bien plus élevés. Sa non-utilisation avec leur partenaire régulier permet de différencier relation personnelle et professionnelle. Par ailleurs, la circulation des menstrues peut être temporairement suspendue, par du coton ou de la glace, le temps du travail. La PrEP, médicament que l’on prend sans être malade, apparaît pour certaines comme "fatigante" et "inutile", avec le risque de causer un déséquilibre dans un corps bien portant, bien qu’elle empêche la maladie de "rentrer dans le corps". Conclusion Ces analyses, qui seront complétées début 2022 avec une enquête spécifique, montrent que les TS ont une approche de leur santé et du soin de soi qui n’est pas forcément celle pensée par l’équipe du projet. Le rapport au corps des TS éclaire les réticences qu’elles peuvent exprimer quant aux différentes offres de santé, pas toujours perçues comme adaptées, et explique en partie les freins à l’entrée et au maintien dans les soins, confirmés par les données quantitatives.
  • Bekelynck Anne, Coffie Patrick, Djaha Joël, Inghels Maxime, Larmarange Joseph, Menan Gérard, Msellati Philippe et Séri Benjamin (2022) Retards dans le dépistage de l'hépatite B des femmes enceintes : il est urgent d'agir !, Note de politique PAC-CI (4), Abidjan : PAC-CI, 2 p.
  • Bekelynck Anne, Inghels Maxime et Larmarange Joseph (2022) Dépistage communautaire et dépistage tout public : des offres complémentaires pour toucher tous les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH), Note de politique PAC-CI (1), Abidjan : PAC-CI, 2 p.
  • Bitty-Anderson Alexandra, Guié Annick, Kanga Eulalie, Nouaman Marcellin et Larmarange Joseph (2022) La PrEP seule ne suffit pas : elle doit être accompagnée d’une offre de soins globale, Note de politique PAC-CI (2), Abidjan : PAC-CI, 2 p.


  • Bousmah Marwân-al-Qays, Iwuji Collins, Okesola Nonhlanhla, Orne-Gliemann Joanna, Pillay Deenan, Dabis François, Larmarange Joseph et Boyer Sylvie (2022) « Costs and economies of scale in repeated home-based HIV counselling and testing: Evidence from the ANRS 12249 treatment as prevention trial in South Africa », Social Science & Medicine, 305 (juillet 1), p. 115068. DOI : 10.1016/j.socscimed.2022.115068. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0277953622003744.
    Résumé : Universal HIV testing is now recommended in generalised HIV epidemic settings. Although home-based HIV counselling and testing (HB-HCT) has been shown to be effective in achieving high levels of HIV status awareness, little is still known about the cost implications of universal and repeated HB-HCT. We estimated the costs of repeated HB-HCT and the scale economies that can be obtained when increasing the population coverage of the intervention. We used primary data from the ANRS 12249 Treatment as Prevention (TasP) trial in rural South Africa (2012–2016), whose testing component included six-monthly repeated HB-HCT. We relied on the dynamic system generalised method of moments (GMM) approach to produce unbiased short- and long-run estimates of economies of scale, using the number of contacts made by HIV counsellors for HB-HCT as the scale variable. We also estimated the mediating effect of the contact quality – measured as the proportion of HIV tests performed among all contacts eligible for an HIV test – on scale economies. The mean cost (standard deviation) of universal and repeated HB-HCT was $24.2 (13.7) per contact, $1694.3 (1527.8) per new HIV diagnosis, and $269.2 (279.0) per appropriate referral to HIV care. The GMM estimations revealed the presence of economies of scale, with a 1% increase in the number of contacts for HB-HCT leading to a 0.27% decrease in the mean cost. Our results also suggested a significant long-run relationship between mean cost and scale, with a 1% increase in the scale leading to a 0.36% decrease in mean cost in the long run. Overall, we showed that significant cost savings can be made from increasing population coverage. Nevertheless, there is a risk that this gain is made at the expense of quality: the higher the quality of HB-HCT activities, the lower the economies of scale.
    Mots-clés : AIDS/HIV, Clinical trials, Cost of care, Economies of scale, Interventions, Prevention, South Africa.

