Bibliographie

2008


  • Larmarange Joseph (2008) « Homosexuels masculins : les oubliés de la prévention ? », Transcriptases / ANRS Information, 138, p. 61-62. http://www.vih.org/transcriptases.
    Résumé : POINTS-CLÉS : • Quelque soit le continent, les HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes) constituent l’une des populations les plus touchées par le VIH, y compris dans les pays à épidémie généralisée. • De nombreux pays ne prennent pas en compte les HSH dans leur système de surveillance de l’épidémie ni dans leurs programmes d’action. • Lorsqu’ils sont pris en compte, les sommes allouées aux actions de prévention qui leur sont destinées restent proportionnellement très inférieures à la place qu’occupent les HSH dans l’épidémie. • 86 pays dans le monde criminalisent les rapports sexuels entre deux hommes adultes consentants, dont sept condamnant à la peine de mort.


  • Larmarange Joseph (2008) « HIV prevalence estimates: the new deal in Sub-Saharan Africa since 2000 », in The Political Economy of HIV/AIDS in Developing Countries: TRIPS, Public Health Systems and Free Access, éd. par Benjamin Coriat, Cheltenham : Edward Elgar, p. 169-189. ISBN : 978-1-84844-077-7. http://dx.doi.org/10.4337/9781848444898.00018.
    Résumé : HIV prevalence and incidence data are necessary at different levels: monitoring the epidemics, understanding their dynamics, determining priorities of actions, modeling AIDS impact on population… In macro-economy, HIV prevalence is often an important parameter of the models. HIV prevalence data are often used for evaluation, planning and advocacy and so their uses are very political. Since 2000, UNAIDS estimates changes have reflected improvements in methodology used. For example, the estimated number of persons living with HIV worldwide in 2007 was 33.2 million [30.6–36.1 million] (UNAIDS 2007), a reduction of 16% compared with the estimate published in 2006 (39.5 million [34.7–47.1 million]) (UNAIDS 2006). This difference is largely due to better data and assumptions about HIV epidemics. So, UNAIDS estimates from different reports cannot be directly compared and apparent trends does not reflect HIV epidemic trends. This paper proposes to review and discuss the different sources of HIV data and estimation methodology used.
  • Larmarange Joseph, Enel Catherine, Wade Abdoulaye S., Desgrées du Loû Annabel et Groupe ELIHoS (2008) « Homo-bisexualité masculine et prises de risques lors du dernier rapport sexuel avec un homme et avec une femme au Sénégal » (communication orale), présenté à 15e Conférence Internationale sur le Sida et les Infections sexuellement transmissibles en Afrique (CISMA), Dakar.
    Résumé : Objectif En 2007 au Sénégal, une étude socio-comportementale auprès de 501 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) a montré que 438 (87,4 %) avait déjà eu un rapport avec une femme. Le volet anthropologique a montré des formes diverses d’homo-bisexualité et des stratégies différenciées avec les hommes et avec les femmes. Nous cherchons ici à mettre en évidence les facteurs associés à une pratique à risque avec chaque sexe. Méthode Un questionnaire standardisé a été administré à 501 HSH recrutés par la technique boule de neige à Dakar et dans deux villes moyennes. Le questionnaire comportait une description détaillée du dernier rapport sexuel avec un homme et avec une femme, permettant de mettre en lien les pratiques sexuelles avec des variables sur ego, son/sa partenaire et le contexte du rapport. Résultats Les pénétrations non protégées sont plus fréquentes avec les femmes (39,7 %) qu’avec les hommes (24,2 %). Avec un homme, le principal facteur de risque est le lieu de l’acte sexuel : 65,5 % de pénétrations anales non protégées si le rapport a eu lieu en extérieur (contre 21,5 %). Cette prise de risque est moins fréquente parmi ceux ayant suivi une action de prévention ciblée HSH (15,0 % contre 37,2 %) et parmi ceux appartenant à une association HSH (11,7 % contre 20,8 %). Enfin, les risques sont plus élevés avant 25 ans et après 35 ans. Avec une femme, le préservatif n’est presque jamais employé avec l’épouse, du fait du désir d’enfant. Hors mariage, l’âge de la partenaire est prépondérant : 74,5 % de rapports à risque si elle a 15 ans ou moins, 30,1 % entre 16 et 20 ans et 17,3 % pour les partenaires de 21 ans ou plus. Enfin, les HSH instruits et ceux sensibilisés et/ou membres d’une association se protègent plus avec leurs partenaires féminines. Conclusion Les actions de sensibilisation menées spécifiquement auprès des HSH depuis 2004 au Sénégal ont eu une certaine efficacité puisque les HSH sensibilisés se protègent plus, à la fois avec les hommes mais aussi avec les femmes, bien que l’effet soit moindre. La bisexualité étant importante et les facteurs de risque n’étant pas les mêmes avec les femmes, il importe que les actions de sensibilisation intègrent la problématique de la bisexualité et les pratiques des HSH avec des femmes.

