AFRAVIH 2022

ATLAS @ AFRAVIH 2022

Communications

Forte présence du projet ATLAS à la conférence AFRAVIH 2022 du 6 au 9 avril 2022 à Marseille.

Communications orales

Liste des présentations des résultats de recherche

  • Boye Sokhna, Kouadio Alexis Brou, Vautier Anthony, Ky-Zerbo Odette, Rouveau Nicolas, Kouvahe Amélé Florence, Maheu-Giroux Mathieu, Larmarange Joseph, Pourette Dolorès et équipe ATLAS (2022) « L’introduction de l’autodépistage du VIH dans les consultations des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) peut-elle améliorer l’accès au dépistage des patients IST et leurs partenaires ? Une étude qualitative exploratoire du projet ATLAS à Abidjan/Côte d’Ivoire » (poster #PV340), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs Dans le cadre de son projet d’introduction de l’auto dépistage du VIH (ADVIH), le programme ATLAS a initié une étude pour documenter les modalités de dispensation des kits d’ADVIH aux patient.e.s présentant une Infection Sexuellement Transmissible (IST) et leurs partenaires à Abidjan/Côte d’Ivoire. Matériels et Méthodes Une enquête qualitative a été réalisée entre mars et août 2021 dans trois services dispensant des ADVIH auprès des patient.e.s IST: (1) consultation prénatale (CPN) ; (2) consultation générale incluant IST et (3) dispensaire IST dédié. Les données ont été collectées par (i) des observations de consultations médicales de patient·e·s IST (N=98) et (ii) des entretiens auprès de soignants impliqués dans la dispensation des kits d’ADVIH (N=18), de patient.e.s ayant reçu des kits ADVIH à proposer à leurs partenaires (N=21) et de partenaires de patientes IST ayant réalisé l’ADVIH (N=2). Résultats Les trois services présentent des différences d’organisation du circuit du patient et des modalités de dispensation des kits d’ADVIH. En CPN, le dépistage du VIH est proposé systématiquement à toute femme enceinte lors de la première consultation. Lorsqu’une IST est diagnostiquée, un ADVIH est proposé presque systématiquement pour le partenaire (N=27/29). En consultation générale, il y a eu peu de propositions de dépistage et d’ADVIH aux patient.e.s IST et pour leurs partenaires (N=3/16). Malgré l’existence d’une délégation des tâches du dépistage et l’offre d’ADVIH, il n’y a pas de routinisation du dépistage dans ce service. Au dispensaire IST, le circuit du patient est mieux défini : diffusion de la vidéo ADVIH en salle d’attente, consultation des patient.e.s et référencement aux infirmières pour le dépistage avec proposition fréquente de kits d’ADVIH aux patient.e.s IST pour leurs partenaires (N=28/53). De manière générale, l’ADVIH est accepté lorsqu’il est proposé. Mais, la proposition de l’ADVIH aux partenaires n’est pas toujours facile, surtout pour les femmes : difficultés à aborder la question du VIH avec le conjoint, relation de couple « fragile ». Les soignants en général ont une perception positive des ADVIH, mais, ils soulignent le caractère chronophage de la dispensation des ADVIH et souhaitent une meilleure organisation : délégation des tâches (CPN). Conclusion L’organisation des consultations est déterminante : les contraintes structurelles (organisation du service, délégation des tâches) influent sur la proposition d’un dépistage VIH et l’ADVIH ne suffit pas à les lever. La proposition par les soignants d’un ADVIH pour les partenaires nécessite du temps et un accompagnement des patients.e.s. La proposition est plus systématique quand le dépistage est « routinisé » et concerne tous les patient.e.s. Quand l’ADVIH est proposé, il est en général accepté. Si l’ADVIH constitue une opportunité d’améliorer l’accès au dépistage des patient.e.s et de leurs partenaires, une intégration réussie implique d’améliorer l’organisation des services et de promouvoir la délégation des tâches.