  • Boye Sokhna, Bouaré Seydou, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Simo Fotso Arlette, d'Elbée Marc, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Vautier Anthony, Breton Guillaume, Keita Abdelaye, Bekelynck Anne, Desclaux Alice, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès et pour l'équipe ATLAS (2022) Défis de la distribution des autotests VIH pour le dépistage des cas index lorsque le partage du statut VIH est faible : résultats préliminaires d'une étude qualitative à Bamako (Mali) dans le cadre du projet ATLAS, Working Papers du CEPED (53), Paris : Ceped, 21 p. https://www.ceped.org/wp.
    Résumé : Ce working paper est une traduction en français de l’article suivant : Boye S, Bouaré S, Ky-Zerbo O, Rouveau N, Simo Fotso A, d’Elbée M, Silhol R, Maheu-Giroux M, Vautier A, Breton G, Keita A, Beke-lynck A, Desclaux A, Larmarange J and Pourette D (2021) Challenges of HIV Self-Test Distribution for Index Testing When HIV Status Disclosure Is Low : Preliminary Results of a Qualitative Study in Bamako (Mali) as Part of the ATLAS Project. Front. Public Health 9:653543. https://doi.org/10.3389/fpubh.2021.653543
  • Boye Sokhna, Kouadio Alexis Brou, Vautier Anthony, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Kouvahe Amélé Florence, Maheu-Giroux Mathieu, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès et équipe ATLAS (2022) « L’introduction de l’autodépistage du VIH dans les consultations des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) peut-elle améliorer l’accès au dépistage des patients IST et leurs partenaires ? Une étude qualitative exploratoire du projet ATLAS à Abidjan/Côte d’Ivoire » (poster #PV340), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Dans le cadre de son projet d’introduction de l’auto dépistage du VIH (ADVIH), le programme ATLAS a initié une étude pour documenter les modalités de dispensation des kits d’ADVIH aux patient.e.s présentant une Infection Sexuellement Transmissible (IST) et leurs partenaires à Abidjan/Côte d’Ivoire. Matériels et Méthodes Une enquête qualitative a été réalisée entre mars et août 2021 dans trois services dispensant des ADVIH auprès des patient.e.s IST: (1) consultation prénatale (CPN) ; (2) consultation générale incluant IST et (3) dispensaire IST dédié. Les données ont été collectées par (i) des observations de consultations médicales de patient·e·s IST (N=98) et (ii) des entretiens auprès de soignants impliqués dans la dispensation des kits d’ADVIH (N=18), de patient.e.s ayant reçu des kits ADVIH à proposer à leurs partenaires (N=21) et de partenaires de patientes IST ayant réalisé l’ADVIH (N=2). Résultats Les trois services présentent des différences d’organisation du circuit du patient et des modalités de dispensation des kits d’ADVIH. En CPN, le dépistage du VIH est proposé systématiquement à toute femme enceinte lors de la première consultation. Lorsqu’une IST est diagnostiquée, un ADVIH est proposé presque systématiquement pour le partenaire (N=27/29). En consultation générale, il y a eu peu de propositions de dépistage et d’ADVIH aux patient.e.s IST et pour leurs partenaires (N=3/16). Malgré l’existence d’une délégation des tâches du dépistage et l’offre d’ADVIH, il n’y a pas de routinisation du dépistage dans ce service. Au dispensaire IST, le circuit du patient est mieux défini : diffusion de la vidéo ADVIH en salle d’attente, consultation des patient.e.s et référencement aux infirmières pour le dépistage avec proposition fréquente de kits d’ADVIH aux patient.e.s IST pour leurs partenaires (N=28/53). De manière générale, l’ADVIH est accepté lorsqu’il est proposé. Mais, la proposition de l’ADVIH aux partenaires n’est pas toujours facile, surtout pour les femmes : difficultés à aborder la question du VIH avec le conjoint, relation de couple « fragile ». Les soignants en général ont une perception positive des ADVIH, mais, ils soulignent le caractère chronophage de la dispensation des ADVIH et souhaitent une meilleure organisation : délégation des tâches (CPN). Conclusion L’organisation des consultations est déterminante : les contraintes structurelles (organisation du service, délégation des tâches) influent sur la proposition d’un dépistage VIH et l’ADVIH ne suffit pas à les lever. La proposition par les soignants d’un ADVIH pour les partenaires nécessite du temps et un accompagnement des patients.e.s. La proposition est plus systématique quand le dépistage est « routinisé » et concerne tous les patient.e.s. Quand l’ADVIH est proposé, il est en général accepté. Si l’ADVIH constitue une opportunité d’améliorer l’accès au dépistage des patient.e.s et de leurs partenaires, une intégration réussie implique d’améliorer l’organisation des services et de promouvoir la délégation des tâches.