  • Larmarange Joseph et Le Cœur Sophie (2008) La situation de l’épidémie VIH/Sida, Fiche d'actualité (5), Paris : Ined, 3 p. http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_actualite/sida/.
    Résumé : La découverte en 1983 du virus du sida (Virus de l'immunodéficience humaine ou VIH) par deux chercheurs français de l'Institut Pasteur, Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier vient d'être couronnée par l'attribution du prix Nobel de médecine 2008. Vingt-cinq ans après cette découverte majeure, où en est l'épidémie de VIH/sida ?
  • Larmarange Joseph, Vallo Roselyne, Yaro Seydou, Msellati Philippe, Méda Nicolas et Ferry Benoît (2008) « Impact des biais de trois Enquêtes Démographiques et de Santé africaines sur l’estimation de la prévalence nationale du VIH » (communication orale), présenté à 15e Conférence Internationale sur le Sida et les Infections sexuellement transmissibles en Afrique (CISMA), Dakar.
    Résumé : Objectif Depuis 2001, plusieurs enquêtes nationales en population générale avec dépistage du VIH, en particulier des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS), ont été menées en Afrique subsaharienne. Dans certains pays, leurs résultats étaient sensiblement différents de ceux de la surveillance sentinelle en cliniques prénatales. Les taux de non réponse (refus ou absence) des EDS ont souvent été cités pour expliquer ces différences. L’objectif de ce travail vise à estimer l’impact des différents biais de trois EDS (Burkina Faso 2003, Cameroun 2004 et Kenya 2003) sur la prévalence nationale du VIH mesurée. Méthode Nous avons eu recours à une modélisation mathématique pour estimer les individus infectés non observables du fait de la fenêtre sérologique des tests de dépistage. Des données de recensement et de l’UNHCR ont permis de prendre en compte les individus hors ménages ordinaires, dont les réfugiés en camps. L’ancienneté des bases de sondage utilisées a été compensée à partir de projections de population. Nous avons posé deux hypothèses simples concernant les ménages éligibles non enquêtés, considérant que leur prévalence était soit double soit moitié moindre. Enfin, la prévalence des individus éligibles mais non testés a pu être estimée à partir de modèles logistiques. Lorsque les données étaient faibles ou insuffisantes, nous avons maximisé l’amplitude des biais. Résultats Au Burkina Faso, la prévalence observée est de 1,77 % (IC 95 % : 1,49-2,11) tandis que la prévalence ajustée est de 1,86 % pour l’hypothèse haute et 1,82 % pour l’hypothèse basse. Elles sont respectivement de 5,44 % (5,00-5,91), 5,84 % et 5,43 % au Cameroun, 6,88 % (6,27-7,54), 7,16 % et 6,55 % au Kenya. Pour les trois EDS, la prévalence ajustée est située au sein de l’intervalle de confiance à 95 % de la prévalence observée, et même au sein de l’intervalle de confiance à 75 % (excepté l’hypothèse haute au Cameroun). Conclusion Les résultats des EDS constituent de bons indicateurs du niveau de la prévalence nationale du VIH parmi les adultes en population générale. L’impact des différentes sources de biais reste limité, inférieur aux erreurs d’échantillonnage. L’approche d’ONUSIDA consistant à estimer le niveau des épidémies à partir d’enquêtes en population générale s’avère pertinente.
  • Larmarange Joseph, Vallo Roselyne, Yaro Seydou, Msellati Philippe, Méda Nicolas et Ferry Benoît (2008) « Comparaisons locales de la surveillance sentinelle des femmes enceintes et des Enquêtes Démographiques et de Santé au Burkina Faso et au Cameroun » (poster), présenté à 15e Conférence Internationale sur le Sida et les Infections sexuellement transmissibles en Afrique (CISMA), Dakar.
    Résumé : Objectif Les prévalences nationales du VIH ont été historiquement estimées à partir de la surveillance sentinelle en cliniques prénatales (CPN). Depuis 2001, les Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) en population générale constituent une nouvelle source d’informations. Pour plusieurs pays, les estimations entre ces deux sources divergent, principalement en raison de la localisation des sites sentinelles retenus. Certains travaux ont montré que les CPN pouvaient constituer un bon indicateur local. Nous cherchons ici à comparer localement EDS et CPN afin de préciser la représentativité de ces dernières. Méthode Nous avons eu recours à des techniques d’analyse en composantes d’échelle et d’interpolation spatiale afin de cartographier les variations infrarégionales de la prévalence du VIH à partir des EDS. La méthode employée a été testée à partir d’une modélisation avant d’être appliquée aux EDS 2003 du Burkina Faso et 2004 du Cameroun. Un programme informatique a été spécialement conçu à cette fin (http://www.ceped.org/prevR). Nous obtenons les tendances régionales de la prévalence du VIH dans un rayon de 30 à 90 kilomètres, que nous comparons avec les données CPN. Résultats La prévalence du VIH mesurée en CPN est fortement dépendante de la zone de recrutement (ZR) de cette dernière. Pour les petites agglomérations isolées, le nombre limité de cliniques induit que leur ZR correspond approximativement à l’agglomération et son voisinage plus ou moins proche. Dans les grandes villes ou les régions fortement urbanisées, la diversité des CPN disponibles rendent les ZR plus complexes. Elles peuvent s’interpénétrer et/ou se superposer. Les CPN ne seront pas forcément représentatives de l’agglomération étudiée. Les CPN situées en milieu rurale traduisent pour leur part une prévalence très localisée qui peut diverger de la tendance régionale. Conclusion La surveillance sentinelle en CPN peut s’avérer un mauvais indicateur des niveaux régionaux de l’épidémie, en fonction de leurs zones de recrutement et des variations spatiales de la prévalence. Une comparaison avec d’autres sources est donc nécessaire avant de pouvoir généraliser une observation réalisée en CPN. Cependant, elle reste adaptée pour une surveillance locale des tendances temporelles de l’épidémie.