  • Kouassi Arsène Kra, Simo Fotso Arlette, N'Guessan Kouassi Noël, Geoffroy Olivier, Younoussa Sidibé, Kabemba Odé Kanku, Dieng Baidy, Ndeye Pauline Dama, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boilly Marie-Claude, Silhol Romain, d'Elbée Marc, Vautier Anthony, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Atteindre les populations clés et périphériques : une enquête téléphonique auprès des utilisateurs d'autotests de dépistage du VIH en Afrique de l'Ouest » (communication orale (poster discuté #PJ321), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs En Afrique de l'Ouest, les stratégies communautaires ciblant les populations clés (PC) telles que les travailleuses du sexe (TS) et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) ont considérablement amélioré leur accès au dépistage du VIH. Cependant, il demeure difficile d’atteindre une partie de ces populations (TS occasionnelles, HSH « cachés ») et leurs réseaux (pairs, partenaires sexuels, clients). Les kits d'autodépistage du VIH (ADVIH) peuvent être distribués aux PC pour leur usage personnel mais également pour une distribution secondaire à leurs pairs, partenaires et proches. Depuis 2019, le programme ATLAS met en œuvre une telle stratégie en Côte d'Ivoire, au Mali et au Sénégal, notamment auprès des TS et des HSH. Matériels et Méthodes Afin de préserver la confidentialité et l’anonymat que procure l’ADVIH tout en documentant le profil des utilisateurs, une enquête téléphonique a été réalisée. Entre mars et juin 2021, des dépliants ont été distribués avec les kits d’ADVIH, invitant les utilisateurs à appeler un numéro de téléphone de manière anonyme et gratuite (avec une incitation de 2000 CFA de crédit téléphonique). Chaque dépliant comportait un numéro de participation unique permettant d'identifier anonymement le canal de distribution. Résultats Au total, 1305 participants ont été recrutés dans le canal de distribution TS et 1100 dans celui HSH dans les trois pays, sur un total de 44 598 kits d’ADVIH distribués (taux de participation : 5,4%). 69% ont reçu leur kit d’un pair-éducateur ou d’un agent de santé, et 31% l'ont reçu d'un ami (17%), partenaire sexuel (7%), parent (6%) ou collègue (1%). Pour les ADVIH distribués via les TS, 48% des participants étaient des hommes, et pour ceux via les HSH, 9% étaient des femmes. Ceci montre la capacité de l'ADVIH à atteindre les partenaires sexuels des PC et les clients des TS. Seuls 50% des participants masculins du canal de distribution HSH ont déclaré à l’enquêteur avoir déjà eu des rapports sexuels avec un homme. Un tiers des participantes du canal de distribution TS et 45% des participants masculins du canal HSH étaient des primo-testeurs. Les proportions de ceux dont le dernier test VIH remontait à plus d'un an étaient respectivement de 24% et 14%. Ces proportions sont plus élevées que celles observées dans des enquêtes menées auprès de TS et de HSH dans les mêmes pays. Une enquête complémentaire (rappels téléphoniques) a été menée auprès de celles et ceux ayant rapporté un test réactif afin de documenter le lien vers la confirmation et les soins. Les résultats de ces rappels seront disponibles début 2022. Conclusion L'ADVIH est une offre complémentaire permettant d’augmenter l’accès au dépistage des PC peu atteintes via les stratégies conventionnelles. La distribution secondaire des ADVIH est faisable et acceptable. Elle a le potentiel d'atteindre, au-delà des populations-clés elles-mêmes, d’autres populations périphériques et vulnérables au VIH.
  • Ky-Zerbo Odette, Desclaux Alice, Vautier Anthony, Boye Sokhna, Gueye Papa Alioune, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Kouadio Alexis Brou, Camara Cheick Sidi, Sow Souleymane, Geoffroy Olivier, Kabemba Odé Kanku, Keita Abdelaye, Ehui Eboi, Ndour Cheick Tidiane, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Utilisation et redistribution de l’autodépistage du VIH parmi les populations clés et leurs réseaux en Afrique de l’Ouest : pratiques et expériences vécues dans le projet ATLAS » (communication orale #CO8.1), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’autodépistage du VIH (ADVIH), notamment la distribution dans les réseaux des personnes en contact avec des programmes de prévention (distribution secondaire), permet de rejoindre des personnes ayant faiblement accès au dépistage. Dans le cadre du projet ATLAS, une analyse des pratiques d’utilisation et de redistribution de l’ADVIH parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les travailleuses du sexe (TS), les usagers de drogues (UD) et leurs partenaires a été réalisée en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal. Matériels et Méthodes Une enquête qualitative a été conduite de janvier à juillet 2021. Des