  • Broqua Christophe et Larmarange Joseph (2022) « Seriously accounting for local categories: Gendered sexual orientation among “men who have sex with men” in Côte d’Ivoire », SocArXiv. DOI : 10.31235/osf.io/xmfpn. https://osf.io/preprints/socarxiv/xmfpn/.
    Résumé : In most African countries, a significant proportion of “men who have sex with men” (MSM) are divided according to a spectrum of sex-role stereotypes, with some identifying themselves as more feminine and others as more masculine. These gendered roles correspond to local categories and specific terms that are rarely considered by quantitative surveys. In a telephone-based survey conducted in 2018 and 2019 among 518 MSM in Côte d’Ivoire that included several questions on sexual orientation and gender identities, we seriously accounted for local categories by investigating what we call “gendered sexual orientation” within the local identities of woubi and yossi. According to their official definitions, woubis are often associated with a female gender role and a receptive sexual role, and yossis are typically associated with a male gender role and an insertive sexual role. However, two additional categories emerged in our study: those self-identifying as both woubi and yossi and those who identify as neither woubi nor yossi. However, the woubi/yossi distinction is far from clear-cut in Côte d’Ivoire because of a particular and persistent avoidance of effeminate behaviors among individuals and their partners. Overall, this study underscores how local categories of gendered sexual orientation blend with global categories to form a syncretic and plural whole.
    Mots-clés : Africa, Anthropology, bisexual, gender expression, gender identity, gendered sexual orientation, heterosexual, homosexual, Ivory Coast, Sex and Gender, sexual orientation, Sexualities, Social and Behavioral Sciences, Sociology, transgender.
    Pièce jointe Full Text PDF 636.9 kio (source)

  • Desclaux Alice et Larmarange Joseph (2022) « Projet ATLAS : Les autotests VIH, un outil pour pallier au manque d'accès au dépistage en Afrique de l'Ouest », The Conversation, juillet 28. http://theconversation.com/projet-atlas-les-autotests-vih-un-outil-pour-pallier-au-manque-dacces-au-depistage-en-afrique-de-louest-186424.
    Résumé : Pour lutter contre l'épidémie de Sida en Afrique de l'Ouest, les tests d'autodépistage s'avèrent être une stratégie efficace. Bien acceptée, elle bénéficie d'une bonne distribution.

  • Fotso Arlette Simo, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouame Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Rouveau Nicolas, Doumenc-Aidara Clemence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et Team Atlas (2022) Using routine programmatic data to estimate the population-level impacts of HIV self-testing: The example of the ATLAS program in Cote d'Ivoire, medRxiv, 2022.02.08.22270670 p. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.02.08.22270670v1.
    Résumé : Background HIV self-testing (HIVST) is recommended by the World Health Organization as an additional HIV testing approach. Since 2019, it has been implemented in Cote d'Ivoire through the ATLAS project, including primary and secondary distribution channels. While the discreet and flexible nature of HIVST makes it appealing for users, it also makes the monitoring and estimation of the population-level programmatic impact of HIVST programs challenging. We used routinely collected data to estimate the effects of ATLAS HIVST distribution on access to testing, conventional testing (self-testing excluded), diagnoses, and antiretroviral treatment (ART) initiations in Cote d'Ivoire. Methods We used the ATLAS project's programmatic data between the third quarter (Q) of 2019 (Q3 2019) and Q1 2021, in addition to routine HIV testing services program data obtained from the President's Emergency Plan for AIDS Relief dashboard. We performed ecological time series regression using linear mixed models. Findings The results are presented for 1000 HIVST kits distributed through ATLAS. They show a negative but nonsignificant effect of the number of ATLAS HIVST on conventional testing uptake (-190 conventional tests [95% CI: -427 to 37, p=0.10]). We estimated that for 1000 additional HIVST distributed through ATLAS, +590 [95% CI: 357 to 821, p<0.001] additional individuals have accessed HIV testing, assuming an 80% HIVST utilization rate (UR) and +390 [95% CI: 161 to 625, p<0.001] assuming a 60% UR. The statistical relationship between the number of HIVST and HIV diagnoses was significant and positive (+8 diagnosis [95% CI: 0 to 15, p=0.044]). No effect was observed on ART initiation (-2 ART initiations [95% CI: -8 to 5, p=0.66]). Interpretations Social network-based HIVST distribution had a positive impact on access to HIV testing and diagnoses in Cote d'Ivoire. This approach offers a promising way for countries to assess the impact of HIVST programs. Funding Unitaid 2018-23-ATLAS
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  • Fotso Arlette Simo, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouamé Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Silhol Romain, Maheu-Giroux Mathieu, Boily Marie-Claude, Rouveau Nicolas, Doumenc-Aïdara Clémence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et Team the ATLAS (2022) « Using routine programmatic data to estimate the population-level impacts of HIV self-testing: The example of the ATLAS program in Cote d’Ivoire », medRxiv. DOI : 10.1101/2022.02.08.22270670. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.02.08.22270670v1.