  • Wade Abdoulaye S., Larmarange Joseph, Diop Abdou K., Diop Oulimata, Gueye Khady, Marra Adama, Ndawinz Jacques, Sene Amsata, Enel Catherine, Ba Sidi, Niang Diallo Pape, Toure Kane Ndeye Coumba, Mboup Souleymane et Desgrées du Loû Annabel (2008) « Diminution des prises de risque chez les HSH au Sénégal entre 2004 et 2007. Projet ELIHoS, ANRS 12139 » (communication orale), présenté à 15e Conférence Internationale sur le Sida et les Infections sexuellement transmissibles en Afrique (CISMA), Dakar.
    Résumé : Objectifs Une enquête épidémiologique menée auprès de 463 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) avait montré en 2004 une prévalence de l’infection par le VIH très élevée dans cette population (21,5 %) et un taux élevé de pratiques à risque. Plusieurs interventions de prévention spécifiquement orientées vers cette communauté HSH ont alors été menées : un programme de prise en charge des IST et du VIH, une action de sensibilisation aux risques sexuels et une action de plaidoyer auprès de l’ensemble des acteurs de la vie publique. Une seconde enquête a été menée en 2007 pour mesurer les évolutions des prévalence VIH et IST, et évaluer l’impact des actions de sensibilisation sur la prise de risque par rapport au VIH. Méthode A Dakar, Mbour/Thiès, et Saint-Louis, 501 HSH recrutés selon la technique boule de neige ont été enquêtés. L’enquête consistait en un questionnaire fermé sur des informations sociodémographiques, comportementales et biomédicales, et en un examen clinique et des prélèvements de sang et d’urine visant à détecter les IST et l’infection à VIH. Les indicateurs biologiques et comportementaux ont été comparés à ceux obtenus lors de l’enquête de 2004. Résultats La prévalence du VIH parmi les HSH est demeurée stable depuis 2004 : 21,5% [95% CI : 17.8-25.7] en 2004 et 21,8% [95%CI : 18.3-25.7] en 2007 (p=0.9). Par contre les comportements à risque ont diminué : la proportion d’hommes qui ont eu au moins un rapport insertif non protégé avec un homme au cours du mois précédant l’enquête est passée de 24 % en 2004 à 9 % en 2007 (p<0.01), la proportion d’hommes qui ont eu au moins un rapport réceptif non protégé est passée de 20 % en 2004 à 10 % en 2007 (p<0.01), et la proportion d’hommes qui ont eu au moins un rapport non protégé avec une femme est passée de 18 % à 12 % (p<0.01). Chez les plus jeunes, l’important multipartenariat a fortement diminué : 19,5 % des moins de 20 ans avaient déclaré en 2004 avoir eu plus de 20 partenaires sexuels au cours de leur vie, contre 4,1 % dans cette classe d’âge en 2007. Conclusion Les interventions de prévention menées auprès des HSH ont été suivies d’une réduction des prises de risque dans cette population. Prendre en compte de façon spécifique ce groupe dans les programmes de lutte contre le sida est donc efficace et important pour contrôler l’épidémie.
  • Wade Abdoulaye S., Larmarange Joseph, Diop Abdou K., Diop Oulimata, Gueye Khady, Marra Adama, Sene Amsata, Enel Catherine, Ba Sidi, Niang Diallo Pape, Toure Kane Ndeye Coumba, Mboup Souleymane et Desgrées du Loû Annabel (2008) « Reduction of risk behaviors among MSM in Senegal after targeted prevention interventions » (poster n°THPE0349), présenté à XVII International AIDS Conference, Mexico.
    Résumé : Background In Senegal, an epidemiological survey conducted in 2004 among 463 men having sex with men (MSM) revealed a high HIV prevalence (21.5%) and high proportions of unprotected sex and bisexual activity (Wade, 2005). The health authorities concluded that not giving MSM access to health care could compromise all the efforts achieved in Senegal in combating HIV. Consecutively, interventions targeting MSM were developped, aiming to improve their access to health care programs and to raise their awareness to sexual risk. A second survey carried out in 2007 measured the evolution of HIV and STIs prevalence among MSM and assessed the impact of these preventive operations. Methods In the capital city and in two medium-sized towns, 501 MSM recruited through the snowball referral method were surveyed in 2007 with a face-to-face close-ended standardized questionnaire. They provided blood and urine samples to be tested for STIs and HIV. The biological and behavioral indicators were compared to those collected in 2004. Results The HIV prevalence among MSM remains stable, from 21.5% [95% CI : 17.8-25.7] in 2004 to 21.8% [95%CI :18.3-25.7] in 2007 (p=0.9), but risk behaviors decreased meanwhile. The proportion of men who had at least one unprotected insertive anal intercourse during the last month with a male partner decreased from 24% to 9% (p<0.01), the proportion of men who had at least one unprotected receptive anal intercourse decreased from 21% to 10% (p<0.01), and the proportion of men who had at least one unprotected intercourse with a female partner decreased from 18% to 12 % (p<0.01). Conclusion Prevention interventions targeted towards men having sex with men led to a reduction of risk behaviors in this group, showing their efficiency. They should be systematically implemented in this high-risk group.