entretiens face-à-face et par téléphone ont été réalisés avec des utilisateurꞏtrices de l’ADVIH identifiéꞏes par (i) des pairsꞏes éducateurꞏtrices HSH, TS et UD ou (ii) via une enquête téléphonique anonyme. Résultats Au total 80 personnes ont été interviewées (65 en face-à-face, 15 par téléphone). À la première utilisation, la majorité a réalisé l’ADVIH sans la présence d’unꞏe professionnelꞏle (2/3). Ils l’ont justifié par la facilité de réalisation de l’ADVIH et l’existence d’outils de supports. La majorité a redistribué des kits d’ADVIH à des partenaires sexuelsꞏles, pairꞏes/amiꞏes, clients pour les TS et d’autres types de relations sans difficulté majeure. Leur motivation commune était l’intérêt de la connaissance du statut VIH pour l’utilisateurꞏtrice finalꞏe. Cependant vis-à-vis des partenaires sexuelsꞏles et des clients des TS, il s’agissait surtout de s’informer du statut de ce/cette dernier-ère pour décider des mesures préventives à adopter. Les réactions des utilisateurꞏtrices secondaires étaient majoritairement positives parce que ce nouvel outil répondait à une attente liée au besoin de connaître leur statut VIH, certainꞏes n’ayant par ailleurs jamais fait de dépistage VIH. Quelques cas de refus ont été rencontrés, surtout de la part des clients occasionnels pour les TS. Un cas de violence physique de la part d’un client a été rapporté. Les raisons de non-proposition de l’ADVIH à son réseau variaient suivant les catégories de populations clés et les utilisateurꞏtrices secondaires. Les trois populations clés, surtout les UD, ont rapporté des craintes de réactions négatives de certainꞏes partenaires sexuelsꞏles. Les HSH et les UD en ont moins distribué à leurs pairꞏes/amiꞏes par rapport aux partenaires sexuelꞏles parce qu’ils/elles estimaient que ceux/celles-ci étaient dans les mêmes réseaux de distribution des kits d’ADVIH et en avaient donc déjà reçus. Chez les TS, l’ADVIH était moins souvent proposé aux clients et aux partenaires qui acceptaient l’utilisation du préservatif. Conclusion Les résultats montrent une bonne acceptation de l’ADVIH tant en distribution primaire que secondaire. La redistribution de l’ADVIH dans les réseaux des populations clés peut permettre d’accroitre l’accès au dépistage parmi les populations peu dépistées, sans répercussion négative pour les personnes qui le proposent.
  • Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Autodépistage du VIH en Afrique de l’Ouest : Synthèse des résultats des recherches menées dans ATLAS » (communication orale (symposium ATLAS), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Mots-clés : ⛔ No DOI found.
  • Simo Fotso Arlette, Johnson Cheryl, Vautier Anthony, Kouame Konan Blaise, Diop Papa Moussa, Doumenc Aïdara Clémence, Baggaley Rachel, Ehui Eboi, Larmarange Joseph et équipe ATLAS (2022) « Mesure de l’impact populationnel de l’auto-dépistage du VIH par la triangulation de données programmatiques de routine : Exemple du projet ATLAS en Côte d’Ivoire » (poster #PV164), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’auto-dépistage du VIH (ADVIH) est recommandé comme stratégie de dépistage par l’OMS. Il a pour avantage de permettre aux personnes de réaliser elles-mêmes leur test et de garantir la discrétion et confidentialité, permettant de toucher des populations non testées et difficiles à atteindre. Cependant, son caractère confidentiel et l'approche de distribution via les réseaux (ciblant les population clés et leurs proches et partenaires) rendent difficile l'estimation de l’impact de l’ADVIH au niveau populationnel. Cette étude propose un moyen de surmonter ce défi et utilise des données programmatiques de routine pour estimer indirectement les impacts du projet ATLAS sur l'accès au dépistage du VIH, le dépistage du VIH conventionnel (c'est-à-dire autre que l’ADVIH), les nouveaux diagnostics du VIH et l’initiation de traitement antirétroviral (TAR) en Côte d'Ivoire. Matériels et Méthodes Les données sur le nombre de kits d’ADVIH distribués par ATLAS proviennent des rapports des partenaires de mise en oeuvre entre le troisième trimestre (T3) de 2019 et le T1 2021. Nous utilisons également les indicateurs de routine du PEPFAR agrégées par districts sanitaires et par trimestre. Les analyses se font par une régression de séries chronologiques