    Résumé : Background HIV self-testing (HIVST) is recommended by the World Health Organization as an additional HIV testing approach. Since 2019, it has been implemented in Côte d’Ivoire through the ATLAS project, including primary and secondary distribution channels. While the discreet and flexible nature of HIVST makes it appealing for users, it also makes the monitoring and estimation of the population-level programmatic impact of HIVST programs challenging. We used routinely collected data to estimate the effects of ATLAS’ HIVST distribution on access to testing, conventional testing (self-testing excluded), diagnoses, and antiretroviral treatment (ART) initiations in Côte d’Ivoire. Methods We used the ATLAS project’s programmatic data between the third quarter (Q) of 2019 (Q3 2019) and Q1 2021, in addition to routine HIV testing services program data obtained from the President’s Emergency Plan for AIDS Relief dashboard. We performed ecological time series regression using linear mixed models. Findings The results are presented for 1000 HIVST kits distributed through ATLAS. They show a negative but nonsignificant effect of the number of ATLAS HIVST on conventional testing uptake (−190 conventional tests [95% CI: −427 to 37, p=0·10]). We estimated that for 1000 additional HIVST distributed through ATLAS, +590 [95% CI: 357 to 821, p<0·001] additional individuals have accessed HIV testing, assuming an 80% HIVST utilization rate (UR) and +390 [95% CI: 161 to 625, p<0·001] assuming a 60% UR. The statistical relationship between the number of HIVST and HIV diagnoses was significant and positive (+8 diagnosis [95% CI: 0 to 15, p=0·044]). No effect was observed on ART initiation (−2 ART initiations [95% CI: −8 to 5, p=0·66]). Interpretations Social network-based HIVST distribution had a positive impact on access to HIV testing and diagnoses in Cote d’Ivoire. This approach offers a promising way for countries to assess the impact of HIVST programs. Funding Unitaid 2018-23-ATLAS Evidence before this study We searched PubMed between November 9 and 12, 2021, for studies assessing the impact of HIVST on HIV testing, ‘conventional’ testing, HIV diagnoses and ART initiation. We searched published data using the terms “HIV self-testing” and “HIV testing”; “HIV self-testing” and “traditional HIV testing” or “conventional testing”; “HIV self-testing” and “diagnosis” or “positive results”; and “HIV self-testing” and “ART initiation” or “Antiretroviral treatment”. Articles with abstracts were reviewed. No time or language restriction was applied. Most studies were individual-based randomized controlled trials involving data collection and some form of HIVST tracking; no studies were conducted at the population level, none were conducted in western Africa and most focused on subgroups of the population or key populations. While most studies found a positive effect of HIVST on HIV testing, evidence was mixed regarding the effect on conventional testing, diagnoses, and ART initiation.Added value of this study HIVST can empower individuals by allowing them to choose when, where and whether to test and with whom to share their results and can reach hidden populations who are not accessing existing services. Inherent to HIVST is that there is no automatic tracking of test results and linkages at the individual level. Without systematic and direct feedback to program implementers regarding the use and results of HIVST, it is difficult to estimate the impact of HIVST distribution at the population level. Such estimates are crucial for national AIDS programs. This paper proposed a way to overcome this challenge and used routinely collected programmatic data to indirectly estimate and assess the impacts of HIVST distribution in Côte d’Ivoire.Implications of all the available evidence Our results showed that HIVST increased the overall HIV testing uptake and diagnoses in Côte d’Ivoire without significantly reducing conventional HIV testing uptake. We demonstrated that routinely collected programmatic data could be used to estimate the effects of HIVST kit distribution outside a trial environment. The methodology used in this paper could be replicated and implemented in different settings and enable more countries to routinely evaluate HIVST programming at the population level.