2007


  • Desgrées du Loû Annabel, Larmarange Joseph, Brou Hermann et groupe Ditrame Plus 3 (2007) « La Gestion des risques de VIH/sida au sein du couple en Afrique subsaharienne : rôles de la polygamie et de la co-résidence », in Populations en transition : dix communications présentées au XXVe congrès général de la population à Tours, 18-23 juillet 2005, éd. par Magali Barbieri, Paris : Ined, p. 99-123. (Document de Travail de l'Ined). http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/documents_travail/bdd/publication/1325/.

  • Larmarange Joseph (2007) « Prévalences du VIH en Afrique : validité d’une mesure », Thèse de doctorat en démographie, Paris : Université Paris Descartes, 582 p. http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00320283/fr/.
    Résumé : Les prévalences nationales du VIH sont estimées, en Afrique subsaharienne, à partir de deux sources : la surveillance sentinelle des femmes enceintes et les enquêtes nationales en population générale (EDS). En plusieurs endroits, les résultats divergent, questionnant la validité de chaque approche. Quelles portée, limites et signification objective peuvent être accordées aux diverses observations, chacune appréhendant le réel sous un angle différent ? Les EDS constituent un bon indicateur du niveau des épidémies à l’échelle national et régional, voir infrarégional grâce au recours à des techniques d’analyse spatiale en composantes d’échelles. Mais leur fréquence est inadaptée pour mesurer les évolutions à court terme. La surveillance sentinelle, estimateur local des ordres de grandeur, peut être un indicateur de tendances sous certaines conditions. Cependant, si la situation actuelle commence à être mieux connue, une mesure réelle des dynamiques est encore hors de notre portée.
    Mots-clés : Afrique subsahrienne, EDS (Enquêtes démographiques et de santé), Épidémiologie, HIV Seroprevalence, Interpolation spatiale, Prévalence, Sentinel Surveillance, Surveillance sentinelle, Validité epistémologique, VIH/SIDA.

