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ICASA 2008

Impact des biais de trois Enquêtes Démographiques et de Santé africaines sur l’estimation de la prévalence nationale du VIH

Impact of the bias of three Demographic and Health Surveys in Africa on estimated national HIV prevalence

mardi 14 octobre 2008
Mis à jour le lundi 24 novembre 2008

Communication orale à la 15e Conférence Internationale sur le Sida et les Infections sexuellement transmissibles en Afrique (CISMA - ICASA en anglais) du 3 au 7 décembre 2008 à Dakar.

Auteurs

J. Larmarange [1], R. Vallo [2], S. Yaro [3], P. Msellati [4], N. Méda [3], B. Ferry [1]

Abstract

Objectif

Depuis 2001, plusieurs enquêtes nationales en population générale avec dépistage du VIH, en particulier des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS), ont été menées en Afrique subsaharienne. Dans certains pays, leurs résultats étaient sensiblement différents de ceux de la surveillance sentinelle en cliniques prénatales. Les taux de non réponse (refus ou absence) des EDS ont souvent été cités pour expliquer ces différences. L’objectif de ce travail vise à estimer l’impact des différents biais de trois EDS (Burkina Faso 2003, Cameroun 2004 et Kenya 2003) sur la prévalence nationale du VIH mesurée.

Méthode

Nous avons eu recours à une modélisation mathématique pour estimer les individus infectés non observables du fait de la fenêtre sérologique des tests de dépistage. Des données de recensement et de l’UNHCR ont permis de prendre en compte les individus hors ménages ordinaires, dont les réfugiés en camps. L’ancienneté des bases de sondage utilisées a été compensée à partir de projections de population. Nous avons posé deux hypothèses simples concernant les ménages éligibles non enquêtés, considérant que leur prévalence était soit double soit moitié moindre. Enfin, la prévalence des individus éligibles mais non testés a pu être estimée à partir de modèles logistiques. Lorsque les données étaient faibles ou insuffisantes, nous avons maximisé l’amplitude des biais.

Résultats

Au Burkina Faso, la prévalence observée est de 1,77 % (IC 95 % : 1,49-2,11) tandis que la prévalence ajustée est de 1,86 % pour l’hypothèse haute et 1,82 % pour l’hypothèse basse. Elles sont respectivement de 5,44 % (5,00-5,91), 5,84 % et 5,43 % au Cameroun, 6,88 % (6,27-7,54), 7,16 % et 6,55 % au Kenya. Pour les trois EDS, la prévalence ajustée est située au sein de l’intervalle de confiance à 95 % de la prévalence observée, et même au sein de l’intervalle de confiance à 75 % (excepté l’hypothèse haute au Cameroun).

Conclusion

Les résultats des EDS constituent de bons indicateurs du niveau de la prévalence nationale du VIH parmi les adultes en population générale. L’impact des différentes sources de biais reste limité, inférieur aux erreurs d’échantillonnage. L’approche d’ONUSIDA consistant à estimer le niveau des épidémies à partir d’enquêtes en population générale s’avère pertinente.

Voir en ligne : Site de la conférence

Notes

[1IRD – CEPED UMR 196 Paris Descartes INED IRD, Paris, France

[2Université de Montpellier I – EA 4205, Montpellier, France

[3Centre Muraz, Bobo-Dioulasso, Burkina Faso

[4IRD – UMR 145, Marseille, France

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