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  • Inghels Maxime, Kouassi Arsène Kra, Niangoran Serge, Bekelynck Anne, Carilon Séverine, Sika Lazare, Koné Mariatou, Danel Christine, Loû Annabel Degrées du, Larmarange Joseph et for the research team ANRS 12323 DOD-CI (2022) « Preferences and access to community-based HIV testing sites among men who have sex with men (MSM) in Côte d’Ivoire », BMJ Open, 12 (6) (juin), p. e052536. DOI : 10.1136/bmjopen-2021-052536. https://bmjopen.bmj.com/content/12/6/e052536.
    Résumé : Objective Measuring access and preferences to Men who have Sex with Men focused community-based HIV testing sites (MSM-CBTS) in Côte d’Ivoire. Design A respondent-driven sampling telephone survey. Setting National survey conducted in 2018 in Côte d’Ivoire. Participants 518 MSM aged over 18 years old. Primary and secondary outcome measures Knowledge, practices, satisfaction and preferences regarding MSM-CBTS. Factors associated with MSM-CTBS access or knowledge and with HIV testing venue preferences were examined. Results Only half of the respondents (47%) reported knowing of an MSM-CBTS. Of these, 79% had already attended one. Both knowing of and ever visiting an MSM-CBTS were significantly associated with a higher number of HIV tests performed in the past 12 months and having disclosed sexual orientation to one family member.In terms of preferences, 37% of respondents said they preferred undifferentiated HIV testing sites (ie, ‘all patients’ HIV testing sites), 34% preferred MSM-CBTS and 29% had no preference.Those who reported being sexually attracted to women, being bisexual and those who did not know an MSM non-governmental organisation were less likely to prefer MSM-CBTS. MSM who preferred undifferentiated HIV testing sites mentioned the lack of discretion and anonymity of community-based sites and the desire to avoid the gaze of others. Conclusion Community-based HIV testing is well suited for MSM who identify as homosexual and those close to the MSM community, while maintaining undifferentiated HIV testing is essential for others. Both types of activities need to be maintained and developed. Healthcare professionals in undifferentiated HIV testing sites need to be properly trained in the non-judgemental reception of MSM.
    Mots-clés : HIV & AIDS, International health services, SEXUAL MEDICINE.
  • Kouassi Arsène Kra, Simo Fotso Arlette, N'Guessan Kouassi Noël, Geoffroy Olivier, Younoussa Sidibé, Kabemba Odé Kanku, Dieng Baidy, Ndeye Pauline Dama, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boilly Marie-Claude, Silhol Romain, d'Elbée Marc, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Atteindre les populations clés et périphériques : une enquête téléphonique auprès des utilisateurs d'autotests de dépistage du VIH en Afrique de l'Ouest » (communication orale (poster discuté #PJ321), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs En Afrique de l'Ouest, les stratégies communautaires ciblant les populations clés (PC) telles que les travailleuses du sexe (TS) et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) ont considérablement amélioré leur accès au dépistage du VIH. Cependant, il demeure difficile d’atteindre une partie de ces populations (TS occasionnelles, HSH « cachés ») et leurs réseaux (pairs, partenaires sexuels, clients). Les kits d'autodépistage du VIH (ADVIH) peuvent être distribués aux PC pour leur usage personnel mais également pour une distribution secondaire à leurs pairs, partenaires et proches. Depuis 2019, le programme ATLAS met en œuvre une telle stratégie en Côte d'Ivoire, au Mali et au Sénégal, notamment auprès des TS et des HSH. Matériels et Méthodes Afin de préserver la confidentialité et l’anonymat que procure l’ADVIH tout en documentant le profil des utilisateurs, une enquête téléphonique a été réalisée. Entre mars et juin 2021, des dépliants ont été distribués avec les kits d’ADVIH, invitant les utilisateurs à appeler un numéro de téléphone de manière anonyme et gratuite (avec une incitation de 2000 CFA de crédit téléphonique). Chaque dépliant comportait un numéro de participation unique permettant d'identifier anonymement le canal de distribution. Résultats Au total, 1305 participants ont été recrutés dans le canal de distribution TS et 1100 dans celui HSH dans les trois pays, sur un total de 44 598 kits d’ADVIH distribués (taux de participation : 5,4%). 