  • Larmarange Joseph (2007) PrevR, package R pour l'estimation de tendances régionales à partir d'une EDS, version 1.11, Paris : IRD. http://www.ceped.org/prevR/.
    Résumé : prevR a été initialement conçu pour estimer et cartographier les variations spatiales de la prévalence du VIH à partir des données des Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS). Il peut être utilisé pour analyser tout type d’indicateur correspondant à une proportion à partir des données d’une enquête avec un sondage en grappes à deux degrés. Il se présente sous la forme d’un package additionnel pour le logiciel de statistiques libre et gratuit R (http://www.r-project.org/). Il permet d’importer les données, de les formater, puis de cartographier la prévalence d’un phénomène par estimation de la prévalence de chaque point enquêté et interpolation spatiale. Les résultats peuvent ensuite être exportés vers d’autres logiciels de statistiques ou des logiciels de cartographie. prevR a été développé par Joseph Larmarange (PopInter, Université Paris 5) dans le cadre du projet ANRS 12114- sur « La mesure et les estimations des prévalences du VIH en Afrique Subsaharienne ». Ce projet, financé par l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida, est porté par l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) en France et le Centre Muraz au Burkina Faso. prevR est officiellement distribué sur le site du CEPED (Centre Population et Développement) à l’adresse http://www.ceped.org/prevR/, dans le cadre du groupe de travail sur la « Qualité des estimations des mesures de prévalence du VIH ». prevR est distribué sous la licence CeCILL-C. prevR was conceived to estimate and map spatial variations of HIV prevalence with data from Demographic and Health Surveys (DHS). It can be used to analyze any indicator corresponding to a proportion calculated from a survey with a two-stage sample design. prevR is an additional package for the free and opensource statistical software R (http://www.r-project.org/). prevR can import data, format them and map the prevalence of a phenomenon by estimates of the prevalence of each surveyed point and space interpolation. The results can then be exported towards other software of statistics or software of cartography. prevR was developed by Joseph Larmarange (PopInter, Paris 5 University) in the ANRS 12114 project on “Measure and estimates of HIV prevalence in Subsaharan Africa”. This project, supported by ANRS (french national research agency on HIV/AIDS), is carried by IRD (Institute of Research for the Development) in France and Centre Muraz in Burkina Faso. prevR is officially distributed on the website of CEPED (Center Population and Development) at http://www.ceped.org/prevR/. prev is distributed under the licence CeCILL-C.
    Note Note
    <p>IDDN.FR.01.120030.000.S.P.2007.000.31235</p>
  • Larmarange Joseph, Vallo Roselyne, Yaro Seydou, Msellati Philippe, Méda Nicolas et Ferry Benoît (2007) « Estimating effect of non response on HIV prevalence estimates with DHS data » (communication orale n°36.7), présenté à 8th AIDS Impact conference, Marseille.
    Résumé : Aim: In most countries in Sub-Saharan Africa, Demographic and Health Surveys (DHS) with HIV testing became the only measure of HIV prevalence in general population. Significant non response rate were often cited to explain differences between DHS results and estimations from sentinel surveillance in antenatal clinics. The objective of this presentation consists to predict with multivariate models the prevalence of non tested persons in order to estimate the effect of non response on national estimates. Method / Issue: We used data from 9 DHS surveys (Burkina Faso 2003, Cameroon 2004, Ethiopia 2005, Ghana 2003, Kenya 2003, Lesotho 2004, Malawi 2004, Senegal 2005 and Tanzanie 2003) where HIV results could be linked with data from household and individual questionnaires. Logistic regression were calculated for each country, separately for men and women 15-49 years old, with common predictor variables: region, place of residence, age group, education, wealth index, marital status, work status, having radio or television, age at first sexual intercourse, recent sexual activities, using condom at last sexual intercourse, number of partners in last 12 months, smoking, STI in last 12 months, female and male circumcision and willing to care for relative with AIDS. For each group, adjusted prevalence was calculated by using observed prevalence for tested people and estimated prevalence for non tested people. Results / Comments: The non response rates in these 9 studies vary from 7.9% to 34.2%. Estimated prevalence of non tested persons is usually higher than observed prevalence of tested persons: in 15 groups on 18, the ratio exceeds 1 (it vary from 0.820 to 2.424). Nevertheless, ratios of adjusted prevalence to observed prevalence remain relatively small (from 0.956 to 1.251). Except for men in Lesotho and women in Malawi, differences between adjusted and observed prevalence is less than 0.5 points. In both cases, number of tested persons was small (less than 3’000). No relation was found between non response rate and ratio of non tested to tested or ratio of adjusted prevalence to observed prevalence. Nevertheless, highest ratio of adjusted prevalence to observed prevalence were found for groups with smallest prevalence (<3%). But this effect is probably a consequence of a small statistical power. Discussion: If differences between adjusted and observed prevalence are more important than in a precedent survey conducted by Mishra et al. in 2006 on 5 DHS, the overall effect of non response bias on national HIV estimates tend to be small. Adjustments need to be interpreted with caution due to the limited information available to predict the prevalence of non tested people, in particular for people who did not answer the individual questionnaire and for whom only household questionnaire data were used.
  • Larmarange Joseph, Vallo Roselyne, Yaro Seydou, Msellati Philippe, Méda Nicolas et Ferry Benoît (2007) « Variations spatiales infranationales de la prévalence du VIH en Afrique (projet ANRS 12114) » (poster n°221), présenté à 4e Conférence Francophone sur le VIH/Sida de l'AFRAVIH, Paris.
    Résumé : Objectif Plusieurs pays africains disposent dorénavant d’une Enquête Démographique et de Santé (EDS) en population générale, avec dépistage du VIH et coordonnées géographiques des zones d’enquête. L’utilisation de ces données permet de reconstruire en partie les variations spatiales de la prévalence du VIH à des niveaux infrarégionaux. La connaissance de ces variations constitue un outil pour l’évaluation, la planification et le plaidoyer et permet de mieux comprendre les écarts observés entre les EDS et la surveillance sentinelle des femmes enceintes. Méthodes La prévalence du VIH de chaque zone d’enquête d’une EDS a été estimée à partir des zones voisines en tenant compte des principales agglomérations urbaines ; puis une interpolation par krigeage a été effectuée. Des indicateurs de qualité des estimations produites ont également été générés. La validité de cette méthodologie a été vérifiée par simulation d’enquêtes sur un pays modèle. Cette approche a été appliquée aux données des EDS du Burkina Faso et du Cameroun et les cartes produites discutées avec les experts nationaux de ces deux pays. Un outil informatique gratuit a par ailleurs été réalisé. Résultats Nos résultats soulignent l’hétérogénéité spatiale des épidémies au niveau régional et infrarégional. Les zones les plus touchées correspondent, pour une majorité, aux villes situées sur les principaux axes routiers et aux zones historiques de migrations. La comparaison au niveau local entre EDS et surveillance sentinelle montre que ces deux mesures correspondent à deux échelles géographiques différentes ; elle fournit des pistes de réflexions sur la manière complémentaire d’utiliser ces deux sources d’informations. La surveillance sentinelle est plus adaptée au suivi des tendances d’une épidémie locale, tandis que les EDS sont plus pertinentes pour mesurer le niveau global de la prévalence du VIH à l’échelle nationale ou régionale. Conclusions Malgré plusieurs limites, cette méthode affine la connaissance des épidémies nationales et constitue un outil d’aide à la prise de décision. La variation spatiale de la prévalence est la résultante de dynamiques épidémiques et migratoires complexes. L’analyse des différences d’échelles et de représentativité des diverses sources est primordiale.