écologiques à l'aide de modèles mixtes linéaires. Résultats Entre T3 2019 et T1 2021, 99353 kits d’ADVIH ont été distribués par ATLAS dans les 78 districts sanitaires inclus dans l'analyse. Les résultats (tableau 1) montrent un effet négatif mais non significatif sur le volume de tests conventionnels (-195) ce qui traduirait une légère substitution entre ADVIH et test conventionnel. Malgré cela l’effet net est positif sur l’accès au dépistage : pour 1000 ADVIH distribués via ATLAS, 589 personnes supplémentaires ont eu accès au dépistage du VIH avec l’hypothèse d’un taux d'utilisation d’ADVIH (TU) de 80 % et 393 avec une hypothèse de 60%. L'effet de l’ADVIH sur le diagnostic du VIH était significatif et positif (8). Pas d’effet significatif observé sur l’initiation TAR (-2). Conclusion Nos résultats mettent en évidence qu'une stratégie de distribution de l’ADVIH basée sur les réseaux ciblant les population clés et leurs proches et partenaires augmentent l’accès au dépistage du VIH et améliore le diagnostic. La méthodologie utilisée dans cet article pourrait être reproduite dans différents contextes pour l'évaluation des programmes d’ADVIH, sans nécessité de systèmes de collecte additionnels.
  • Traore Métogara Mohamed, Badiane Kéba, Vautier Anthony, Simo Fotso Arlette, Kabemba Odé Kanku, Rouveau Nicolas, Maheu-Giroux Mathieu, Boilly Marie-Claude, Larmarange Joseph, Terris-Prestholt Fern, d'Elbée Marc et équipe ATLAS (2022) « Coûts unitaires de l’autodépistage et du dépistage classique du VIH dans les centres de santé publics et communautaires en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal » (poster #PJ165), présenté à AFRAVIH, Marseille.
    Résumé : Objectifs L’atteinte des « trois 95 » de l’ONUSIDA a induit l’adoption de stratégies de dépistage VIH innovantes en Afrique de l’Ouest. Le projet ATLAS déploie l’autodépistage du VIH (ADVIH) en Côte d'Ivoire (CI), au Mali (ML) et au Sénégal (SN) en stratégie avancée et fixe (Figure 1). Les stratégies fixes sont mises en oeuvre dans (i) des structures de santé fixes pour le dépistage des partenaires de personnes vivant avec le VIH (Index), et pour celui des patients ayant une Infection Sexuellement Transmissible (IST) et leurs partenaires, et (ii) dans des cliniques communautaires à destination des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), des travailleuses du sexe (TS) et des personnes usagères de drogues (UD). Cette étude a pour objectif d’estimer les coûts unitaires des stratégies fixes ADVIH et celui des tests de diagnostic rapide (TDR). Matériels et Méthodes L’évaluation des coûts de dispensation des ADVIH a porté sur 37 (CI=16 ; ML=11 ; SN=10) centres de santé publics et communautaires entre 2019 et 2021 suivant la perspective du fournisseur. Nous avons combiné une analyse de rapports financiers avec celle d’une collecte de coûts dans les centres complétés par des observations de sessions de dispensation ADVIH et de dépistage VIH, en excluant les coûts centraux. Résultats Au total, 16001 kits d’ADVIH (CI=9306 ; ML=3973 ; SN=2722) ont été dispensés pour 32194 TDR réalisés (CI=8213; ML=3612; SN=20369). Les coûts unitaires moyens de l’ADVIH étaient compris entre 4$ et $8 pour la Côte d’Ivoire et le Sénégal (Tableau 1). Ces coûts étaient plus élevés au Mali, entre 7$ et 26$, liés à des coûts de personnels élevés (management/administration et agents dispensateurs HSH), ainsi que de faibles volumes de kits ADVIH dispensés pour certains canaux. En Côte d'Ivoire et au Sénégal, les coûts moyens du dépistage avec TDR ont été estimés dans l’ensemble des canaux à environ 4$ par personne testée (coûts non estimés au Mali). Conclusion Dans les trois pays, les coûts moyens d’introduction des ADVIH en stratégies fixes à faible volume étaient légèrement plus élevés que ceux des TDR. L’ADVIH peut diversifier l’offre de service de dépistage au niveau des structures fixes, améliorant ainsi l’accès au dépistage des populations cibles non-atteintes par les services TDR.

Speed Searching IRD

L’IRD organisait un Speed searching à la rencontre de jeunes chercheurs où Sokhna Boye et Arlette Simo Fotso ont représenté le projet ATLAS, en présence de Stéphanie Seydoux, Ambassadrice française pour la santé mondiale.

Posters

Disponibles ci-dessous en téléchargement.