69% ont reçu leur kit d’un pair-éducateur ou d’un agent de santé, et 31% l'ont reçu d'un ami (17%), partenaire sexuel (7%), parent (6%) ou collègue (1%). Pour les ADVIH distribués via les TS, 48% des participants étaient des hommes, et pour ceux via les HSH, 9% étaient des femmes. Ceci montre la capacité de l'ADVIH à atteindre les partenaires sexuels des PC et les clients des TS. Seuls 50% des participants masculins du canal de distribution HSH ont déclaré à l’enquêteur avoir déjà eu des rapports sexuels avec un homme. Un tiers des participantes du canal de distribution TS et 45% des participants masculins du canal HSH étaient des primo-testeurs. Les proportions de ceux dont le dernier test VIH remontait à plus d'un an étaient respectivement de 24% et 14%. Ces proportions sont plus élevées que celles observées dans des enquêtes menées auprès de TS et de HSH dans les mêmes pays. Une enquête complémentaire (rappels téléphoniques) a été menée auprès de celles et ceux ayant rapporté un test réactif afin de documenter le lien vers la confirmation et les soins. Les résultats de ces rappels seront disponibles début 2022. Conclusion L'ADVIH est une offre complémentaire permettant d’augmenter l’accès au dépistage des PC peu atteintes via les stratégies conventionnelles. La distribution secondaire des ADVIH est faisable et acceptable. Elle a le potentiel d'atteindre, au-delà des populations-clés elles-mêmes, d’autres populations périphériques et vulnérables au VIH.


  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Boye Sokhna, Vautier Anthony, Rouveau Nicolas, Kouadio Brou Alexis, Fotso Arlette Simo, Pourette Dolorès, Maheu-Giroux Mathieu, Sow Souleymane, Camara Cheick Sidi, Doumenc-Aïdara Clémence, Keita Abdelaye, Boily Marie Claude, Silhol Romain, d’Elbée Marc, Bekelynck Anne, Gueye Papa Alioune, Diop Papa Moussa, Geoffroy Olivier, Kamemba Odé Kanku, Diallo Sanata, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Larmarange Joseph et for the ATLAS team (2022) « Willingness to use and distribute HIV self-test kits to clients and partners: A qualitative analysis of female sex workers’ collective opinion and attitude in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal », Women's Health, 18 (avril 17), p. 1-11. DOI : 10.1177/17455057221092268. https://doi.org/10.1177/17455057221092268.
    Résumé : Background:In West Africa, female sex workers are at increased risk of HIV acquisition and transmission. HIV self-testing could be an effective tool to improve access to and frequency of HIV testing to female sex workers, their clients and partners. This article explores their perceptions regarding HIV self-testing use and the redistribution of HIV self-testing kits to their partners and clients.Methods:Embedded within ATLAS, a qualitative study was conducted in Côte-d?Ivoire, Mali, and Senegal in 2020. Nine focus group discussions were conducted. A thematic analysis was performed.Results:A total of 87 participants expressed both positive attitudes toward HIV self-testing and their willingness to use or reuse HIV self-testing. HIV self-testing was perceived to be discreet, confidential, and convenient. HIV self-testing provides autonomy from testing by providers and reduces stigma. Some perceived HIV self-testing as a valuable tool for testing their clients who are willing to offer a premium for condomless sex. While highlighting some potential issues, overall, female sex workers were optimistic about linkage to confirmatory testing following a reactive HIV self-testing. Female sex workers expressed positive attitudes toward secondary distribution to their partners and clients, although it depended on relationship types. They seemed more enthusiastic about secondary distribution to their regular/emotional partners and regular clients with whom they had difficulty using condoms, and whom they knew enough to discuss HIV self-testing. However, they expressed that it could be more difficult with casual clients; the duration of the interaction being too short to discuss HIV self-testing, and they fear violence and/or losing them.Conclusion:Overall, female sex workers have positive attitudes toward HIV self-testing use and are willing to redistribute to their regular partners and clients. However, they are reluctant to promote such use with their casual clients. HIV self-testing can improve access to HIV testing for female sex workers and the members of their sexual and social network.
    Mots-clés : ATLAS, female sex workers, HIV self-testing, partners, perception, secondary distribution, West Africa.