2006


  • Larmarange Joseph (2006) « Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) : une épidémie toujours active », Transcriptases / ANRS Information, 129, p. 72-74. http://www.vih.org/transcriptases.
    Résumé : Les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes restent durement touchés par l’épidémie, au Nord mais aussi au Sud. En prélude à la Conférence, le Global Forum on MSM&HIV organisait les 10 et 11 août 2006 à Toronto une pré-conférence consacrée au VIH et aux hommes gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) [1]. Son objectif : inaugurer la mise en place d’un forum mondial sur ces questions et mettre en lumière l’urgente nécessité d’augmenter les fonds et les actions en direction de cette population, dans la mesure où, selon le rapport 2006 de l’Onusida, seul un HSH sur vingt dans le monde a accès aux services de prévention et de soins dont il a besoin [2], bien que les estimations de prévalence du VIH dans ce groupe soient plus élevées que dans tout autre groupe. Autre objectif, négocier la tenue d’une session plénière lors de la prochaine conférence de 2008 à Mexico. Cette année, les questions HSH ont surtout été débattues lors de sessions satellites, lors d’ateliers de renforcement des compétences, ou au village global. Seule une session d’abstracts [3] et un symposium [4] étaient explicitement centrés sur les HSH. Que ce soit à la pré-conférence ou dans les sessions consacrées aux HSH, les intervenants étaient dans une très grande majorité anglo-saxons (Etats-Unis, Canada, Australie, Royaume-Uni), puis mexicains et asiatiques, les autres pays européens n’étaient peu ou pas représentés. Où en est-on au Nord ? La situation épidémique chez les HSH reste préoccupante dans les pays industrialisés, avec des prévalences élevées (voir tableau). Ron Stall [5] a présenté les premiers résultats d’une revue de littérature sur les enquêtes ayant mesuré l’incidence chez les HSH ou les gay/bi de 1995 à nos jours, en Amérique du Nord, en Europe de l’Ouest, en Australie et en Nouvelle-Zélande. 22 études indépendantes ont été retenues, fournissant 90 estimations annuelles d’incidence. L’incidence moyenne était de 1,93% dans les enquêtes avec un échantillonnage communautaire. Ron Stall a montré qu’une telle incidence, appliquée à une cohorte d’hommes ayant une prévalence de 8% à l’âge de 20 ans, en supposant une absence de mortalité liée au VIH avant l’âge de 60 ans, induisait une prévalence de l’ordre de 25% à 30 ans, et d’un peu moins de 50% à 50 ans. Il a particulièrement insisté sur la situation des Afro-américains, chez lesquels une incidence annuelle de 4% a été observée chez les 15-22 ans, et de 15% chez les 23-29 ans dans une étude réalisée dans sept villes américaines entre 1994 et 2000. La prévalence chez les Afro-américains non hispaniques dans une enquête réalisée en 2005 dans cinq villes américaines était de 46%, tandis qu’elle était de 21% chez les Blancs non hispaniques, de 19% chez les personnes appartenant à plusieurs groupes ethniques, et de 17% chez les HSH hispaniques. De telles différences ne sont pas nouvelles puisqu’elles avaient déjà été observées dès les années 1980 [6]. Peu de données concernant l’Europe ont été présentées. Le dernier rapport de surveillance du VIH/sida en Europe [7], sorti en août, met en évidence que la majorité des enquêtes réalisées sont basées sur le statut sérologique déclaré par les enquêtés, ou sur des sous-groupes spécifiques (patients atteint d’une IST, personnes ayant effectué un test dans un centre de dépistage...). Il est alors difficile d’avoir une image précise de la prévalence réelle, ou de l’incidence, ou de pouvoir mettre en évidence une augmentation de celle-ci depuis 2000 (dans la mesure où les biais de recrutement induisent inévitablement une variation de la prévalence mesurée). Cependant, l’augmentation très importante (+45%) des cas de séropositivité rapportés chez les HSH indique clairement une augmentation des nouvelles infections dans cette population, la prévalence se situant entre 10 et 20% en Europe de l’Ouest, et probablement en dessous des 5% dans les pays de l’Est. Et au Sud ? Sous l’impulsion de l’Onusida, une importante méta-analyse a été réalisée sur les rapports sexuels entre hommes dans les pays à faibles et moyens revenus [8] (voir tableau). Il en ressort que le nombre d’études sur les HSH dans ces pays reste limité. La majorité a été réalisée en Amérique Latine, en Asie du Sud et dans les Caraïbes. Seulement moins d’un tiers de ces enquêtes a mesuré la prévalence du VIH. Bien qu’il semble enfin admis que l’homosexualité est une réalité sur ce continent, l’Afrique subsaharienne reste la région la moins étudiée. Seules 8 études ont été recensées, et aucune ne fournit de données de prévalence [9]. L'Épidémie chez les HSH à travers le monde Les prévalences observées chez les HSH sont largement supérieures à celles observées en population générale. Cela a été confirmé