    Pièce jointe SAGE PDF Full Text 269.2 kio (source)
  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Vautier Anthony, Boye Sokhna, Gueye Papa Alioune, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Kouadio Alexis Brou, Camara Cheick Sidi, Sow Souleymane, Geoffroy Olivier, Kabemba Odé Kanku, Keita Abdelaye, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Utilisation et redistribution de l’autodépistage du VIH parmi les populations clés et leurs réseaux en Afrique de l’Ouest : pratiques et expériences vécues dans le projet ATLAS » (communication orale #CO8.1), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’autodépistage du VIH (ADVIH), notamment la distribution dans les réseaux des personnes en contact avec des programmes de prévention (distribution secondaire), permet de rejoindre des personnes ayant faiblement accès au dépistage. Dans le cadre du projet ATLAS, une analyse des pratiques d’utilisation et de redistribution de l’ADVIH parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les travailleuses du sexe (TS), les usagers de drogues (UD) et leurs partenaires a été réalisée en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal. Matériels et Méthodes Une enquête qualitative a été conduite de janvier à juillet 2021. Des entretiens face-à-face et par téléphone ont été réalisés avec des utilisateurꞏtrices de l’ADVIH identifiéꞏes par (i) des pairsꞏes éducateurꞏtrices HSH, TS et UD ou (ii) via une enquête téléphonique anonyme. Résultats Au total 80 personnes ont été interviewées (65 en face-à-face, 15 par téléphone). À la première utilisation, la majorité a réalisé l’ADVIH sans la présence d’unꞏe professionnelꞏle (2/3). Ils l’ont justifié par la facilité de réalisation de l’ADVIH et l’existence d’outils de supports. La majorité a redistribué des kits d’ADVIH à des partenaires sexuelsꞏles, pairꞏes/amiꞏes, clients pour les TS et d’autres types de relations sans difficulté majeure. Leur motivation commune était l’intérêt de la connaissance du statut VIH pour l’utilisateurꞏtrice finalꞏe. Cependant vis-à-vis des partenaires sexuelsꞏles et des clients des TS, il s’agissait surtout de s’informer du statut de ce/cette dernier-ère pour décider des mesures préventives à adopter. Les réactions des utilisateurꞏtrices secondaires étaient majoritairement positives parce que ce nouvel outil répondait à une attente liée au besoin de connaître leur statut VIH, certainꞏes n’ayant par ailleurs jamais fait de dépistage VIH. Quelques cas de refus ont été rencontrés, surtout de la part des clients occasionnels pour les TS. Un cas de violence physique de la part d’un client a été rapporté. Les raisons de non-proposition de l’ADVIH à son réseau variaient suivant les catégories de populations clés et les utilisateurꞏtrices secondaires. Les trois populations clés, surtout les UD, ont rapporté des craintes de réactions négatives de certainꞏes partenaires sexuelsꞏles. Les HSH et les UD en ont moins distribué à leurs pairꞏes/amiꞏes par rapport aux partenaires sexuelꞏles parce qu’ils/elles estimaient que ceux/celles-ci étaient dans les mêmes réseaux de distribution des kits d’ADVIH et en avaient donc déjà reçus. Chez les TS, l’ADVIH était moins souvent proposé aux clients et aux partenaires qui acceptaient l’utilisation du préservatif. Conclusion Les résultats montrent une bonne acceptation de l’ADVIH tant en distribution primaire que secondaire. La redistribution de l’ADVIH dans les réseaux des populations clés peut permettre d’accroitre l’accès au dépistage parmi les populations peu dépistées, sans répercussion négative pour les personnes qui le proposent.

  • Larmarange Joseph (2022) « Atteindre les populations périphériques en Afrique de l’Ouest : autodépistage du VIH et distribution secondaire » (communication orale), présenté à Congrès National des Internes de Santé Publique, Caen. https://clisp.fr/cnisp2022.

  • Larmarange Joseph (2022) « Production et utilisation des connaissances : de quoi a-t-on besoin pour la mise à l’échelle ? » (communication orale), présenté à Journée AFD/Solthis : Du projet pilote à la généralisation d'une innovation en santé, l'art délicat du passage à l'échelle, Paris. https://www.solthis.org/fr/event/journee-de-reflexion-du-projet-pilote-a-la-generalisation-dune-innovation-en-sante-lart-delicat-du-passage-a-lechelle/.
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