par Chris Beyer [10] qui a présenté des résultats montrant que la prévalence chez les HSH était, dans des pays à faible prévalence au niveau national, 10 à 20 fois supérieure à celle observée en population générale [11]. Dans un grand nombre de pays, ces épidémies se développent de manière « masquée » dans des contextes de stigmatisation, de discrimination et/ou de criminalisation de l’homosexualité masculine. De nombreux intervenants ont par ailleurs rappelé que les droits de l’individu et le droit à vivre sa sexualité de manière épanouie étaient fondamentaux dans la lutte contre le VIH/sida, dans la mesure où le non-respect de ces droits augmente significativement la vulnérabilité des individus et limite l’accès à des services de prévention, de soins et de prise en charge thérapeutique. Les résultats de cette méta-analyse montrent par ailleurs qu’une large majorité des HSH ont également eu des rapports avec des femmes. Ce fait ne concerne pas que les pays à revenus faibles et moyens, mais aussi certains HSH des pays du Nord, amenant ainsi quelques présentateurs à parler d’HSHF (Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des femmes). De qui parle-t-on ? Plusieurs intervenants sont revenus sur les concepts utilisés pour caractériser les homosexuels [12]. Le paradigme LGBT (Lesbienne Gay Bi Trans), issu d’une construction culturelle occidentale, n’est pas adapté pour rendre compte de la diversité des homosexualités, que ce soit dans les pays du Sud, où d’autres formes de construction culturelle de l’érotisme entre hommes existent, ou bien dans les pays du Nord, où de nombreux HSH ne se reconnaissent pas dans ces définitions. Il importe d’être vigilant dans les comparaisons, à la fois entre différents pays, mais aussi au sein d’une même société. Certains termes, comme celui de bareback sex, sont ainsi abusivement utilisés dans des contextes où ils perdent leur sens. La terminologie HSH (Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes) est également problématique. Permettant d’identifier les individus par ce qu’ils font et non ce qu’ils sont, cette terminologie induit régulièrement une focalisation sur les comportements en omettant le contexte socio-historico-culturel dans lequel s’inscrivent les pratiques et qui leur donne sens. Gary Dawsett a souligné lors d’un satellite combien l’approche HSH agrège différentes formes de cultures érotiques entre personnes de même sexe dans une seule et même catégorie, masquant ainsi des différences fondamentales pour la compréhension des comportements et pratiques et pourtant nécessaires pour développer des actions de prévention appropriées et efficaces. D’autre part, la construction des normes et des rôles chez les HSH ne peut être appréhendée sans une prise en compte plus globale des représentations de genre et de la masculinité dans les sociétés où ils vivent [13]. Vingt-cinq ans après le début de l’épidémie, les HSH restent particulièrement touchés et vulnérables face au VIH. En Occident, l’épidémie continue de progresser, interrogeant une prévention qui s’essouffle. Dans d’autres pays, notamment en Afrique, on commence à peine à se rendre compte de la situation. Si les activistes et les associations commencent à s’organiser, la recherche, elle, peine à suivre. Notes : [1] www.msm-aids2006.org [2] Onusida, Rapport global sur l’épidémie VIH/sida, 2006 [3] Jones K. et al., « What is Working (or not) for HIV prevention Among MSM ? », MOAC01 [4] Session « Emerging and Re-Emerging HIV Epidemics among Gay and non-Gay Identified MSM », THBS02 [5] Stall R., « Re-Emerging HIV epidemics among MSM in the United States and other industrialized nations : evidence and insight », THBS0202 [6] Samuel M. et al., « Prevalence of HIV in Ethnic Minority Homosexual/Bisexual Men », JAMA, 1987, 257, 1901-2 [7] EuroHIV, HIV/AIDS surveillance in Europe, Mid-year report 2005, 2006, n° 72, www.eurohiv.org [8] Caceres C., « Global overview oh HIV prevalence and risk behaviours among MSM in low and middle income countries », THBS0201. Les résultats de cette étude ont été publiés en juin 2006 dans STI, 82 Suppl 3, iii3-9. [9] Il existe néanmoins une étude sénégalaise ayant mesuré la prévalence du VIH chez les HSH mais elle n’a semble-t-il pas été prise en compte. La prévalence observée était de 21,5% à Dakar (Wade I. et al., « HIV infection and sexually transmitted infections among men who have sex with men in Senegal », AIDS, 2005, 19(18):2133-40). [10] Beyrer C., « Overview of HIV Epidemics Among MSM in Developing Countries », THSA09 [11] Sénégal, Cambodge, Thaïlande, Singapour, Etats américains frontaliers avec le Mexique, Pérou, Argentine, Ukraine. [12] Dowsett G., « The Problematic Category of MSM : Masculinity, sexuality and HIV/AIDS », THSA09 [13] Satellite « Gender, Culture and Male Sexual Identities : Implications for HIV/STI Prevention », SUSA24 Discussion de posters, « All Men are Not the Same : Masculinities, Risk and HIV », TUPDD

  • Larmarange Joseph, Yaro Seydou, Vallo Roselyne, Msellati Philippe, Méda Nicolas et Ferry Benoît (2006) « Cartographier les données des Enquêtes Démographiques et de Santé à partir des coordonnées des zones d'enquête » (communication orale), présenté à Chaire Quételet 2006 : Les systèmes d’information en démographie et en sciences sociales. Nouvelles questions, nouveaux outils ?, Louvain-la-Neuve. http://www.uclouvain.be/39288.html.
    Résumé : Les enquêtes démographiques et de santé (EDS) constituent une source de données standardisées bien connues des démographes. Nombre d’entre elles incorporent depuis longtemps les coordonnées longitude/latitude des zones enquêtées (grappes). Cependant, peu de travaux cartographiques exploitent cette information, principalement en raison d’un problème méthodologique. En effet, le nombre de personnes enquêtées dans une grappe est le plus souvent trop réduit (moins de 40) pour calculer des indicateurs statistiquement significatifs par grappe. D’autre part, les méthodes d’interpolation spatiale classique présupposent une mesure relativement précise du phénomène étudié en chaque point. Notre approche consiste donc à estimer la prévalence d’un phénomène en chaque grappe, à partir des grappes voisines, en ayant recours à des cercles de même effectif, puis à interpoler ces prévalences estimées par krigeage. Il est possible par ailleurs de prendre en compte le milieu de résidence après recodification. Outre l’application de cette approche à la prévalence du VIH du Burkina Faso et du Cameroun, nous présentons les résultats obtenus par simulation d’EDS sur un pays modèle.

2005


  • Desgrées du Loû Annabel, Larmarange Joseph et Brou Hermann (2005) « Gestion des risques de VIH/sida au sein du couple en Afrique subsaharienne. Rôles de la polygamie et de la co-résidence » (communication orale n°42-1), présenté à XXVe Congrès International de la Population de l'UIESP, Tours. http://iussp2005.princeton.edu/abstractViewer.aspx?submissionId=50062.
    Résumé : L’objet de cette communication est de mettre à jour les difficultés spécifiques que rencontrent les femmes vivant en ménage polygame dans la gestion des risques de VIH/sida : le risque de transmission sexuelle, et le risque de transmission de la mère à l’enfant chez les femmes qui se découvrent VIH+. Il semble en effet que les relations de genre qui existent dans un ménage polygame, souvent marquées par une compétition entre co-épouses qui ne facilite pas l’instauration d’un dialogue égalitaire entre mari et femme, freinent l’adoption de pratiques de prévention des risques du VIH/sida. Cette relation entre polygamie et gestion des risques du Sida est analysée à partir des données quantitatives et qualitatives collectées au cours d’un suivi de cohorte de 400 femmes VIH- et 350 femmes VIH+, mené dans le cadre d’un programme multidisciplinaire de prévention de la transmission mère-enfant, le programme Ditrame Plus, en cours à Abidjan depuis 2001.
  • Larmarange Joseph (2005) « Villes africaines et sida : des épidémies très hétérogènes » (communication orale), présenté à Les Villes du Sud (4e semaine de la ville de la MSH), Tours.
    Résumé : Alors que l’Afrique sub-saharienne concentre la majorité de l’épidémie mondiale de VIH/SIDA, elle présente de fortes disparités régionales. Au coeur de celles-ci, les villes occupent une place prépondérante. Les différentiels urbain/rural compliquent la mesure de la prévalence du VIH. Mais au-delà de ces différentiels, les villes ne présentent pas toutes le même visage épidémique. Bien que les mécanismes des niveaux épidémiques soient encore incertains, nous ferons le point sur les facteurs connus pouvant expliquer les multiples facettes de la pandémie de VIH/SIDA en milieu urbain.

  • Larmarange Joseph et Ferry Benoît (2005) « Mesure des niveaux de prévalence du VIH dans les pays d’Afrique subsaharienne : quels ajustements possibles à partir des données sur les femmes en suivi prénatal ? » (poster n°P1-66), présenté à XXVe Congrès International de la Population de l'UIESP, Tours. http://iussp2005.princeton.edu/abstractViewer.aspx?submissionId=51803.
    Résumé : La majorité des données de prévalence du VIH en Afrique Sub-Saharienne sont issues des femmes en suivi prénatal. Les estimations nationales sont souvent calculées à partir de ces données en faisant l'hypothèse que les femmes enceintes sont représentatives de la population générale. Or, de nombreux biais interviennent et il est nécessaire de clarifier la relation entre les données sentinelles et l'épidémiologie du VIH/SIDA en population générale. Une méthode d'ajustement encore peu connue a été proposée ces dernières années. Si elle s'avère relativement efficace, il reste à vérifier son domaine d'applicabilité, d'autant plus que les coefficients d'ajustement utilisé reposent sur un petit nombre d'études. Dans le présent travail, nous avons calculés ces coefficients d'ajustement à partir de plusieurs sources avant de les tester sur une douzaine de sites pour lesquels on dispose de prévalences chez les femmes enceintes et en population générale.

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